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Une vigile à la mémoire d’Éric « Toutcourt » Gaudreault

Des gens se recueillent autour d'un mémorial avec des toutous.

Au milieu de la marche, les gens se sont recueillis au mémorial improvisé en mémoire d'Éric Gaudreault, aménagé non loin d'où son corps a été retrouvé.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Radio-Canada

L’heure est aux hommages à la suite du décès d’Éric Gaudreault, 53 ans, retrouvé mort sur la rue Racine après une altercation survenue dans la nuit de lundi à mardi. Une vigile en son honneur s'est tenue mercredi soir au centre-ville de Chicoutimi.

L'événement a attiré une cinquantaine de personnes, chandelle à la main.

Les participants ont amorcé leur marche en se dirigeant vers Place du citoyen. Ils se sont ensuite engagés vers la cathédrale en remontant la rue Racine.

De passage devant un mémorial aménagé près du lieu où il a été retrouvé, un moment de silence très émotif s'est déroulé en présence de la mère de la victime et de son frère. Les marcheurs ont alors souligné sa joie de vivre.

Ils se sont aussi recueillis devant la cathédrale où des proches ont exprimé leurs sentiments.

Des personnes marchent sur une rue avec des chandelles dans les mains.

Environ une cinquantaine de personnes ont pris part à la vigile pour rendre hommage à Éric Gaudreault, au centre-ville de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Des intervenants de la Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi étaient sur place, en plus du Service de travail de rue de Chicoutimi. Je voulais qu'on soutienne le mouvement citoyen. C'est vraiment l'idée de la rue, des gens de la rue, des citoyens qui connaissent Éric qui sont ici ce soir. Moi et une partie de l'équipe du Travail de rue, on tenait à être là pour eux, mais avec eux pour qu'on souligne la mémoire d'Éric Gaudreault, a raconté Jannick Meunier, directrice générale du Service de travail de rue de Chicoutimi.

Des personnes avec des chandelles dans les mains se tiennent dans une rue le soir.

Les participants à la vigile s'étaient réunis avant le départ, s'apportant du réconfort.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Un bon monsieur

Éric Gaudreault était un utilisateur de la Maison d’accueil pour sans-abri de Chicoutimi. Une photo sur laquelle on voit l’homme sourire a d’ailleurs été partagée sur le compte Facebook de l’organisme, mercredi.

Plusieurs personnes qui l’ont côtoyé ne gardent qu’un bon souvenir de celui qui se faisait souvent reconnaître avec son bâton sur lequel était accroché des toutous. Il se faisait appeler Éric Toutcourt.

Des toutous sont empilés à côté d'Éric Gaudreault.

Éric « Toutcourt » Gaudreault traînait une collection de peluches montée sur un bâton.

Photo : Facebook/Maison d'accueil pour sans-abri

C'était vraiment un bon monsieur, moi, je le croisais des fois dans la rue, puis il avait un petit bâton, puis je l'appelait mon Gandalf parce qu'il avait un petit bâton puis il était toujours souriant, courtois dit Éric Tremblay-Dionne, un usager de la Maison d’accueil.

C'est une icône ici. C'est un gros morceau qu'on a perdu et ça fait mal, a renchéri Laurianne Tremblay, qui fréquente également l’endroit.

Quatre personnes devant un banc municipal avec des toutous.

Des personnes qui connaissaient Éric Gaudreault se sont recueillies devant le mémorial improvisé en son honneur sur la rue Racine.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Plus de 36 heures après les tristes événements, la femme s’explique encore mal ce qui a pu se passer.

Ça faisait deux semaines qu'on dormait au même endroit. On va dormir au débordement. C'est un monsieur qui jamais, jamais qu'il a monté le ton. Il se mêlait de ses affaires, puis il aidait les autres.

Au fil du temps, Maxime Bouchard, qui est résident à la Maison d’accueil pour sans-abri de Chicoutimi, avait tissé des liens étroits avec le disparu.

On se parlait à tous les jours, on avait de belles grandes discussions. Quelqu'un d'intelligent. Il disait qu'il était dans la rue, mais il était fonctionnel, il aimait ça. Il n'avait pas de complication. Il ne demandait rien à personne non plus. Il n'était pas du genre à quêter ni rien de ça, souligne-t-il.

L'autre Éric Gaudreault accusé de meurtre

Quant à l’accusé dans cette histoire, qui se nomme aussi Éric Gaudreault, les personnes rencontrées ont indiqué que son comportement avait changé depuis peu. L’homme de 43 ans fait face à une accusation de meurtre au deuxième degré et il doit revenir devant le tribunal vendredi.

Avec Gilles Munger et Roby St-Gelais

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