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L’Université de Sudbury nomme Donald Obonsawin au poste de chancelier

Donald Obonsawin avec le drapeau franco-ontarien à l'Université de Sudbury.

Donald Obonsawin œuvre de près ou de loin dans la communauté franco-ontarienne depuis près de 60 ans.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Donald Obonsawin, un ancien haut fonctionnaire provincial et fédéral, est le nouveau chancelier de l’Université de Sudbury, qui vient d’amorcer une importante transformation après la dissolution de la fédération de l’Université Laurentienne.

Dans un communiqué, l’Université de Sudbury indique qu’il s’agit d’un nouveau chancelier pour une nouvelle ère.

M. Obonsawin s’est vu confier un contrat de 3 ans.

C’est avec fierté que toute l’équipe de l’Université de Sudbury accueille M. Donald Obonsawin à ce poste important au cœur de cette institution qui est au service de l’ensemble de la communauté francophone, par, pour et avec elle, a déclaré Pierre Riopel, président du Conseil de gouvernance de l’Université de Sudbury.

L’établissement postsecondaire a récemment confirmé son désir de devenir une université francophone, un projet qui inspire Donald Obonsawin depuis plus de 50 ans.

J'avais moi rédigé un article dans le Lambda de l'Université Laurentienne, je pense que c'était en 69, où j'avançais justement l'idée d'avoir une université francophone pour l'Ontario français, pour le Moyen-Nord, raconte le nouveau chancelier.

« Lorsque j'ai vu que l'Université de Sudbury s'avançait dans ce dossier, j'étais très motivé à voir si je pouvais l'appuyer d'une façon ou d'une autre. »

— Une citation de  Donald Obonsawin, chancelier de l'Université de Sudbury

M. Obonsawin, membre de la Première Nation abénakise d’Odanak, au Québec, a un grand attachement pour Nord de l’Ontario et l’Université de Sudbury.

Il faisait notamment partie du groupe qui a organisé le tout premier lever du drapeau franco-ontarien, le 25 septembre 1975 devant l’Université de Sudbury.

Vieille photo en noir et blanc d'un lever de drapeau devant une foule qui applaudit

Le premier drapeau franco-ontarien est hissé au mât de l’Université de Sudbury par Michel Dupuis, étudiant à l’époque.

Photo : Université de Sudbury

Plus récemment, il a été membre du conseil des régents de cet établissement postsecondaire, de 2013 à 2019.

M. Obonsawin succède à Gérald Michel, qui a occupé le poste pendant 9 ans.

« Le Conseil de gouvernance est heureux de lui décerner ce tout premier titre de chancelier émérite en guise de reconnaissance pour son dévouement pendant toutes ces années. »

— Une citation de  Serge Miville, recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario a salué la nomination de Donald Obonsawin, le qualifiant d'atout important pour notre nouvelle institution universitaire par et pour les francophones.

Une université sans cours ni étudiants pour l’instant

M. Obonsawin admet que l’Université n’aura pas besoin de lui à court terme pour remplir une de ses responsabilités de chancelier, soit la remise des diplômes.

L’établissement, en attente de financement, n’a pas pu accueillir d’étudiants cet automne.

M. Obonsawin estime toutefois que son expérience dans le milieu gouvernemental dans ses rôles de représentant de l’Université et de conseiller auprès du recteur et vice-chancelier, Serge Miville, et le reste du conseil de gouvernance.

Serge Miville assis à son bureau.

Donald Obonsawin pourra conseiller Serge Miville, nommé recteur plus tôt cette année. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Pendant 25 ans, le nouveau chancelier a occupé d’importantes responsabilités dans plusieurs ministères, autant du côté de l’Ontario que du gouvernement fédéral.

Il a entre autres été sous-ministre adjoint des Affaires indiennes et du Nord Canada.

Plusieurs des décisions en ce moment reposent avec la communauté, pour nous appuyer, et articuler le projet d’avenir, mais les décisions vont se prendre éventuellement par les gouvernements, affirme M. Obonsawin.

Je pense que c’est un beau moment de voir des Franco-Ontariens et des Franco-Ontarienne et de la place tenter de définir ce nouveau projet, conclut-il.

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