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Déraillement du train léger : Alstom envoie du renfort à Ottawa

L'état des lieux au lendemain du déraillement du 19 septembre.

L'état des lieux au lendemain du déraillement du 19 septembre

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Le Groupe de transport Rideau (GTR) confirme mercredi que du renfort sera envoyé à Ottawa dans le contexte de la reprise du service du train léger interrompu depuis maintenant plus d’un mois.

Des renforts représentant de 60 à 70 % des effectifs du fabricant Alstom sont dépêchés dans la capitale nationale et apporteront leur appui aux équipes qui s’affairent à la mise à niveau du système. C’est ce qu’a confirmé GTR mercredi lors d'une rencontre de la Commission du transport en commun de la Ville d’Ottawa.

Cette annonce n'a pas du tout impressionné la personne qui représente les citoyens de Somerset, Catherine McKenney, qui est aussi membre de la Commission.

Alstom apportera de nouvelles ressources maintenant, après deux années problématiques avec le système de train léger, s’est exclamée l’élue. Alstom est-elle responsable de ce qui se passe dans notre système? Ou n'aviez-vous aucune idée de comment construire un tel système?

Mario Guerra, président-directeur général de Groupe de transport Rideau (GTR), a répondu à la question en disant qu’il y a beaucoup de reproches à faire à toutes les parties impliquées.

Il y a assez de reproches à faire, nous avons eu nos problèmes. Il n'est pas rare d'avoir des problèmes de démarrage. Malheureusement, nous avons eu, l’un après l’autre, des incidents très médiatisés.

M. Guerra dit comprendre l’état dans lequel se trouvent les usagers : La confiance ne reviendra que lorsque nous serons en mesure de fournir des services sûrs et fiables de manière cohérente. Je comprends et c'est notre objectif.

Troy Charter, directeur des opérations chez OC Transpo, a donné quelques détails sur les étapes à suivre avant le retour du service du train léger. Il a réitéré que le plan qui sera proposé par GTR devra obtenir le feu vert de la firme Transportation Research Associates (TRA).

TRA a été choisie par la Ville pour procéder à l'examen du plan de reprise de service du train léger, au début d'octobre.

Alors que la date précise du retour du service n’est pas encore connue, M. Charter a précisé qu’il faudra une journée ou deux pour tester les rails avec des trains avant qu’on puisse de nouveau y accueillir les passagers.

À ce sujet, Mario Guerra a dit à la Commission du transport en commun de la Ville d’Ottawa mercredi que l'objectif était d'avoir sept trains en service sur la ligne de la Confédération dès le 1er novembre, mais pas nécessairement pour accueillir des passagers.

GTR sous la loupe de TRA à moyen terme

Par ailleurs, Daniel Hauber, vice-président de la firme TRA, a pris la parole dans le cadre de la réunion de la Commission pour expliquer le rôle que jouera son organisation. C’était la première participation à une audience publique pour les représentants de la firme dont le siège social est à Philadelphie, aux États-Unis.

M. Hauber soutient qu’un processus de vérification est prévu plusieurs semaines, voire plusieurs mois après le retour du service du train léger.

Portrait de Sarah Wright-Gilbert.

Sarah Wright-Gilbert, commissaire citoyenne de la Commission du transport en commun d'Ottawa

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer/CBC

Symbole fort du manque de confiance qu’éprouvent les usagers envers le système, la représentante des usagers à la Commission du transport en commun, Sarah Wright-Gilbert, a mentionné que, même si j’obtiens un laissez-passer de transport gratuit en tant que commissaire citoyenne, je ne l'utiliserai pas lorsque je retournerai au bureau.

En matière d'équilibre travail-vie personnelle et de santé mentale, je ne peux pas passer trois heures à faire la navette. Je ne peux tout simplement pas le faire, a dit Mme Wright-Gilbert.

« Je suis insatisfaite de tout ce qui s'est dit aujourd'hui. Tout. »

— Une citation de  Sarah Wright-Gilbert, représentante des usagers à la Commission du transport en commun

Retour du service probablement pas le 1er novembre

Plusieurs membres de la Commission ont exprimé leur frustration de ne pas encore connaître la date à laquelle le train léger sera de retour sur les rails. M. Guerra a expliqué qu'il était théoriquement possible que les passagers puissent emprunter la Ligne de la Confédération d'ici début novembre, mais peu probable.

« À ce stade, ce n'est que de la spéculation. Nous devons travailler sur le plan de reprise du service et nous assurer que nous fournissons à la Ville et à TRA les informations qu'ils recherchent pour pouvoir [reprendre les opérations]. »

— Une citation de  Mario Guerra, PDG, Groupe de transport Rideau (GTR)

Il est donc possible que nous soyons en service le 1er novembre – bien que ce ne soit probablement pas le cas, précise-t-il.

GTR n'a pas rendu publics les détails de son plan de remise en service, bien que la Ville l’ait déjà reçu. Une date pour un retour complet ne peut pas être dévoilée pour le moment, a mentionné M. Guerra.

GTR s'est engagé à avoir jusqu'à sept trains et un train de rechange prêts d'ici le 1er novembre. La Ville a déclaré que les exigences de test et des vérifications signifient que, si tout se passe comme prévu, le service du train léger pourrait reprendre à la mi-novembre.

TRA va proposer ses recommandations en approbation ou non de ce plan, a déclaré M. Hauber.

Nous verrons certainement dans la forme finale du plan de remise en service si cette date est réaliste, conclut M. Hauber. Mais, c'est possible.

Baisse de tarifs et plus de temps pour les transferts, plaident les usagers

De leur côté, les usagers veulent se faire entendre. Déçus de ne plus avoir accès au train léger, ils demandent une révision de la hausse des tarifs envisagée en 2022 ainsi qu'un allongement du temps alloué pour un transfert.

Avec le train en panne, les trajets sont plus longs et il faut payer deux fois pour un service moins bon qu'avant, plaide Laura Shantz, membre du Groupe des usagers du transport en commun d'Ottawa.

On aimerait aussi avoir plus de transparence en ce qui a trait à la remise en service du train léger, ajoute Mme Shantz, se disant frustrée d’avoir entendu mercredi que les rapports seront tous à huis clos. Je préférerais que les informations soient accessibles à tout le monde, dit-elle.

Dans tous les cas, Laura Shantz voit d'un bon œil l'implication de la firme TRA.

Ce sont eux les experts, donc j'espère qu'ils vont donner de bons conseils, ajoute-t-elle, en précisant toutefois qu'elle aurait aimé une reprise le 1er novembre.

Avec les informations de Rémi Authier, de Camille Martel et d'Antoine Trépanier

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