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Catherine Perrin revient avec L’âge des accidents, un roman sur les liens humains

Catherine Perrin esquissant un sourire.

L'animatrice, claveciniste et écrivaine Catherine Perrin (archives)

Photo : Radio-Canada / Julie Artacho

Radio-Canada

Moins de deux ans après son roman Trois réveils, l'animatrice de radio, musicienne et donc écrivaine Catherine Perrin sort son troisième livre, L’âge des accidents. Si l’histoire débute par un accident – l’effondrement d’un viaduc – et parle aussi d’écologie, elle explore surtout la force des liens humains qui perdurent, même quand la vie devient accidentée.

L’âge des accidents se divise en deux parties : l’un qui couvre la période allant de 2018 à 2020 et l’autre qui se déroule en 2035. L’ouvrage s’ouvre sur l’effondrement d’un viaduc auquel Jasmine échappe de justesse et assiste sans pouvoir agir alors qu’elle est médecin.

C’est sa mère Patricia, une journaliste scientifique, qui assure la narration, impuissante face au désarroi de sa fille pendant deux ans, a expliqué Catherine Perrin à Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle à l’émission Tout un matin.

Explorer le devenir de la planète

La seconde partie du roman transporte les lecteurs et les lectrices dans le futur et aborde les questions de l’environnement et de l’écoanxiété.

Je ne suis pas paralysée par l’écoanxiété, je suis beaucoup plus dans l’action et dans la mobilisation, a indiqué l’écrivaine.

Si ce sujet habitait Catherine Perrin, elle n’a pas voulu faire un livre sur l’écoanxiété. C’est finalement devenu un livre sur toutes formes d’accidents, mais surtout sur les liens humains auxquels on apporte du soin et de l’attention et qui font que tout cela garde quand même un sens, malgré tous les accidents, explique-t-elle.

En territoire innu

En 2035, Jasmine et des personnes avec qui elle est amie décident de reconstruire une ville dans le Nord. C’est très honteux, mais ce qui m’est venu en premier, c’est l’idée de l’utopie d’aller bâtir une ville dans le Nord. C’est seulement dans un deuxième temps que je me suis dit : "attends une minute, c’est chez quelqu’un, il va falloir que je m’intéresse à ça", a-t-elle raconté.

Catherine Perrin a donc consulté des Autochtones, dont Natasha Kanapé Fontaine et Melissa Mollen Dupuis. Elle s’est également rendue sur la Côte-Nord.

Je ne me voyais pas faire parler des personnages innus, ça n’avait juste aucun sens dans ma tête, soutient-elle.

La romancière a plutôt choisi de mettre en scène, dans cette partie de son récit, des personnes blanches qui deviennent les alliées de jeunes de la communauté innue dans un projet commun.

Je me suis dit : "non seulement j’y crois, mais je peux me le permettre", a-t-elle expliqué.

S’étalant sur près de 200 pages, L’âge des accidents est publié aux éditions XYZ.

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