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Des garderies non subventionnées demandent la conversion des places vers le réseau public

Des éducatrices en grève tiennent des pancartes.

Le reportage de Pascale Langlois

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Le gouvernement a fait plusieurs annonces concernant les garderies ces derniers jours. Hausse salariale pour les éducatrices, création de 37 000 places en garderie. Mais les garderies privées, non subventionnées, ont elles aussi des demandes et ont fait la grève mercredi pour se faire entendre.

Ces garderies ne font pas partie des nouvelles places annoncées par le gouvernement, mais souhaitent l’être. L’écart entre le tarif de 8,50 $ par jour dans une garderie subventionnée et celui d’une garderie privée cause bien des maux de tête aux parents comme aux directions.

Ça dure depuis longtemps. Depuis que [ma fille] est en garderie, moi je paie 50 $ par jour. Ça fait un gros 1000 $ par mois, déplore une mère.

Les parents, en ce moment, ne se demandent pas s’ils auront un deuxième enfant ou un troisième enfant, ils se demandent comment ils vont faire pour payer la garderie, affirme le propriétaire de l’Atelier de la petite enfance, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Denis Courchesne.

Les parents dénoncent aussi le système actuel qui crée un roulement des enfants dans les groupes, mais aussi du personnel.

S’ils ont une place subventionnée, c’est sûr qu’ils vont aller ailleurs. Même chose pour les éducatrices, elles vont aller en CPE, constate Mélissa Natarelli, une éducatrice.

Cet exode vers le réseau public pourrait s’accentuer avec la hausse salariale annoncée la semaine dernière.

Ça a déjà commencé. J’ai des excellentes éducatrices qui étaient diplômées, elles sont parties, je ne nommerai pas les CPE, mais elles sont parties pour d’autres CPE. On est obligés de recommencer tout le temps de la formation et aller chercher des éducatrices et ça devient de plus en plus difficile, poursuit M. Courchesne.

Il n’y a pas une cohorte qui est sortie pour le mois d’octobre. Le ministre [Mathieu] Lacombe disait qu’il y avait plein de CV qui rentraient d’éducatrices. Ils ne viennent pas d’une cohorte, ils ne viennent pas d’une école, ils viennent de nos garderies non subventionnées, indique-t-il.

Des attentes envers le ministre

La solution demandée autant par les directions d’établissements, les éducatrices que les parents : l’uniformisation des garderies vers un seul réseau public.

Ça prend des conversions maintenant. On est à rabais pour le gouvernement en ce moment. Nous on est prêts à fournir nos bâtisses, qui sont reconnues par le ministère de la Famille. Les mêmes règlements, les mêmes lois et ils sauvent 2 millions par installation en moyenne. Le calcul est pas dur à faire là, martèle Denis Courchesne.

Le calcul a commencé à se faire à Québec avec un projet pilote qui est en cours, mais les parents attendent depuis deux ans.

Jeudi, le ministre de la Famille Mathieu Lacombe doit annoncer son plan pour compléter le réseau des services de garde. Les attentes sont grandes. Mais la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, prévoit déjà des bonnes nouvelles qui vont plaire au milieu. Ils vont être contents [jeudi], se contente-t-elle de dire.

D’après le reportage de Pascale Langlois

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