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Décentralisation en santé : une promesse bien reçue dans la Vallée-de-la-Gatineau

Chantal Lamarche en entrevue.

La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’engagement du premier ministre François Legault de décentraliser le réseau de la santé, exprimé dans son discours inaugural de la nouvelle session parlementaire, est bien accueilli dans la Vallée-de-la-Gatineau, où des pouvoirs décisionnels locaux sont réclamés de longue date.

La préfète de cette MRC de l’Outaouais, Chantal Lamarche, espère toutefois que le gouvernement ira assez loin pour faire une réelle différence.

J’ai adoré son discours, dit-elle d’emblée au sujet des priorités énoncées par François Legault. Elle ajoute qu’elle attend d’avoir plus de détails sur la forme que prendra la décentralisation.

Elle souhaite que des emplois reviennent dans sa région, mais aussi que les personnes qui seraient nouvellement nommées responsables dans la région aient les coudées franches pour prendre des décisions quant aux services de proximité.

C'est beau être responsable, mais est-ce que ce sera un responsable de tablette ou un responsable qui peut prendre les décisions?, résume-t-elle

« On attend de voir la suite, parce que nommer des responsables, on entend cette chanson-là depuis longtemps. Nos responsables doivent avoir un pouvoir décisionnel, au moins pour nos services de proximité. »

— Une citation de  Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau

La communauté de la Vallée-de-la-Gatineau réclame depuis des années d’avoir un pouvoir de gouvernance en santé. Après la centralisation du réseau sous l’ex-ministre libéral Gaétan Barrette et la création du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, des intervenants du milieu de la santé ont tiré la sonnette d’alarme, soutenant que l'absence de décideurs locaux entraînait un découragement des troupes.

Les critiques des médecins de famille

Si l’engagement pris par François Legault de procéder à une vaste décentralisation du réseau de la santé vers les régions et vers les sous-régions du Québec a pu faire des heureux en Outaouais, une autre portion de son discours inaugural lui a attiré des critiques.

Son message que le gouvernement envisage de forcer, s'il le faut, les médecins de famille à prendre plus de patients en charge a offusqué ces professionnels, selon le président de l’Association des médecins omnipraticiens de l’ouest du Québec (AMOOQ), le Dr Guillaume Charbonneau.

Les médecins de famille sont en colère et indignés. Ils se sentent découragés et dévalorisés, dit-il.

En entrevue, il insiste sur le fait que les médecins de famille travaillent beaucoup et ont grandement contribué à la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Je pense qu’il faut être conscient qu’il y a une pénurie de médecins de famille [...] Plusieurs sont déjà en épuisement, ont de la misère à concilier leur vie de famille avec leur travail.

Portrait du Dr. Guillaume Charbonneau.

Le Dr Guillaume Charbonneau, président de l’Association des médecins omnipraticiens de l’ouest du Québec

Photo : Bryan Cote

Il précise, du même souffle, que l’AMOOQ est d’accord avec l’objectif du gouvernement Legault de permettre l’accès à un médecin de famille pour tous, mais est moins avec l'approche.

Les médecins de famille ont le goût de continuer à collaborer pour améliorer les choses, mais je pense qu’en voulant les pénaliser et en voulant imposer des mesures, malheureusement ça risque d’avoir l’effet contraire, conclut-il.

Avec les informations de Laurie Trudel

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