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Les excuses de BMO à une Autochtone renvoyée d’une succursale de Winnipeg

Une femme devant la succursale de la Banque de Montréal.

Vivian Ketchum a été forcée à deux reprises de quitter les bureaux de la Banque de Montréal à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine

Radio-Canada

La Banque de Montréal (BMO) présente des excuses à une survivante d'un pensionnat pour Autochtones renvoyée récemment d’une succursale de Winnipeg par un agent de sécurité.

BMO mentionne dans un communiqué que l’incident qu’a vécu Vivian Ketchum est inacceptable et fâcheux.

Cette dernière a fréquenté un pensionnat pour Autochtones à Kenora, en Ontario, dans les années 1970.

Dans les jours qui ont précédé la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, Vivian Ketchun a été attirée par une affiche dans la vitrine de la succursale de BMO située à l'intersection de la rue Main et de l'avenue Portage. On pouvait y lire : Reconciliation starts with honouring, reconciliation starts with listening (La réconciliation commence par l'honneur, la réconciliation commence par l'écoute).

Lorsqu’elle est entrée à l’intérieur de l’établissement, l’agent de sécurité lui a demandé si elle était là pour des démarches bancaires. Comme elle a répondu qu’elle était simplement là par curiosité, l’employé de sécurité lui a demandé de quitter les lieux.

Selon Vivian Ketchum, l’agent de sécurité a dû croire qu’elle était en état d’ébriété parce qu’elle venait de subir une opération dentaire et avait la bouche anesthésiée, et qu'elle boite.

Elle a tout de même réussi à entamer une discussion avec un employé de la banque, mais l'agent de sécurité s’est une nouvelle fois interposé, malgré la disposition de l’employé de banque à lui parler.

Vivian Ketchum dit avoir contacté le gestionnaire de l’établissement. Ce dernier s'est excusé et lui a proposé un autre rendez-vous.

Quand elle s’est présentée à son rendez-vous quelques semaines plus tard, le même agent de sécurité lui a demandé de quitter la succursale.

Je suis plus que fâchée, je suis debout dans le hall et je crie : "Je suis ici pour un rendez-vous, et le même gardien me demande de partir!" , raconte-t-elle.

Alors qu’elle quittait l'établissement, elle a reçu l’appel du gestionnaire qui lui présentait ses excuses et lui demandait de revenir.

BMO dit prendre la réconciliation au sérieux

Nous prenons à cœur la vérité et la réconciliation. Nous avons contacté l’employeur de l'agent de sécurité pour lui faire part de nos préoccupations, indique BMO dans le communiqué envoyé mardi.

La banque explique que l'agent de sécurité ne travaillera plus dans aucune de ses succursales. Un représentant principal du service à la clientèle de BMO à Vancouver a présenté ses excuses à Mme Ketchum une nouvelle fois mardi.

Cette dernière se dit satisfaite de la réponse de la banque et promet de continuer à faire affaire avec elle. Elle considère l'incident comme minime et n'y voit pas un frein au processus de la réconciliation.

BMO mentionne que, au cours de la dernière année, 85 % de ses employés ont suivi une formation axée sur l’amélioration de la compréhension de la vision, de la culture et de l’histoire des Autochtones.

Avec les informations de Bryce Hoye et Erin Brohman

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