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Les États-Unis autorisent la vaccination mixte contre la COVID-19

Une seringue est remplie d'une dose de vaccin.

Plusieurs pays autorisent déjà l'administration d'un vaccin différent du premier pour une dose de rappel.

Photo : Getty Images / PATRICK T. FALLON

Agence France-Presse

L'agence américaine des médicaments a autorisé mercredi l'utilisation d'un vaccin anti-COVID-19 différent pour la dose de rappel que celui utilisé initialement pour l'immunisation, une pratique déjà possible dans de nombreux pays.

La FDA a également annoncé autoriser les rappels pour toutes les personnes de 18 ans et plus initialement vaccinées avec Johnson & Johnson (J&J) et pour certaines catégories de population à risque vaccinées avec Moderna, notamment les plus âgées.

Ces annonces complètent la stratégie américaine pour la campagne de rappel, après l'autorisation il y a un mois d'une troisième dose du vaccin pour certaines personnes à risque vaccinées avec le remède de Pfizer.

Seuls ces trois vaccins (Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson) sont disponibles aux États-Unis.

Les données accessibles suggèrent une immunité en baisse chez certaines populations entièrement vaccinées, a expliqué dans un communiqué la cheffe par intérim de la FDA, Janet Woodcock. La mise à disposition de ces rappels autorisés est importante pour une protection continue contre la COVID-19.

Jusqu'ici, les États-Unis ne permettaient pas le mélange de vaccins – contrairement à ce qui est fait dans de nombreux pays, y compris pour l'immunisation initiale (et non seulement pour les rappels).

Une mesure intéressante pour les personnes vaccinées avec une dose de J&J

Cette annonce est susceptible d'intéresser notamment les plus de 15 millions d'Américains ayant reçu le vaccin unidose de Johnson & Johnson.

Une étude américaine publiée la semaine dernière suggérait en effet que les personnes ayant reçu le vaccin de J&J pourraient avoir intérêt à recevoir une dose de rappel d'un vaccin différent, à ARN messager, afin de profiter d'une augmentation plus forte encore de leurs niveaux d'anticorps.

Dans le détail, toutes les personnes de 18 ans et plus ayant reçu une dose de vaccin de Johnson & Johnson il y a au moins deux mois pourront désormais recevoir une dose supplémentaire soit de J&J, soit de Moderna ou de Pfizer.

Pour la population vaccinée avec Moderna il y a au moins six mois, trois catégories de personnes pourront recevoir un rappel : toutes celles âgées de plus de 65 ans; celles qui, entre 18 et 64 ans, présentent un haut risque de développer une forme grave de la maladie; ainsi que celles dont le travail ou la situation implique une exposition fréquente au virus.

Les mêmes définitions avaient été adoptées pour le rappel de Pfizer.

La dernière catégorie inclut les employés de supermarchés, les travailleurs de la santé ou encore les prisonniers et les personnes accueillies dans des refuges pour sans-abri.

La dose de rappel du vaccin de Moderna sera en réalité une demi-dose (50 microgrammes contre 100 pour les deux injections initiales).

Un comité d'experts des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) doit se réunir jeudi pour passer à son tour en revue les données soutenant ces doses de rappel.

Une fois que ce comité aura rendu son avis, les CDC publieront leurs recommandations précises pour ces injections à l’intention des professionnels de la santé les administrant.

Certaines personnes immunodéprimées pouvaient déjà recevoir une troisième dose des vaccins de Pfizer ou de Moderna aux États-Unis depuis début août.

Au total, plus de 11 millions de doses de rappel ont été administrées dans le pays.

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