•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des éclosions de COVID-19 dans 11 foyers de soins du Nouveau-Brunswick

Une femme âgée assise à côté de son déambulateur.

Il y a 774 cas actifs de COVID-19 au Nouveau-Brunswick.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Onze établissements de soins de longue durée du Nouveau-Brunswick sont aux prises avec une éclosion de COVID-19, selon le gouvernement provincial.

Plus de 150 cas ont été signalés chez des résidents ou des employés de ces foyers de soins. De plus, une vingtaine de personnes sont mortes après avoir contracté la COVID-19 dans l’un de ces établissements.

La province recense 94 morts liés à la COVID-19 depuis le début de la pandémie, ce qui signifie qu’un décès sur cinq a été signalé en lien avec une éclosion toujours en cours dans un foyer de soin de la province.

Les éclosions à la Résidence du Marais de Dieppe et de Drew Nursing Home de Sackville sont celles qui ont fait le plus grand nombre de malades.

La santé publique souligne que des rondes de tests de dépistages sont régulièrement effectuées dans tous les établissements qui sont aux prises avec une éclosion.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick détermine qu’il y a une éclosion dans un établissement de soins de longue durée lorsqu’au moins deux personnes (résidents ou employés) ont un résultat positif à un test de COVID-19 et qu’il est impossible de confirmer qu’il n’y a aucune transmission dans l’établissement.

Comment expliquer ces éclosions?

Pour le ministre du Développement social, Bruce Fitch, la quatrième vague de la pandémie occasionne un plus grand nombre de cas dans la province et les foyers de soins n’y échappent pas.

Le directeur général par intérim de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, Michael Keating, ajoute que ces éclosions s’expliquent aussi par la pénurie de main-d’œuvre.

Il avance que, par moment, jusqu’à 30 % du personnel de ces établissements doit s’isoler.

Michael Keating interviewé.

Le directeur général intérimaire de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, Michael Keating. (Archive).

Photo : Radio-Canada/Zoom

Les foyers de soins ont toutefois besoin de plus d’employés puisque la charge de travail augmente en lien avec la pandémie.

Selon Michael Keating, davantage d’employés sont nécessaires pour nettoyer les lieux.

Et une fois qu’il y a une éclosion, la situation est plus complexe. La liste de tâches s’agrandit et il faut plus de temps pour faire certaines actions.

Michael Keating donne l’exemple d’une infirmière auxiliaire qui entre dans une chambre pour donner un soin et qui doit changer ses vêtements et se laver après avoir effectué sa tâche.

Puis quand elle sort, elle doit le faire de nouveau pour entrer dans une autre salle, ajoute-t-il. On a besoin d’autre personnel pour les aider avec ces tâches-là.

En cas d’éclosion, les établissements de soins de longue durée reçoivent des renforts, mais ce n’est pas suffisant, selon lui.

D'après le reportage de Frédéric Cammarano

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !