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Les candidats à la mairie de Saguenay se prononcent sur les enjeux économiques

Jacinthe Vaillancourt, Serge Simard, Claude Côté, Catherine Morissette, Julie Dufour et Josée Néron se préparent à débattre.

Jacinthe Vaillancourt, Serge Simard, Claude Côté, Catherine Morissette, Julie Dufour et Josée Néron ont échangé sur les enjeux économiques au débat organisé par la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Les six candidats à la mairie de Saguenay ont présenté leur vision économique de la Ville lors d’un échange organisé par la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, mercredi après-midi, à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière.

La séance d’environ 90 minutes s’est déclinée en trois thèmes principaux, soit le leadership et le positionnement régional, l’attractivité régionale ainsi que les finances publiques.

Le ton a été cordial tout au long de l’exercice, mais la formule se prêtait mal aux débats entre les candidats puisque ceux-ci devaient répondre aux questions formulées par l’animateur, sans pouvoir interagir entre eux.

Si les six prétendants au poste de maire ont des points de vue différents quant à la manière dont Saguenay doit s’y prendre pour poursuivre son développement, ils s’entendent tous sur le fait que cela passe par des projets mobilisateurs. Les candidats ont également répété à maintes reprises que le prochain maire ou la prochaine mairesse devra faire preuve de leadership.

Des candidats s'apprêtent à débattre.

L'activité se déroulait au Cégep de Jonquière.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

La mairesse sortante et cheffe de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, a profité de l’occasion pour dresser un bilan de ses réalisations sur le plan économique au cours des quatre dernières années. Si elle est réélue le 7 novembre prochain, elle espère trouver un consensus au sein de la population pour l’implantation de chantiers qu’elle juge porteurs pour l’avenir.

C’est ensemble qu’il faut travailler tous les projets qui sont devant nous. On le sait, on l’a vu l’exemple durant les quatre dernières années, ce n’est pas toujours facile. La question est de comment obtenir la concertation régionale. On a des défis démographiques, des défis de diversification économique et il faut tout simplement travailler ensemble, a soutenu Mme Néron, faisant notamment référence au projet du bioparc à Laterrière, qui a été rejeté par le conseil municipal après plusieurs plaintes de citoyens alors que la mairesse y était favorable.

Des candidats se préparent à débattre.

Chaque candidat a pu expliquer sa vision économique pour la ville de Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Dernière candidate à s’être lancée dans la course, Jacinthe Vaillancourt a saisi la balle au bond à la suite de la réponse de la mairesse sortante.

Pour le bioparc […], on a manqué de leadership à l’intérieur du conseil, entre autres. Il y a des étapes nécessaires et l’étape d’acceptabilité sociale n’a pas été mise en place. Promotion Saguenay, il faut leur donner de la latitude, ce n’est pas de changer de nom. Il faut prendre des ressources, donner de la latitude et agir quand c’est le temps pour notre leadership et pour notre image, a pointé cette ancienne vice-présidente à la Banque Nationale.

Catherine Morissette, qui était jusqu’à tout récemment mairesse de Saint-David-de-Falardeau, croit aussi qu’une refonte du rôle de Promotion Saguenay doit être envisagée.

Des gens assis dans la salle écoutent le débat.

Quelques dizaines de personnes ont assisté au débat à la Salle François-Brassard.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Promotion Saguenay est supposé démarcher, aider et séduire et je trouve que Promotion Saguenay, [...] on dirait que ça ne marche pas et qu’ils sont toujours arrêtés. Ils doivent être le moteur et on doit leur donner les coudées franches. Si on leur donne la job de le faire, ils vont le faire estime-t-elle.

Julie Dufour, qui propose d’attirer 10 000 nouveaux travailleurs sur une période de dix ans, croit pour sa part qu’il faut miser sur les attraits de la municipalité

Il faut être ambitieux. Sans objectif, il n’y a aucun résultat […] Je me fie surtout sur la fierté qu’on va développer ensemble, d’avoir 150 000 ambassadeurs dans cette ville qui vont faire la grande séduction, a lancé la conseillère municipale sortante du district #2, qui suggère également de changer le nom de Promotion Saguenay.

Il faut rêver, selon Serge Simard

Pour sa part, Serge Simard a martelé le message comme quoi l’avenir de Saguenay passe par de grands projets industriels. L’ancien député libéral dans Dubuc veut construire une nouvelle aluminerie au port de Grande-Anse pour compenser la fermeture des cuves précuites à l’usine Rio Tinto d’Arvida prévue en 2025. Une manière selon lui de créer des emplois de qualité pour la prochaine génération.

Il faut que notre région rêve. On dirait qu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on a arrêté de rêver. […] On est capable chez nous de développer une nouvelle aluminerie au port de Grande-Anse parce qu’on a l’énergie, on a les terrains, on a le port, chose qui est extrêmement importante, a mentionné le candidat, spécifiant que cette aluminerie produirait de l’aluminium sans émettre de carbone.

L’intervention de Serge Simard au sujet de l’importance d’appuyer les grands projets a d’ailleurs fait sourciller le chef d’Unissons Saguenay, Claude Côté.

Pour les grands projets, je ne sais pas si vous parliez de Métaux BlackRock, mais ils ont quand même un gel de taxes pour les 25 prochaines années, alors ce n’est pas très intéressant pour aller chercher des revenus pour la Ville (NDLR : le programme reconduit par Saguenay permet un congé de taxes régressif de 10 ans.)

M. Côté a été le seul candidat pendant l’exercice à défendre la cause environnementale, qualifiant Saguenay de cancre dans la lutte aux changements climatiques. Son parti propose notamment de mettre sur pied un comité pour évaluer les conséquences du trafic maritime sur la voie navigable du fjord du Saguenay.

C’est vraiment important, parce qu’il faut qu’on soit capable de démontrer qu’on peut concilier environnement et développement économique en utilisant la voie maritime, a noté le chef d’Unissons Saguenay.

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