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Les syndicats tendent la main à François Legault à la suite de son discours d’ouverture

Jeff Begley.

La FSSS-CSN, dont le président est Jeff Begley, appelle le gouvernement à mettre fin à toutes ses mesures temporaires de primes pour enfin régler le fond du problème des conditions de travail par la négociation.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Certains pourront être d'accord ou non avec les priorités énoncées par le premier ministre François Legault dans son discours d'ouverture, mardi. La décision de lancer une nouvelle session parlementaire aura toutefois au moins eu l'effet de rallier les syndicats, qui sont nombreux à tendre la main au gouvernement.

Les infirmières, celles-là mêmes qui sont au cœur de la lutte contre la pandémie de COVID-19 et qui s'échinent à tenir le réseau de la santé à bout de bras, ont accueilli le discours avec une certaine ouverture.

« La priorité immédiate pour ramener des milliers de professionnelles en soins dans le réseau public de santé, c'est que celui-ci redevienne un employeur de choix. »

— Une citation de  Nathalie Levesque, présidente par intérim de la FIQ

La présidente par intérim de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ajoute que, pour ce faire, le gouvernement n'a qu'à respecter ses promesses et, surtout, ne pas se lancer dans une énième réforme du réseau. Pour la FIQ, la priorité va aux conditions de travail, soit stabiliser les équipes, implanter des ratios sécuritaires et bannir les heures supplémentaires obligatoires.

À la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), on se félicite de voir que le gouvernement place les problèmes du réseau de la santé et ceux du réseau des services de garde en tête de ses préoccupations.

La décentralisation du réseau de la santé est la voie à suivre, de l'avis de la FSSS-CSN. On appelle aussi le gouvernement à mettre fin à toutes ses mesures temporaires de primes pour enfin régler le fond du problème des conditions de travail par la négociation.

« Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement s'entête à agir seul et à ne mettre de l'avant que des propositions pour régler les problèmes les plus urgents. Il faut faire plus pour régler la crise de nos réseaux. »

— Une citation de  Jeff Begley, président de la FSSS-CSN

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a réagi aux déclarations du premier ministre en parlant d'un effort de communication louable, mais en soulignant que les beaux discours n'ont rien de nouveau.

Le président de la CSQ, Éric Gingras, a déclaré par voie de communiqué qu'il attend impatiemment des actions menant à des changements positifs en éducation, en santé et en petite enfance.

Dès demain, nous suivrons de près les actions qui seront mises en place sur le terrain pour que le tout se concrétise avec des ressources conséquentes pour prioriser l'éducation, augmenter le taux de diplomation, décentraliser le réseau de santé, lutter contre les heures supplémentaires obligatoires, reconnaître le travail des femmes, créer des places en services de garde et lutter contre la pénurie de main-d'œuvre, promet-il.

Un homme est assis derrière un bureau.

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Du point de vue de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), il faut aussi que les paroles mènent à des actions concrètes. On rappelle aussi au gouvernement que les syndicats veulent faire partie des discussions dans le but de trouver des solutions.

« Nous décrions les situations insoutenables dans les réseaux de la santé et de l'éducation depuis beaucoup trop longtemps, et nous demandons de faire partie des discussions parce que nous avons des solutions concrètes et réalistes à proposer. »

— Une citation de  Daniel Boyer, président de la FTQ

Les PME encouragées

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) s'est réjouie de la volonté du gouvernement de rendre le Québec plus autonome en fabriquant, cultivant, construisant et innovant davantage.

La FCEI salue aussi l'engagement de créer un pôle mondial de transport électrique, de la filière batterie et de production d'hydrogène vert.

Toutefois, les PME rappellent que le principal obstacle à leur croissance demeure la pénurie de main-d'œuvre et, sur ce point, la FCEI est d'avis que le gouvernement doit agir davantage et adopter d'autres mesures.

C'est aussi l'avis du Conseil du patronat qui accueille favorablement les ambitions du premier ministre en matière d'éducation, d'économie verte, d'achat local et de virage numérique, mais qui craint de voir tout cela freiné par le manque de main-d'œuvre.

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