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À l’aube de nos 30 ans : Évelyne Lachapelle raconte l’histoire de la radio Envol

Une dame tenant un livre.

Évelyne Lachapelle a animé plusieurs émissions à Envol, dont En coulisse et Musique en héritage.

Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

La radio communautaire Envol 91 célèbre ses 30 ans ce jeudi. C’est tout un événement, pour cette première radio francophone à voir le jour dans l’ouest du pays depuis que CKSB est devenue une antenne du réseau de Radio-Canada en 1973. Pour l’occasion, une ancienne animatrice bénévole de la radio, Évelyne Lachapelle, présente un livre sur son histoire.

Pourquoi avez-vous ressenti le besoin d’écrire un livre sur l’histoire d’Envol?

Évelyne Lachapelle : J’enviais la Maison Gabrielle-Roy, le Théâtre Cercle Molière et le Festival du Voyageur. Plusieurs choses ont été écrites à leur sujet. Je me disais qu’on devrait en faire autant pour la radio communautaire, car ce sont les bénévoles de la communauté qui ont assuré la réussite de cette radio. Si on ne l’écrivait pas, ça passerait dans l'oubli.

Qu’est-ce qu’on retrouve dans ce livre?

É. L. : Pour commencer, on retrouve la raison pour laquelle on a une radio. C’est le Conseil jeunesse provincial (CJP) qui a eu cette brillante idée. On voulait écouter les musiques qui nous ressemblent, alors ils ont commencé une enquête qui a duré environ quatre ans. C’était un besoin des jeunes et la communauté a appuyé le projet.

Une dame souriante.

Martine Bordeleau est une ancienne employée à la radio CKXL, maintenant connue sous le nom d'Envol 91. (archives)

Photo : Radio-Canada

Ensuite, je voulais qu’on reconnaisse l’ensemble des gens qui ont travaillé là. Alors je me suis basé sur des grilles horaires, j’ai épluché les documents qui avaient été déposés par Envol à la Société historique de Saint-Boniface, je suis passée au travers des nombreux articles du journal La Liberté et j’ai pu piger là-dedans des citations des bénévoles qui avaient été interviewés, etc. Les noms de quasi tous les bénévoles et employés de 1985 à 2018 apparaissent dans ce livre.

Le logo de la radio Envol 91,1 FM

La radio Envol est venue répondre à un besoin de la communauté franco-manitobaine de se reconnaître dans la musique sur les ondes FM.

Photo : Envol 91,1 FM

Ce n’est pas un livre qui se lit d’une couverture à l’autre, c’est un livre qu’on va consulter pour savoir ce qui s’est passé à la radio. Ce sont les animateurs qui s’expriment, c’est un regard intime aussi sur la radio communautaire et je pense que c’est ça qui va plaire aux gens. C’est notre histoire et c’est ce qui m’intéresse.

C’est un cahier de référence et une source de motivation pour les aspirants de la radio, mais aussi un cahier souvenir pour la communauté.

En tant que première radio communautaire francophone dans l’ouest du pays, quel rôle joue Envol?

É. L. : Chaque radio communautaire répond à une population différente, et Envol a servi de modèle et ça a aussi servi de lieu de formation pour les autres radios qui commençaient. Dans les années 1990, il y a une rencontre pour mettre sur pied l'Alliance des radios communautaires du Canada (ARC). Maintenant, l'ARC appuie les radios communautaires en matière de formation, de la programmation, etc. Il y a aussi beaucoup d’échanges entre les radios communautaires francophones et la nôtre.

Un homme et une femme.

Claude Courchaine reçoit le sobriquet d'« architecte de la radio » pour ses six années de service sur le Conseil administratif de 1996 - 2002. Claire Desrosiers, animatrice de La vie en trois temps se trouve à sa gauche.

Photo : Soumise par Évelyne Lachapelle (archives)

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pendant l’écriture du livre À l’aube de nos 30 ans?

É. L. : Ce qui continue de m'impressionner, c’est le dévouement des gens. J'ai été moi aussi bénévole à la radio et on n'est pas à la radio seulement le moment où l’on passe en ondes. C'est un peu difficile pour les animateurs, car on prépare notre émission en soirée ou les fins de semaine. Alors on est souvent seul sur les lieux. Mais en dépit de ça, il y a une collégialité et les gens s'apprécient l'un l'autre. La radio nous appartient vraiment. Et c'est cette fierté d'appartenance et la fierté d'être bénévole qui animent les gens. Ça m'impressionne. J’ai fini le livre en disant que je suis d'autant plus fière, après avoir écrit ce livre, de faire partie de ce groupe de bénévoles.

Peut-on s’attendre à une suite du livre À l’aube de nos 30 ans?

É. L. : J’espère que si ce n’est pas moi, quelqu’un va vouloir continuer. La Société historique Saint-Boniface a reçu la documentation d’Envol, et moi je me suis engagée auprès de la Société pour faire le ménage là-dedans. Je trouve que c’est important de retracer l’histoire.

Le lancement du livre est prévu le 21 octobre de 16 h à 19 h au Centre culturel franco-manitobain, dans la salle Antoine-Gaborieau. Une émission spéciale en compagnie d'Émile Hacault sera diffusée en direct de la salle.

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