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Faux remède contre la COVID-19 : hausse des empoisonnements à l’ivermectine

Ce médicament est habituellement utilisé sur les animaux pour tuer les vers.

Un médicament dans une seringue.

L'ivermectine est un médicament utilisé entre autres sur les animaux pour tuer les vers ou autres parasites.

Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Des Canadiens s'empoisonnent à l'ivermectine en tentant de prévenir ou de guérir eux-mêmes des symptômes de la COVID-19, révèle un nouvel avis publié par Santé Canada.

Parfois prescrit pour le traitement des parasites chez l'humain, l'ivermectine a été élevé cet été au rang de prétendu remède contre le virus au fil d'une importante campagne de désinformation en ligne basée davantage sur la croyance que sur la science.

Ces fausses informations ont été dopées par des études incomplètes et inexactes, dont les groupes antivaccins ont fait leurs choux gras.

La difficulté de trouver ce médicament en vente libre a poussé certains convaincus à se tourner vers sa version destinée au bétail.

Résultat : les magasins d'aliments pour animaux ont été pris d'assaut, ce qui a poussé certains détaillants à retirer le produit de leurs tablettes.

Les centres antipoison canadiens ont observé une hausse des signalements concernant l'ivermectine pendant l'été, soutient Santé Canada dans la mise à jour de son avis sur ce médicament publié mardi.

Les effets de l'ivermectine, surtout dans des concentrations qui ne sont pas prévues pour le corps humain, peuvent être dévastateurs. Si la plupart des gens peuvent ressentir des inconforts comme des étourdissements ou de la diarrhée, les autorités rappellent qu'une trop grande quantité des remèdes destinés aux animaux peuvent causer [des] convulsions ou [un] coma, et même [la] mort.

Santé Canada est catégorique : N'utilisez pas d'ivermectine à usage vétérinaire pour prévenir ni traiter la COVID-19. Si vous avez acheté de l'ivermectine dans ce but, débarrassez-vous-en immédiatement.

Des publicités pour un remède inefficace

Les prétendus bienfaits de l'ivermectine pour combattre ou prévenir la COVID-19 ont abondamment circulé sur les réseaux sociaux cet été. Or, aucune étude ne lie directement le médicament à quelconque bénéfice pour endiguer la pandémie.

L'agence gouvernementale n'a pas, à ce jour, reçu de présentation de drogue ni de demande d'essai clinique concernant l'ivermectine pour la prévention ou le traitement de la COVID-19, précise-t-on.

« Il n'existe pas d'éléments probants qui montrent que l'ivermectine est efficace pour prévenir ou pour traiter la COVID-19. »

— Une citation de  Santé Canada

Santé Canada affirme avoir débusqué certaines publicités qui vantaient l'usage du médicament pour traiter la COVID-19. Or, il s'agit d'une pratique illégale, rappelle-t-on, puisque personne ne peut vendre un médicament et [en] faire la publicité de façon fausse, trompeuse ou mensongère.

Les autorités ont donc sévi contre les auteurs de ces publicités, qui ont été retirées de l'espace public.

L'ivermectine est particulièrement populaire dans certains États américains plus conservateurs, qui peinent souvent à atteindre un taux de vaccination de 50 % de leur population.

Afin de contrer l'engouement pour le prétendu antidote, le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques, la Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques, a publié une note, accompagnée d'un tweet cinglant : Vous n'êtes pas un cheval. Vous n'êtes pas une vache. Sérieusement tout le monde. Arrêtez ça.

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