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Le Canada à l’honneur à la Foire du livre de Francfort

L’auteure Kim Thúy dans sa résidence de Longueuil, devant des tablettes de livres, le 11 juin 2019.

Kim Thúy est l'une des plumes de la délégation littéraire canadienne à avoir fait le voyage en Allemagne, entre autres avec Dany Laferrière et Michel Jean.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le Canada est l’invité d’honneur de la Foire du livre de Francfort, qui se déroule jusqu’à dimanche à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne; un événement incontournable pour les auteurs, les autrices et surtout leurs maisons d’édition. Le Québec y sera notamment très bien représenté, avec la parution récente de plus de 100 livres québécois nouvellement traduits en allemand.

La Foire du livre de Francfort, qui existe depuis 1949, est le plus grand événement du monde littéraire, avec plus d’une centaine de pays représentés chaque année. À ce titre, l’événement a une grande incidence sur la circulation mondiale des livres, affirme Karine Vachon, directrice générale de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), jointe par téléphone.

C’est un point de rencontre idéal pour les éditeurs et les éditrices qui veulent faire vivre les œuvres de leur pays à l’étranger. Lors de ces rencontres, on essaie de vendre des droits ou de faire des ententes de coédition, des partenariats pour contribuer à la traduction à l’international ou à la diffusion des livres à travers le monde, résume Mme Vachon.

Si l’événement a lieu en présentiel, après avoir été reporté en 2020, les mesures sanitaires compliquent tout de même les déplacements, ce qui a empêché plusieurs personnes de s’y rendre en personne. Sur les quelque 60 auteurs et autrices représentant le Canada (Nouvelle fenêtre), seuls cinq provenant du Québec ont fait le voyage : Catherine Mavrikakis, Dany Laferrière, Heather O’Neill, Kim Thúy et Michel Jean.

Le public allemand, friand de littérature québécoise

L’Allemagne est le plus grand marché du livre de l’Union européenne, et la pandémie n’a fait qu'accélérer la tendance, alors que les librairies du pays ont vu leurs recettes des ventes en ligne bondir de 20 % dans la dernière année et demie.

Le lectorat allemand semble également être de plus en plus réceptif à la littérature québécoise, comme en témoignent des succès comme celui de la traduction du dernier roman de Jocelyne Saucier, Il pleuvait des oiseaux, qui a même valu un prix à la traductrice Sonja Finck.

Ça a été un immense succès. Les gens ont adoré ce roman-là. Je pense que ce que les Allemands ont aimé, c’est toute la sensibilité du roman, mais aussi le rapport aux grands espaces, explique Karine Vachon.

Des thèmes qui résonnent de l’autre côté de l’Atlantique

Même son de cloche chez Arnaud Foulon, vice-président Édition du groupe HMH et président de l’ANEL, qui affirme que l’appétit du lectorat germanique pour la littérature québécoise est même plus grand qu’anticipé.

Il y a beaucoup d’éditeurs allemands qui sont francophiles depuis longtemps, mais qui découvrent une littérature francophone nord-américaine. Le territoire, les thématiques comme l’écologie, la présence féminine qui est beaucoup plus forte… Ce sont des discours qui résonnent très fortement auprès des éditeurs germanophones, a-t-il affirmé au micro de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle au 15-18.

Parmi les autres œuvres qui connaissent un grand succès en Allemagne, Karine Vachon mentionne celles de Kim Thúy, de Christian Guay-Poliquin (Le poids de la neige), de Marie-Christine Blais (Les nuits de l’underground) et d’Anaïs Barbeau-Lavalette (La femme qui fuit), et les livres d’Élise Gravel, du côté jeunesse. Sans oublier Dany Laferrière, qui aura d’ailleurs une exposition en son honneur à la foire de Francfort, Un cœur nomade, du commissaire Félix Dagenais.

Des retombées inestimables

Au-delà des contrats qui y sont signés, la foire a aussi un certain effet domino sur le reste de l’Europe et du monde, selon Karine Vachon. Un livre qui est traduit dans une langue à l’international, des fois ça suscite l’intérêt d’autres éditeurs ailleurs dans le monde. [...] Tous les contacts qu’on a créés jusqu’à ce jour avec les éditeurs allemands, c’est très précieux, parce que ce sont des contacts qui vont perdurer.

Il y aura des retombées économiques et un effet sur la découverte de la culture québécoise, canadienne et autochtone. Et normalement, ça a même un impact sur le tourisme pour le pays à l’honneur à Francfort, conclut-elle.

Avec les informations de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18.

Avec les informations de Agence France-Presse

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