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L’Ontario doit rendre la vaccination obligatoire en santé, selon des experts

Le premier ministre Doug Ford a dit qu'il n'était pas prêt pour l'instant à imposer la vaccination obligatoire.

Un travailleur à côté d'un lit d'hôpital.

Le premier ministre ontarien, Doug Ford, a dit qu'il n'était pas prêt pour l'instant à forcer les travailleurs de la santé à se faire vacciner, craignant d'accentuer la pénurie de personnel dans les hôpitaux.

Photo : getty images/istockphoto / sudok1

Radio-Canada
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Un groupe de scientifiques qui a conseillé le gouvernement ontarien durant la pandémie se range derrière la vaccination obligatoire en santé, remettant en question les arguments selon lesquels une telle mesure pourrait accroître la pénurie de main-d'oeuvre dans les hôpitaux.

Vendredi dernier, le premier ministre ontarien a affirmé qu'il n'était pas prêt à forcer les travailleurs de la santé à se faire vacciner contre la COVID-19 comme dans d'autres provinces, parce qu'environ 15 % d'entre eux en Ontario ne sont pas pleinement vaccinés.

Selon lui, la vaccination obligatoire risquerait d'accroître le manque d'effectifs si les récalcitrants continuent à rejeter le vaccin et quittent plutôt leur poste ou sont suspendus.

Disant surveiller de près la situation au Québec, notamment, M. Ford a écrit aux dirigeants d’hôpitaux ontariens, aux médecins hygiénistes régionaux et à des organisations du secteur de la santé, leur donnant jusqu'à mardi dernier pour lui communiquer leur opinion.

L'attachée de presse de M. Ford indique à Radio-Canada que le gouvernement est en train d'examiner les réponses. La ministre de la Santé, Christine Elliott, affirme qu'une décision sera prise « sous peu », sans fixer de date. Nous devons évaluer les avantages de la vaccination obligatoire versus les travailleurs perdus, dit-elle.

Le Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19 affirme, lui, que la vaccination obligatoire du personnel hospitalier réduirait le risque de pénurie de main-d'oeuvre, et non l'inverse, car moins de travailleurs seraient susceptibles d'être infectés par le coronavirus.

Le comité d'experts affirme qu'une politique de vaccination obligatoire est fondée sur des données probantes et rendrait les milieux hospitaliers plus sûrs. Le rapport note que les employés des hôpitaux qui ne sont pas vaccinés courent un plus grand risque de ne pas pouvoir travailler pendant de longues périodes s'ils souffrent d'une infection aiguë ou du syndrome post-COVID-19, communément appelé COVID longue.

Selon la politique provinciale actuelle, les travailleurs de la santé qui refusent de se faire vacciner peuvent opter à la place pour des tests de dépistage fréquents.

Toutefois, nombre d'hôpitaux ontariens ont déjà adopté une politique plus exigeante et ont imposé la vaccination à leurs employés. Or, le groupe scientifique soutient que les premiers reportages des médias sur les mesures de vaccination obligatoire indiquent que seulement un petit nombre de travailleurs de la santé quittent leur emploi pour éviter d'être vaccinés.

Les experts du Groupe consultatif rappellent également les mesures antérieures de vaccination obligatoire contre la grippe et font valoir que des stratégies de confiance peuvent être utilisées pour éviter de perdre des employés.

Le comité souligne par ailleurs que les patients des hôpitaux sont plus susceptibles d'être âgés ou immunodéprimés -- et donc plus susceptibles d'être infectés par la COVID-19. Les experts soutiennent que du personnel pleinement vacciné protégerait tous les patients contre le coronavirus.

Projet de loi privé de l'opposition

Le député libéral John Fraser a présenté mercredi un projet de loi privé qui rendrait la vaccination obligatoire pour les travailleurs de la santé et des écoles, affirmant qu'il est important de protéger les enfants et les patients.

Il rejette l'argument évoqué par Doug Ford, selon qui une telle mesure pourrait aggraver le manque d'effectifs actuel. Les organisations qui ont déjà rendu la vaccination obligatoire ont un taux d'immunisation supérieur à celui cité par le premier ministre, rétorque-t-il.

Avec les informations de La Presse canadienne

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