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Des habitants de Surrey choqués par l’interdiction de l’affichage jugé politique

L'interdiction s'étend à toute expression d'opinion sur « un enjeu municipal, provincial ou fédéral ».

Ben Cooner pose avec son affiche Gardons la GRC à Surrey (Keep RCMP in Surrey, en anglais).

Ben Cooner n'a aucune intention de retirer l'affiche disant : Maintenons la GRC à Surrey, visée par le nouveau règlement municipal.

Photo : Radio-Canada / Janella Hamilton

Radio-Canada

Un nouveau règlement municipal interdisant les affiches jugées politiques sur les propriétés privées sème l’émoi à Surrey, dans le Grand Vancouver.

Le conseil municipal a voté lundi pour interdire l’affichage de messages politiques sur les terrains privés en dehors d’une élection, d’un plébiscite ou d’un référendum.

La définition du terme politique a été modifiée pour s’étendre au-delà d’une affiche qui soutient un candidat ou un parti politique. L’interdiction touche l’expression d’un soutien ou d’un mécontentement envers un politicien, ou encore « le soutien ou l’opposition au sujet d'un enjeu municipal, provincial ou fédéral ».

Si ce n’est pas une atteinte à la démocratie à Surrey, je ne sais pas ce que c’est, lance la conseillère municipale Brenda Locke, qui s’est opposée aux modifications votées lundi.

Selon elle, les agents municipaux ont déjà commencé à retirer des affiches.

Le maire de Surrey, Doug McCallum seul devant un podium, une voiture de police derrière lui.

Le maire de Surrey, Doug McCallum, lors d'une annonce concernant la transition de la Ville vers une force policière municipale.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

La création d'une police municipale visée?

La création d'une police municipale pour remplacer la Gendarmerie royale du Canada (GRC), une promesse du maire Doug McCallum, est l’une des questions les plus controversées de Surrey, une ville de près de 600 000 habitants. Le maire et quatre conseillers municipaux ont voté en faveur du nouveau règlement.

Brenda Locke croit qu’il pourrait y avoir un lien, puisque des affiches titrant Maintenons la GRC à Surrey (Keep RCMP in Surrey, en anglais), sont visées par les nouvelles règles.

Il s'agit d’un maire qui tente de bloquer une pétition citoyenne sur la question, dit-elle.

Le bureau du maire n’a pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires.

Des résidents choqués

Ben Cooner, un résident de Surrey, refuse de retirer son affiche Maintenons la GRC à Surrey. Elle n’a rien de raciste ni d’offensant. C’est un sentiment que je partage avec d’autres personnes dans le secteur, dit-il.

Un autre résident, Dave Tomlinson, se dit choqué par la nouvelle réglementation. Nous n’avons pas de voix. Il ne laisse pas la population s’exprimer, dit-il au sujet du maire, Doug McCallum.

Le porte-parole d’un groupe qui milite pour un référendum sur la question de la création d’une police indépendante à Surrey, Bill Tieleman, croit que le règlement pourrait se heurter à des obstacles constitutionnels.

Cela montre vraiment à quel point la majorité du conseil municipal a peur d’un référendum.

Avec les informations de Janella Hamilton et Rhianna Schmunk

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