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Une étude rassurante sur les impacts de la pêche au concombre de mer

Des concombres de mer et des étoiles de mer.

Depuis 2012, l'Association de gestion halieutique autochtone mi'gmaw et malécite réalise annuellement des inventaires dans 52 stations situées entre Marsoui et cap Gaspé.

Photo : Gracieuseté de l'AGHAMM

Perrine Bullant

La pêche à la drague, qui est utilisée par les pêcheurs de concombre de mer, n'aurait pas d'effet à moyen et à long terme sur les espèces qui vivent au fond de la mer.

C'est le résultat qui se dégage de l'étude que mène l'Association de gestion halieutique autochtone mi'gmaq et malécite (AGHAMM), à partir des inventaires qu'elle réalise au terme de chaque saison de pêche au concombre de mer depuis 2013.

L'objectif de l'étude est d'évaluer l’impact de la pêche à la drague sur les espèces qui vivent au fond de la mer. Ce n'est pas l'impact sur l'habitat, mais bien celui sur les communautés benthiques, c'est-à-dire les poissons et invertébrés qui vivent sur la surface du fond marin, vulgarise Marie-Hélène Rondeau, biologiste chargée de projet en pêches et aquaculture à l'AGHAMM.

L'équipe de pêcheurs trie les espèces pêchées.

Marie-Hélène Rondeau et son équipe s'intéressent aux impacts de la drague sur les communautés benthiques, c'est-à-dire les espèces qui vivent sur le fond marin comme les concombres, les crabes, les oursins, les étoiles de mer.

Photo : Gracieuseté de l'AGHAMM

Marie-Hélène Rondeau, qui termine son neuvième inventaire cet automne, observe une tendance rassurante. Les effets de la pêche à la drague sur l'abondance du concombre de mer ne durent pas.

Seul un effet sur le court terme est observé. Sur les sites qui viennent d'être pêchés, il y a significativement moins de concombres de mer que sur les autres sites, précise Mme Rondeau.

Un inventaire imposé par le Ministère

Chaque année, l'Association accompagne les pêcheurs pour réaliser cet inventaire qui est une des conditions imposées par le ministère des Pêches et des Océans aux pêcheurs de concombres de mer, lors de l'attribution de leur permis de pêche.

Tanya Condo trie les espèces.

Tanya Condo fait partie de la communauté de Gesgapegiag. Elle trie, dénombre et pèse toutes les espèces récupérées dans le cadre de l'inventaire.

Photo : Gracieuseté de l'AGHAMM

L'équipe de l'AGHAMM compare les prises récupérées sur des sites pêchés et des sites non pêchés. Elle dénombre les espèces sur 52 stations, réparties sur deux grandes zones de pêche, entre Marsoui et la pointe de Gaspé.

L'AGHAMM réunit trois communautés autochtones : la nation micmac de Gespeg, les Micmacs de Gesgapegiag et la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, près de Cacouna.

L'Association accompagne les communautés dans leur gestion durable et la conservation des écosystèmes aquatiques du golfe du Saint-Laurent.

Toutes les espèces capturées sont remises à l'eau, à part les concombres de mer qui sont acheminés à la Poissonnerie de Cloridorme, la seule usine de transformation du concombre de mer en Gaspésie.

Les pêcheurs utilisent un engin de draguage pour pêcher le concombre de mer.

La pêche à la drague est utilisée par les pêcheurs de concombre de mer.

Photo : Gracieuseté de l'AGHAMM

Ce revenu commercial est une entente conclue avec Pêches et Océans Canada pour payer une partie des dépenses engagées pour l'étude.

Au Québec, la pêche au concombre de mer a encore un statut exploratoire.

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