•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La situation pandémique « n’est pas près de s’améliorer », selon une spécialiste

Anne Leis parle en entrevue dans son bureau de l'Université de la Saskatchewan, à Saskatoon.

La Dre Anne Leis croit qu’il faudra encore transférer 30 ou 40 patients à l’extérieur de la province. (archives)

Photo : Radio-Canada

Alors que le système de santé en Saskatchewan est à bout de souffle en raison de la pandémie de COVID-19, la directrice du Département de santé communautaire et d’épidémiologie de l’Université de la Saskatchewan, la Dre Anne Leis, estime que le pire est encore à venir.

Cela va être très difficile, affirme-t-elle en attendant de voir quel sera l’impact de la fin de semaine de l’Action de grâce dans les hôpitaux de la province.

Même si on voit que les chiffres ont tendance à baisser, on craint qu’ils n'augmentent à nouveau. C’est cela qui est trompeur, car on voit le résultat final seulement un mois après.

Selon la Dre Leis, les infections se transmettent essentiellement dans les maisons et parmi les groupes de personnes qui se connaissent : Et avec le retour de l’hiver qui approche, c’est inquiétant.

La spécialiste estime par ailleurs que le système de santé est en train d'imploser, en faisant référence aux six patients en soins intensifs transférés vers des hôpitaux en Ontario. Elle croit d'ailleurs qu'il faudra en envoyer d'autres à l'extérieur de la province, peut-être 30 ou 40.

C’est une catastrophe, ajoute-t-elle, précisant que cela aurait pu être évité si les mesures sanitaires avaient été resserrées dès le mois de septembre.

Il y a eu plusieurs erreurs de jugement, dont celle de lever les restrictions en juillet dernier, explique Mme Leis. Selon elle, la province pensait alors que la pandémie était terminée et n’a pas pris en compte la virulence du variant Delta qui infecte les gens très facilement. Elle regrette que la Saskatchewan n’ait pas été plus prudente, alors que la population n'était pas suffisamment vaccinée pour atteindre l'immunité collective.

Même si le gouvernement n’impose pas la vaccination obligatoire, la professeure de santé communautaire se félicite tout de même que certaines entreprises appliquent cette règle à leurs employés.

Cela a certainement participé à une hausse du taux de vaccination, dit-elle en expliquant toutefois que le vaccin ne suffit pas à lui seul. Il faut continuer à garder le masque et à maintenir la distance sociale. Il faut continuer à se laver les mains et à se désinfecter, car on ne sait pas où est le virus.

En attendant d'atteindre une immunité de groupe, la Dre Leis espère l'approbation par Santé Canada de la vaccination des enfants de 5 à 11 ans. Car, selon elle, de nombreux jeunes ont déjà contracté le virus. C’est la responsabilité des adultes de protéger les enfants, que ce soit à l'école ou à la maison, affirme-t-elle.

Avec les informations d'Elsie Miclisse

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !