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Le dauphin du maire Demers en tête à Laval, dans un sondage aux nombreux indécis

Stéphane Boyer sourit.

Stéphane Boyer portait les dossiers du développement économique, des finances publiques et de la gouvernance dans le conseil municipal sortant.

Photo : Mouvement Lavallois

Le candidat à la mairie du parti Mouvement lavallois, Stéphane Boyer, est en tête des intentions de vote en vue des élections municipales du 7 novembre, selon un sondage CROP commandé par Radio-Canada.

Le dauphin du maire actuel de Laval, Marc Demers, recueillerait 14 % des voix si les élections avaient lieu aujourd'hui, devant Michel Trottier (11 %), du Parti Laval, et Sophie Trottier (11 %), d’Action Laval.

Michel Poissant (2 %), de Laval Citoyens, Pierre Anthian (1 %), de Ma ville maintenant, et les indépendants Hélène Goupil (1 %) et Nicolas Lemire (1 %) arrivent loin derrière.

Rien n'est joué toutefois, puisque plus de la moitié des 505 répondants (56 %) ont indiqué ne pas savoir encore pour qui voter.

Élu comme conseiller municipal en 2013, Stéphane Boyer, 33 ans, a agi comme maire suppléant ces derniers mois quand Marc Demers s'est absenté pour être au chevet de son épouse malade. Son parti, le Mouvement lavallois, contrôle une grande partie des sièges au conseil.

Le maire sortant Marc Demers, arrivé à la mairie dans la foulée d’un scandale de corruption sans précédent à Laval, a affirmé au printemps qu’il ne sollicitera pas de troisième mandat.

Il quitte la politique municipale avec une cote de popularité élevée auprès des Lavallois sondés par CROP. Pas moins de 65 % des répondants se disent satisfaits du travail de son administration.



Des indécis

Le nombre d’indécis quant aux intentions de vote est particulièrement élevé à Laval, plus encore qu’à Montréal (27 %) et à Longueuil (44 %), où le sondage a également été mené. Un phénomène imputable en partie à une certaine fatigue électorale après la dernière campagne fédérale, estime le président de CROP, Alain Giguère.

Ça laisse supposer que les résultats qu'on voit doivent être pris avec un peu de retenue, précise-t-il.

À Laval, aucun candidat ne s’impose en outre comme à Longueuil, où la députée provinciale indépendante Catherine Fournier domine les intentions de vote avec 33 %, ou à Montréal, où la mairesse sortante Valérie Plante (25 %) et son rival Denis Coderre (26 %) sont au coude-à-coude dans une course à deux.

Professeure associée experte en gestion municipale à l'Université du Québec à Montréal, Danielle Pilette estime qu’aucun candidat à Laval ne bénéficie de la notoriété de ces personnes, qui se sont souvent démarquées par leur engagement passé, notamment sur la scène fédérale ou provinciale.

Je pense que c'est quelque chose d'important et le problème à Laval, c'est qu’on n'a pas ça concernant le successeur de M. Demers, affirme-t-elle. Le maire sortant, ancien inspecteur du Service de police de Laval, jouissait lui-même d’une certaine notoriété quand il s’est présenté en politique municipale, ajoute-t-elle.

La sécurité, un enjeu prioritaire

Parmi les enjeux prioritaires des Lavallois, la sécurité (32 %) devance de loin l’environnement (19 %), la mobilité (19 %) et l’accès au logement et à la propriété (15 %), toujours selon le coup de sonde.

Montréal a une longue tradition d’insécurité urbaine. [...] Mais à Laval, c’est un nouveau phénomène, qui déborde à partir du nord de Montréal. Étant donné cette nouveauté, on comprend que ce soit l’enjeu numéro un, estime la professeure Danielle Pilette.



Alain Giguère, directeur de CROP, y voit aussi un phénomène médiatique. Je ne crois pas que ce sont tous les citoyens de Laval qui risquent de faire l'objet de criminalité. Mais dans les médias, on rapporte beaucoup d'histoires sur les gangs de rue, les fusillades. Ça a fait les manchettes énormément au cours des derniers mois, et à Laval particulièrement, souligne-t-il.

La collecte des données s’est déroulée auprès de 505 Lavallois, du 7 au 16 octobre, à la fois en ligne (au moyen d’un panel web) et au téléphone. Étant donné qu'une partie du sondage est réalisée en ligne, il s'agit d'un sondage non probabiliste qui n'a donc pas de marge d'erreur. À titre informatif, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d'erreur de 4 %.

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