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Péréquation et gestion de la COVID-19 au menu de la session législative en Alberta

L'Assemblée législative à Edmonton, fin septembre 2020.

Les travaux parlementaires dureront jusqu'au mois de décembre.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Les députés albertains sont de retour à l’Assemblée législative pour reprendre les travaux parlementaires, lundi matin. Les yeux seront notamment rivés sur le dévoilement officiel des résultats du référendum sur le principe de la péréquation, qui pourraient détourner l'attention de la gestion de la difficile quatrième vague de COVID-19 par gouvernement Kenney.

Les résultats préliminaires laissent entrevoir qu’une majorité des Albertains qui ont voté dans le référendum souhaitent retirer le principe de la péréquation de la Constitution canadienne. Les résultats officiels seront dévoilés mardi à 11 h (HR) par Élections Alberta, mais le premier ministre Jason Kenney s’y prépare déjà.

Nous allons attendre que tous les votes soient comptés. Si nous voyons que les Albertains appuient ce référendum, nous allons procéder avec une motion à l’Assemblée législative pour ratifier cette demande d’amendement constitutionnel, afin d’avancer vers des négociations, a affirmé Jason Kenney.

Une pancarte en faveur du référendum sur la péréquation en Alberta

Les Albertains ont voter pour retirer ou non le principe de la péréquation de la Constitution lors d'un référendum, le 18 octobre.

Photo : Radio-Canada / Richard Marion

Le premier ministre a déjà indiqué que ce qu’il souhaitait réellement est de renégocier la formule de calcul des paiements de la péréquation. Cette motion à l’Assemblée législative n’est pas nécessaire pour réclamer des négociations à ce sujet, mais leur donnera plus de poids. Le NPD albertain n'a pas l'intention de l'appuyer.

Une distraction de la COVID-19

Le professeur de sciences politiques et vice-doyen du Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta Frédéric Boily croit que Jason Kenney n’aura pas d’autre choix que de déclarer victoire sur ce référendum.

« Oui, il va y avoir cette rhétorique [que le gouvernement Kenney] a obtenu un mandat clair [des Albertains], mais Justin Trudeau risque de lui donner un accueil poli, réservé, mais sans plus. »

— Une citation de  Frédéric Boily, professeur de sciences politiques et vice-doyen du Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta

Frédéric Boily croit que le référendum sur la péréquation servira aussi de distraction pour éviter que les Albertains ne s'attardent trop sur la gestion de la pandémie par le gouvernement Kenney. Ce dernier en a d’autant plus besoin que le politologue n’entrevoit pas de projet de loi d’envergure cette session-ci qui pourrait monopoliser le débat public.

Après avoir fait adopter ses grandes réformes en début de mandat, le gouvernement Kenney n’est pas capable de trouver un projet de remplacement, sauf de gérer la crise de la COVID-19 à la pièce, analyse le politologue.

L'opposition néo-démocrate a toutefois l'intention de présenter une motion, lundi, réclamant la mise sur pied d'un comité bipartisan afin de réviser la réponse du gouvernement albertain à la pandémie de COVID-19.

Les projets de loi à venir

Le gouvernement conservateur uni a quant à lui indiqué avoir l'intention de déposer dès lundi des projets de loi sur la mobilité des travailleurs, la reddition de comptes dans les infrastructures, la reconnaissance des professions dans les arts, l'éducation supérieure et les assurances. Il n'a pas fourni de détails sur leur contenu cependant.

Frédéric Boily prédit également que l’opposition néo-démocrate de Rachel Notley insistera lourdement sur le statut vaccinal des députés conservateurs unis, qui ne l’ont pas tous dévoilé.

Le politologue gardera aussi un œil sur l’avancement de la réforme controversée du programme scolaire, ainsi que la politique du gouvernement sur l’exploitation du charbon dans les Rocheuses albertaines. Le Nouveau Parti démocratique a notamment présenté un projet de loi privé pour l'interdire.

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