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Début des travaux de décontamination à l’aéroport de North Bay

Un affiche avec un symbole d'interdiction autour d'une image de poisson.

Un avis de non-consommation de poisson proche du ruisseau de Lee, à North Bay

Photo : Jeff Turl

Radio-Canada

Le conseil municipal de North Bay, dans le Nord de l'Ontario, a octroyé un contrat de près de 5 millions de dollars à la firme de services-conseils Jacobs afin qu’elle entame les travaux de décontamination à l’aéroport Jack-Garland le mois prochain.

Ce contrat comprend une évaluation environnementale, une évaluation des risques propres au site, l’identification des objectifs, une étude de faisabilité et l’élaboration d’une stratégie de décontamination.

C’est le premier d’une série de contrats qui seront majoritairement financés par le ministère de la Défense nationale (Ministère Défense nationale) dans le cadre d’une entente de décontamination avec la Ville de North Bay.

En vertu de l’entente, le Ministère défense nationale investira près de 20 millions de dollars sur six ans pour nettoyer l’aéroport, un des sites les plus contaminés par des substances perfluoroalkylées (substances perfluoroalkyles dans la région.

Carte de Google Earth, avec relief satellite.

Les travaux auront lieu dans la zone contaminée environnant la base militaire de North Bay.

Photo : Canadian Environmental Law Association

Les autres sites contaminés, comme la promenade Carmichael, le chemin Lees, la promenade Tower, le chemin Trout Lake et le chemin Northmount seront également visés par des efforts de décontamination.

Les militaires montrés du doigt

Le Ministère de la Défense nationale doit s’acquitter de cette facture parce que la présence de ces substances est attribuable aux activités militaires des Forces canadiennes de 1970 à 1998.

Panneau à l'entrée de la base militaire.

Près de 2 millions de dollars ont été investis dans le dépistage et la prévention de la contamination dans la région de North Bay.

Photo : Base Militaire de North Bay

À l’époque, les Forces canadiennes agissaient selon la réglementation en vigueur : les SPFA n’ont pas été bannis des chaînes de production avant 2006.

Ces substances prennent des centaines, voire des milliers d’années à se désintégrer et peuvent avoir un impact négatif sur la santé humaine.

À différents endroits de North Bay, on recense un niveau de SPFA plus élevé que la limite recommandée par le gouvernement fédéral.

Certains groupes s’inquiètent des impacts que pourraient avoir ces contaminants sur les cours d’eau de la ville. Certains estiment même que les effets pourraient être ressentis jusqu’aux Grands Lacs.

Toutefois, la source d’eau potable qui abreuve les 52 000 résidents de la ville, le lac Trout, demeure sécuritaire, selon un communiqué de presse de North Bay diffusé mardi matin.

Les avis sur l’eau potable et la consommation de poisson demeurent en vigueur pour le ruisseau Lee.

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