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Le passeport vaccinal fait mal aux restaurateurs du Nouveau-Brunswick

Des tables vides.

L'imposition des mesures sanitaires comme le passeport vaccinal ont des impacts importants pour les propriétaires de restaurants du Nouveau-Brunswick.

Photo : CBC/Jon Collicot

Radio-Canada

Les mesures sanitaires récemment instaurées au Nouveau-Brunswick font fuir des clients selon des propriétaires.

Mike Babineau est copropriétaire de quatre établissements de Fredericton. Il constate que depuis un mois environ, les affaires vont mal. 

« Nous avons été touchés dès le premier jour des restrictions liées à la COVID. »

— Une citation de  Mike Babineau, propriétaire de restaurants

Les restaurants ont été particulièrement visés par les mesures sanitaires, que ce soit les limites de rassemblement, la distanciation sociale et maintenant, le passeport vaccinal, en place depuis le 22 septembre.

Mike Babineau.

Mike Babineau est propriétaire de quatre restaurants à Fredericton dont Rustico et The Happy Baker.

Photo : CBC/Jon Collicot

Nous avons eu un bon été. Mais dans le dernier mois, ça s’est dégradé avec les restrictions et le passeport, affirme-t-il.

M. Babineau estime que ses restaurants enregistrent cette année 30 % moins de revenus qu’à la même période les années précédentes et il craint que l’industrie ne puisse plus supporter d’autres pertes.

Des restaurants ouverts, mais à perte

Selon un sondage mené par l’organisme Restaurants Canada, 60 % des propriétaires disent avoir observé une légère ou importante baisse de revenus après l’imposition de passeports vaccinaux au pays.

Près de la moitié disent rester ouverts à perte.

Un homme d'affaire

Luc Erjavec de l'Association des restaurants et des services alimentaires du Canada.

Photo : Radio-Canada

Même si c’est une meilleure option qu’être fermés, le passeport vaccinal a créé des défis importants pour les propriétaires, indique Luc Erjavec, vice-président pour la région atlantique de Restaurants Canada.

Il ajoute qu’en plus de perdre des clients, les employés doivent faire respecter les politiques gouvernementales.

M. Erjavec estime que cela a mené à beaucoup de confusion et il voudrait de meilleures communications de la part du gouvernement provincial pour indiquer que ce ne sont pas des décisions qui émanent des entreprises privées.

D’autres facteurs en jeu

Selon Mike Babineau, la pénurie de personnel est un autre obstacle important au redressement de l’industrie des bars et restaurants. Il indique que les restrictions font en sorte qu’il est difficile pour les employeurs d’offrir un environnement de travail stable.

Plusieurs quittent l’industrie et je ne les blâme pas, dit-il.

L’augmentation des cas de COVID-19 a aussi freiné des clients selon Chris Vair, propriétaire du restaurant Big Tide Brewing à Saint-Jean.

À mon avis, l’augmentation rapide des cas a découragé des gens de venir plus que l’argument : "j’ai besoin d’un vaccin", car la plupart des gens que je connais sont vaccinés, observe-t-il.

Luc Erjavec espère encore que les gouvernements offriront de l’aide financière à l’industrie pour les aider à payer le coût de l’application des mesures sanitaires.

Il rappelle que l’industrie est le quatrième employeur dans la province et que pour le moment, elle est loin d’être remise des impacts de la pandémie.

Avec les informations de Nojoud Al Mallees de CBC

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