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Vaccination des 5-11 ans : un quart des parents québécois seraient défavorables

Un enfant sur le point de recevoir une dose d'un vaccin.

Aucun vaccin contre la COVID-19 n'a encore été approuvé pour les 5-11 ans au Canada. Pfizer a toutefois déposé sa documentation à Santé Canada.

Photo : getty images/istockphoto

Plus du quart des parents d'enfants de 5 à 11 ans ne les feraient pas vacciner contre la COVID-19, selon les plus récentes données de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Cette catégorie de parents est aussi plus campée sur ses positions que les parents d'adolescents.

Ces constats se dégagent d'un sondage hebdomadaire mené par l'INSPQ (Nouvelle fenêtre). Il offre un portrait des intentions de vaccination des parents d'enfants de 5 à 11 ans pour la période du 1er au 13 octobre 2021.

On y apprend que seuls 44 % d'entre eux seraient totalement d'accord de faire vacciner leurs jeunes contre le coronavirus. En y ajoutant les personnes plutôt d'accord, la proportion passe à 63 %.

Si ces données témoignent d'une certaine réticence, Ève Dubé, anthropologue et conseillère scientifique à l'INSPQ, est surtout frappée par le nombre de parents qui sont totalement défavorables à l'idée de faire vacciner leurs enfants. Pas moins de 22 % se trouvent dans cette catégorie.

C'est une proportion plus grande que ce qu'on observait au printemps dernier quand on commençait à parler des 12-17 ans, note Mme Dubé.

Ce sont encore 5 % des répondants qui se sont dits plutôt en désaccord à la vaccination de leurs enfants et 10 % n'ont pas encore pris de décision.

La réticence des parents de jeunes enfants pourrait notamment s'expliquer par le fait qu'ils sont aussi plus hésitants à se faire vacciner eux-mêmes. Ce qu'on observe depuis le début, c'est que l'intention pour soi-même diminue avec l'âge, explique Ève Dubé. Des questions liées à la sécurité des vaccins font aussi surface.

« Plus on est jeune, moins on a l'intention de se faire vacciner, et particulièrement chez les 25-44 ans. C'est le groupe de la population le plus susceptible d'avoir des enfants de 5 à 11 ans. »

— Une citation de  Ève Dubé, anthropologue et conseillère scientifique, INSPQ

Les données démontrent finalement que les parents d'enfants de 12 à 17 ans sont plus enclins à faire vacciner leurs adolescents. Cela peut s'expliquer, selon Mme Dubé, par le fait que ces parents ont été sondés alors que la vaccination avait déjà été lancée pour cette tranche d'âge.

L'experte fait aussi remarquer que l'intention favorable au vaccin augmente généralement quand on se rapproche du début de la campagne de vaccination.

Il est à noter qu'aucun vaccin n'a encore été homologué au Canada pour les 5-11 ans. Seul Pfizer a jusqu'ici déposé son dossier à Santé Canada.

La vaccination des 5-11 ans se prépare

Un effet Legault?

Le coup de sonde a par ailleurs été mené avant le discours inaugural prononcé cette semaine par le premier ministre du Québec. Mardi, François Legault a déclaré que l'état d'urgence sanitaire pourrait être levé au début de l'année 2022 lorsque les 5-11 ans auront été vaccinés.

Selon Ève Dubé, cette déclaration pourrait influencer un certain nombre de parents qui subissent les fermetures de classe, l'isolement, la quarantaine. En effet, des éclosions de COVID-19 se produisent en nombre important dans les écoles primaires depuis la rentrée scolaire de l'automne.

Pour l'instant, le gouvernement n'a annoncé ni cible ni objectif de couverture vaccinale pour cette tranche d'âge.

Méthodologie

Le questionnaire en ligne d’environ 60 questions est ajusté selon l’évolution de la pandémie et des mesures recommandées par la santé publique. Depuis le 1er juillet 2020, environ 3300 adultes y répondent chaque semaine.

Les résultats sont pondérés selon des facteurs sociodémographiques (sexe, âge, région, langue, composition du ménage, niveau de scolarité) afin d’assurer la représentativité des Québécois et Québécoises.

Les résultats doivent être interprétés avec prudence, car l’échantillonnage non probabiliste (sondage par panel web) ne présente pas de marge d’erreur.

Source : Institut national de santé publique du Québec

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