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Fillette de Granby : un policier remarque des cheveux sur du ruban adhésif

Les objets trouvés dans le domicile familial et plus particulièrement dans la pièce où la fillette a été trouvée inconsciente ont été au coeur des audiences jeudi.

Charles Camiré qui marche vers la porte de la salle de cour avec un masque et un sac à la main.

Le technicien en scène de crime de la Sûreté du Québec (SQ), Charles Camiré, a témoigné le 21 octobre 2021 au palais de justice de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Deux agents de la Sûreté du Québec (SQ) ont témoigné jeudi au palais de justice de Trois-Rivières dans le cadre du procès de la femme accusée du meurtre non prémédité et de la séquestration de sa belle-fille de 7 ans à Granby, en 2019.

Le technicien en scène de crime Charles Camiré est le 6e témoin à livrer sa version des faits. Il est arrivé sur les lieux du drame quelques heures après la découverte du corps inanimé de l'enfant, le 29 avril 2019.

Dans le corridor, en se rendant dans la pièce où se trouvait la fillette, il constate qu’il y a beaucoup de ruban adhésif collé ensemble. Il affirme que l’amas avait une forme arrondie et mesurait 13 centimètres de largeur et 41 centimètres de hauteur.

Le technicien en scène de crime précise qu’il y avait beaucoup de cheveux bruns collés sur ce ruban transparent ainsi que des fibres roses.

Il trouve aussi plusieurs morceaux de ruban adhésif de différentes longueurs enroulés sur eux-mêmes dans la pièce. Ailleurs dans la maison, il repère un rouleau de ruban adhésif sur un classeur en plastique. Le ruban était similaire à ce qu’on avait sur le plancher [de la pièce où la fillette se trouvait], a-t-il déclaré, devant les 14 jurés.

Un chandail avec un noeud

Sur le sol de la pièce où la fillette se trouvait à l'arrivée des secours, l'agent Camiré a aussi documenté la présence d'un chandail vert de taille adulte, dont les manches étaient solidement attachées ensemble à l’aide d’un nœud au niveau des poignets. Il a aussi constaté que le tiers inférieur du vêtement était très mouillé ainsi qu’un de ses côtés.

En avant-midi, le technicien en scène de crime avait déclaré qu’il n’y avait aucun liquide au sol lorsqu’il est arrivé dans la pièce. L’avocate de la défense l’a à nouveau questionné sur cette affirmation. Les policiers et l’ambulancière arrivés sur les lieux vers 11 h 30 avaient déclaré, plus tôt cette semaine, avoir vu ce qui leur semblait être de l’urine et des vomissures.

On examine le sol [en tant que techniciens en scène de crime] et je n’ai pas constaté qu’il y avait du liquide au sol, a-t-il déclaré. Pas d’odeur particulière?, a renchéri Me Provencher? Non, absolument pas, a répondu M. Camiré.

Un plan de maison.

L'enfant inanimé se trouvait dans la pièce E à l'arrivée des premiers répondants le 29 avril 2019.

Photo : Plan élaboré par l'agent de la Sûreté du Québec Charles Camiré

Charles Camiré, à l’instar des policiers qui ont témoigné ces derniers jours, remarque aussi qu’il y a des meubles adossés contre le mur. Il ajoute qu’un lit d’enfant rose s’y trouve, empilé sur le côté, par-dessus un classeur. Tout ça [est] adossé au mur de la fenêtre, de sorte à bloquer la fenêtre, a-t-il décrit, au moment d'être interrogé par la Couronne.

Son collègue Gino Lajoie, policier à la Sûreté du Québec et membre de l’équipe du crime contre la personne pour l’ensemble de la province, a aussi été appelé à témoigner jeudi. Les ciseaux ainsi que l'amas de ruban adhésif font partie des items qu'il a saisis sur place.

J’ai des enfants et c’est pas comme ça qu’on place les meubles dans une chambre d’enfant, a-t-il déclaré en décrivant la pièce où la fillette a été trouvée. Il a aussi noté qu'une porte qui semblait ouvrir sur un garde-robe était maintenue fermée par une corde. Dans des photos présentées au jury, on pouvait voir qu'il y avait notamment des jouets dans ce placard.

La fillette avait à nouveau un pouls à l'hôpital, selon l'ambulancière

Le contre-interrogatoire de l’ambulancière appelée à intervenir pour réanimer la fillette de Granby le 29 avril 2019 s’est conclu mercredi après-midi au procès de la belle-mère de l’enfant accusée de meurtre non prémédité et de séquestration.

Questionnée par la défense sur l’état de la fillette une fois rendue à l’hôpital, Kariane Royer a appris au jury que l’enfant a eu un retour de pouls dans la salle de choc après son arrivée à l’hôpital. Le moniteur de la salle de choc a aussi montré que son cœur avait à nouveau de l’activité électrique.

Lors de son témoignage mardi, Kariane Royer avait raconté que la fillette ne présentait pas de pouls ni d’activité cardiaque à son arrivée sur les lieux et que les manœuvres de réanimation s’étaient poursuivies sans succès jusqu’à l’hôpital durant plus de 20 minutes.

L’ambulancière a aussi été questionnée sur les marques observées sur le corps de l’enfant. Selon elle, la fillette n’en avait pas au visage.

Avec la collaboration d'Amélie Desmarais

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