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L’avenir pourrait être souriant pour Stellantis à Windsor

Vue extérieure de l'usine

L'usine d'assemblage Stellantis de Windsor

Photo : Radio-Canada / Marine Lefèvre

Moins d'une semaine après l'annonce de la suppression au printemps prochain d'un quart de travail à l'usine d'assemblage Stellantis de Windsor, l'avenir de l'industrie automobile dans la région ne semble pas si sombre.

La décision du groupe automobile a pris de court employés, syndicats et élus. Quelques jours plus tard pourtant, il y a toutefois des motifs d'espoir.

Une transformation technologique confirmée

Le groupe Stellantis s'est d'ores et déjà engagé à respecter des engagements pris en 2020, parmi lesquels des investissements de 1,5 milliard de dollars à Windsor.

Cet argent servira notamment à créer une plateforme d'assemblage pour véhicules hybrides et électriques et à accueillir un nouveau modèle.

Une mise à niveau essentielle, selon l'expert automobile Benoît Charette, qui souligne aussi que l'avenir des constructeurs automobiles ne peut passer que par une conversion à l'électrique.

« Toutes les compagnies s’engagent à faire des modèles 100 % électriques d’ici la fin de la décennie. Alors si on n’a pas une usine qui est capable d’en fabriquer on est condamné à fermer c’est sûr. »

— Une citation de  Benoit Charette, expert automobile
La borne de recharge d'une voiture électrique

L'usine de Windsor peut toujours compter sur un investissement de plus d'un milliard pour créer une plateforme d'assemblage pour véhicules hybrides et électriques

Photo : iStock

L'usine de Windsor a une longueur d'avance, estime M. Charette, puisqu'elle produit déjà un modèle hybride de Pacifica. La nouvelle génération des véhicules électriques demandera toutefois des aménagements spécifiques.

Avoir un modèle 100 % électrique, ça veut dire qu’on a un plancher de batteries, on a une usine qui doit être construite différemment. À cause des dangers que représente l'électricité, on doit avoir des postes qui sont spécialement isolés, souligne-t-il.

Une usine de batteries à Windsor?

Autre nouvelle qui a de quoi redonner le sourire aux acteurs du milieu automobile de la région de Windsor : l'annonce d'une entente conclue entre Stellantis et LG Energy pour la construction d'une usine de batteries en Amérique du Nord.

Stellantis et LG Energy Solution ont annoncé [...] que leurs sociétés ont conclu un protocole d'accord pour former un partenariat afin de produire des cellules et modules de batteries pour l'Amérique du Nord, peut-on lire dans le communiqué.

« Les batteries produites dans la nouvelle usine seront fournies aux usines d'assemblage de Stellantis aux États-Unis, au Canada et au Mexique pour être installées dans des véhicules électriques de nouvelle génération.  »

— Une citation de  Extrait du communiqué de Stellantis

L'usine de batteries en question doit démarrer ses opérations durant le premier trimestre 2024.

L'appui des gouvernements

Si Stellantis n'a pas encore indiqué à quel endroit l'usine sera installée, des acteurs politiques canadiens, comme le premier ministre ontarien Doug Ford, se mobilisent déjà pour qu'elle soit installée au pays, en Ontario précisément.

Nous sommes très intéressés par l'idée d'avoir une usine de batteries en Ontario, mais précisément ici à Windsor. À tous les gens qui veulent ouvrir une usine, il n'y a pas de meilleure main-d'oeuvre qu'ici même dans Windsor-Essex, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse à Windsor lundi.

Greg Layson, éditeur numérique chez Automotive News Canada, abonde dans le sens de M. Ford.

Selon lui, l'Ontario, qui abrite déjà à différents endroits de son territoire des usines automobiles, est bien placé pour accueillir une telle installation.

Ensemble, l'Ontario et le Québec ont une excellente chaine d'approvisionnement en matière de ressources naturelles, elles ont la main-d'oeuvre et elles ont à proximité des usines automobiles que cette usine de fabrication de batteries fournira, indique-t-il.

À Ottawa aussi, l'intention est de continuer de mettre la pression sur Stellantis pour conserver les emplois.

Selon le député libéral Windsor-Tecumseh, le gouvernement mène actuellement des discussions avec le groupe automobile au sujet d’investissements dans la construction de véhicules électriques à Windsor.

Nous sommes en pleine discussion avec des fabricants de batteries et ces usines de batteries seront des investissements sur des générations pour des communautés comme la nôtre. Nous parlons de créer entre 2000 et 3000 emplois ici, affirme Irek Kusmierczyk.

S'il faut encore attendre plusieurs mois pour que se concrétisent ces différents plans, leur perspective a toutefois de quoi rassurer les représentants syndicaux qui se montrent plus optimistes et pensent que la perte de quart de travail à l'usine d'assemblage de WIndsor sera temporaire, voire peut-être annulée.

Avec des informations de CBC

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