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Sondage : Valérie Plante et Denis Coderre toujours au coude-à-coude

Balarama Holness récolte des appuis marginaux auprès de l’électorat.

Valérie Plante et Denis Coderre, masqués, sur la scène du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Valérie Plante et Denis Coderre sont engagés dans une lutte à finir aux élections municipales du 7 novembre.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La lutte à deux qui caractérise la course à la mairie de Montréal est loin d’être jouée.

Un sondage CROP commandé par Radio-Canada laisse entendre que Valérie Plante et Denis Coderre sont toujours au coude-à-coude dans les intentions de vote. L’enquête indique aussi que bon nombre de Montréalais n’ont toujours pas fait leur choix, à moins de trois semaines du scrutin décisif.

La mairesse sortante et cheffe de Projet Montréal récolte 25 % d’appuis, soit essentiellement le même score que son adversaire principal, l’ex-maire et chef d’Ensemble Montréal Denis Coderre, qui engrange le soutien de 26 % des répondants.

L’enquête réalisée par CROP n’accorde que 5 % au chef de Mouvement Montréal, Balarama Holness, qui se présente depuis des semaines comme le candidat de la troisième voie. C’est à peine plus que les 4 % consentis au chef de Montréal 2021, Luc Ménard.

Les autres candidats à la mairie, pour la plupart indépendants, vivotent à 1 ou 2 %, et 4 % des répondants affirment qu’ils annuleront leur vote.

Le nombre d’indécis demeure cependant très élevé : 27 % des Montréalais disent toujours ne pas savoir pour qui voter le 7 novembre.

Qu’il y ait encore des indécis à moins de trois semaines des élections, c’est habituel, selon le président de CROP, Alain Giguère. Mais là, c’est particulièrement élevé, nuance-t-il. Ça laisse supposer que les résultats qu'on voit doivent être pris avec un peu de retenue.

Le phénomène, selon lui, pourrait s’expliquer en partie par une certaine fatigue électorale causée par le fait que les Montréalais, tout comme les autres Canadiens, sortent d’une élection fédérale dont personne ne voulait.

Ça donne l'impression qu'il y a un manque d'intérêt, dit M. Giguère. C'est désolant pour la démocratie.

Des atouts pour chacun des candidats

La lutte à deux que consacre ce sondage pourrait cependant être une meilleure nouvelle pour Denis Coderre que pour Valérie Plante, selon le président de CROP, qui constate une surreprésentation marquée de gens de 55 ans et plus dans l'électorat d’Ensemble Montréal.

Et ça, c'est une clientèle dont le taux de participation aux élections est très élevé, note-t-il.

« M. Coderre pourrait l'emporter en raison du taux de participation plus élevé chez les clientèles plus âgées. »

— Une citation de  Alain Giguère, président de CROP

Valérie Plante récolte pour sa part des appuis relativement stables dans toutes les tranches d’âge. Elle dispose toutefois d’un as dans sa manche : un taux de satisfaction élevé.

Pas moins de 48 % des répondants se disent plutôt satisfaits ou très satisfaits de l’administration actuelle, tandis que seulement 22 % se disent plutôt insatisfaits ou très insatisfaits de celle-ci.

Deux priorités : le logement et la sécurité

Le duel auquel se livrent Valérie Plante et Denis Coderre se reflète jusque dans les priorités des électeurs, qui semblent être divisés entre l’accès au logement et à la propriété et la lutte aux fusillades et aux gangs de rue.

L’habitation, que Projet Montréal présente comme l’enjeu de cette élection, est considérée comme le sujet le plus important par 25 % des répondants, alors que la sécurité, qui devrait être la question de l’urne, selon le chef d’Ensemble Montréal, est privilégiée par 26 % d’entre eux.

Ces deux enjeux devancent largement ceux relatifs à la mobilité, à la relance économique, à l’environnement et à la place du français.

Le sondage semble indiquer par ailleurs qu’une majorité de Montréalais aimeraient restreindre l’accès des véhicules à essence au centre-ville : 60 % des répondants se sont dit assez d'accord ou très d'accord avec une telle mesure, tandis que 40 % d’entre eux se sont dit assez en désaccord ou très en désaccord.

Ces résultats devraient réjouir Projet Montréal, qui propose justement dans sa plateforme électorale de déployer une zone zéro émission carbone au centre-ville d’ici 2030.

Je pense que les Montréalais ont intégré le fait que, de toute façon, le stationnement au centre-ville est trop cher pour les moyens de beaucoup de gens, analyse Danielle Pilette, professeure à l’UQAM et spécialiste de la politique municipale.

D’autant plus qu’il y a une excellente offre en transport collectif, poursuit-elle, citant le métro, le réseau express d’autobus et le REM de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui devrait entrer en fonction dans les prochaines années.

L’automobile demeure très populaire dans la métropole, mais les Montréalais s’en servent plus pour circuler entre les arrondissements que pour se rendre au centre-ville, observe la professeure Pilette.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

Enfin, l’enquête réalisée par CROP la semaine dernière laisse croire que les Montréalais sont pour la plupart en faveur du projet de REM de l’Est dans sa forme actuelle (68 %) et que plusieurs d’entre eux seraient ouverts à une hausse de taxes s’ils pouvaient obtenir de meilleurs services municipaux (43 %).

Tous les résultats seront rendus publics par CROP et Radio-Canada dans la journée de jeudi.

Le sondage a été mené au téléphone et en ligne auprès de 1043 Montréalais, du 7 au 16 octobre 2021. Étant donné qu'une partie du sondage a été réalisée par panel web, il s'agit d'un sondage non probabiliste qui ne comporte pas de marge d'erreur. À titre informatif, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d'erreur de 3 %.

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