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Des élèves à Charlottetown dénoncent le traitement des filles

De jeunes manifestantes.

Des élèves brandissaient une pancarte indiquant qu'elles n'aiment pas être reluquées par les garçons.

Photo : CBC/Jessica Doria-Brown

Radio-Canada

Environ 200 jeunes se sont rassemblés le long de l’avenue University à Charlottetown, mardi, pour manifester contre ce qu’ils décrivent comme étant du harcèlement envers les filles.

Des élèves des écoles secondaires anglophones Charlottetown Rural et Colonel Gray sont sortis durant la pause du dîner. Ces personnes ont défilé jusqu’à un carrefour achalandé en chantant qu’elles exigeaient plus de respect.

Plusieurs élèves portaient des pancartes accusant des enseignants de traiter différemment les filles et les garçons.

Des filles dénonçaient aussi des commentaires inappropriés au sujet de leur apparence physique et le fait qu'on leur a dit que leur tenue ne respectait pas le code vestimentaire.

Une manifestante, Abby Rogerson, 17 ans, de l’école Charlottetown Rural, a expliqué qu’on lui a dit d’aller se couvrir parce que sa tenue vestimentaire risquait de distraire les élèves masculins.

Des élèves se sentent qu’on les regarde de haut uniquement parce qu’elles sont des filles, selon Abby Rogerson. C’est vraiment dégoûtant et nous voulons du changement.

Elle a ajouté que cette manifestation était le seul moyen de se faire entendre parce que les plaintes déposées jusque-là n'ont mené à aucun changement.

Nous n’arrêterons pas

La planification de la manifestation a commencé sur les médias sociaux lorsque l’élève Kennedy Curley a fait une publication au sujet de sa propre expérience dans l’école Charlottetown Rural.

Elle a déclaré en entrevue qu’elle en avait plus qu’assez, qu’elle voit continuellement sur les médias sociaux des injustices dégoûtantes. Elle a souligné que les femmes ne méritent pas d’être traitées ainsi.

D’autres filles ont rapidement ajouté leur voix au chapitre. Malilah Chambers, de l’école Colonel Gray, a expliqué que tout cela lui donne une impression de vulnérabilité. Elle a ajouté que les filles vont à l’école pour apprendre, et non pour leur apparence physique.

En quelques jours, plus de 200 élèves ont promis de participer à la manifestation.

Kennedy Curley interviewée devant d'autres manifestantes.

La planification de la manifestation a commencé sur les médias sociaux lorsque l’élève Kennedy Curley a fait une publication au sujet de sa propre expérience dans l’école Charlottetown Rural.

Photo : CBC/Kirk Pennell

Des élèves féminines interviewées ont expliqué que rien ne semble changer même si elles en ont parlé à leurs parents et, dans certains cas, aux autorités scolaires. Elles espèrent que la manifestation mènera à du changement.

Elles souhaitent notamment que le programme scolaire fasse plus de place à la prévention de la discrimination de genre. Elles espèrent aussi que toute personne qui traite les filles comme des objets ou qui les pousse à se sentir moins compétentes que les garçons soit tenue responsable de ses gestes.

Selon Makayla Quigley, élève à l’école Colonel Gray, les manifestantes ne vont pas arrêter de se faire entendre à moins qu’il y ait du changement. Elle réclame pour les filles un traitement égal à celui des garçons. Nous méritons ce respect.

Abby Rogerson a ajouté que les filles comprennent qu’elles ne sont pas seules dans cette situation, qu’elles n’ont pas à se cacher les unes derrière les autres et que les problèmes ne peuvent plus être balayés sous le tapis.

Les autorités scolaires disent prendre ces préoccupations au sérieux

Le directeur de l’école Charlottetown Rural, Dale McIsaac, a indiqué mardi qu’il ne ferait pas de commentaires au sujet du traitement des plaintes des élèves. Toutes les questions en la matière, a-t-il expliqué, doivent être soumises à la direction des écoles publiques de l’Île-du-Prince-Édouard.

Une foule d'adolescents le long d'une rue.

Quelque 200 élèves ont participé à la manifestation.

Photo : CBC/Jessica Doria-Brown

La direction des écoles publiques a produit une déclaration dans laquelle est dit avoir compris que des élèves de l’école Charlottetown Rural sont sortis pour manifester et qu’ils ont pu être accompagnés par des élèves d'autres écoles qui les appuient.

La direction des écoles publiques affirme qu’elle prend au sérieux les préoccupations de ces élèves et qu'elle les encourage à s'exprimer. Ses représentants, précise-t-elle, se sont rendus à l’école pour en discuter avec des élèves et le personnel. Ce travail va se poursuivre, selon elle.

Avec des renseignements de Jessica Doria-Brown, de CBC

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