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Une nouvelle œuvre d’art public de Cooke-Sasseville

Trois grands personnages bleus sont autour d'une pomme dorée géante.

La nouvelle œuvre du duo Cooke-Sasseville est visible aux abords de la Maison O’Neil.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Trois grands personnages cagoulés déterrent (ou enterrent) une pomme dorée géante. Le Fruit maudit, nouvelle œuvre du duo Cooke-Sasseville, surprend les marcheurs derrière la Maison O’Neill.

Même s’ils sont de très grande taille, les personnages rappellent les Schtroumpfs. Cette idée de s'inspirer des sympathiques petits hommes bleus était déjà dans les cartons depuis quelque temps.

On est constamment en train de faire une gymnastique créative, explique Jean-François Cooke. Le duo réfléchit à plusieurs projets, mais n’a pas toujours l’occasion de les réaliser.

Ça faisait longtemps qu’on voulait faire une scène comme ça. Un arrêt sur image sur une scène mystérieuse. Il y avait l’idée du Schtroumpf aussi qui était sorti.

Puisque l'œuvre est présentée dans le cadre de la programmation de Québec animée en collaboration avec Québec BD, le déclic s’est fait.

Un personnage cagoulé brandit une pelle bien haut.

Une partie de l'œuvre Le Fruit maudit du duo Cooke-Sasseville

Photo : Radio-Canada / Tanya Beaumont

L'œuvre n’est pas un hommage à Peyo, le créateur des Schtroumpfs, pour autant. La sculpture contient des références à la culture populaire, et aussi à la religion.

Classiquement, la pomme dorée est le fruit de la connaissance. Avec les récents événements, on se demande si on est en train d’enterrer la connaissance, avoue Pierre Sasseville.

Le duo laisse le soin au public de déterminer si les trois Schtroumpfs à cagoule enterrent ou déterrent la pomme d'or.

Le Fruit maudit a été créé spécialement pour le lieu. Les herbes hautes qui se trouvent près des sentiers du Parc linéaire de la rivière Saint-Charles étaient le décor parfait pour que l'œuvre émerge de la nature.

On souhaitait un endroit où on décidait du point de vue. On peut la voir sur 180 degrés, raconte M. Cooke.

L’avantage de l’art éphémère

Cooke-Sasseville est reconnu pour ses créations d'art public. Cette fois-ci, l'installation est éphémère.

On ne se retrouve pas à concevoir une pièce avec des contraintes liées à la durée. Liées au fait que les citoyens vont avoir à côtoyer l'œuvre pendant 25, 30, 50 ans. Donc, on peut vraiment se permettre de jouer avec des codes, explique Sasseville.

Les œuvres éphémères peuvent coller à l’actualité, être plus provocantes et incisives.

Deux hommes se tiennent devant leur oeuvre d'art.

Le duo d'artiste Cooke-Sasseville

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Le duo retrouve le plaisir d’avoir une création plus indépendante. Le processus pour l’art public permanent est plus contraignant. Les œuvres doivent être soumises et approuvées par un jury avant leur conception.

Vandalisme

Plusieurs œuvres ont été vandalisées à Québec dans les derniers mois. Pierre Sasseville n'est pas nerveux pour son travail, mais demeure inquiet face à la situation.

« Au niveau du climat social, c’est quelque chose que je trouve extrêmement inquiétant et questionnant. C’est comme évacuer tout le contexte de l'œuvre, voir au premier degré et démolir. C’est des gestes qui sont violents. C’est des gestes d’intimidation pour tout un milieu. »

— Une citation de  Pierre Sasseville, artiste membre de Cooke-Sasseville

Le Fruit maudit trônera dans les herbes hautes derrière la Maison O’Neill jusqu’à la mi-décembre. Cooke-Sasseville est actuellement en attente de réponses après avoir participé à des concours d’art public au Canada et aux États-Unis.

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