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Lac-Simon replonge dans son histoire avec une exposition

Des gens se promènent pour lire des panneaux historiques.

L'exposition ne comporte pas beaucoup de dates, un aspect qui ne fait pas vraiment partie de la manière de raconter des Anishnabes.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Lac-Simon a inauguré mardi l’exposition Ka odji madjisek (Là où ça commence), retraçant l’histoire de cette communauté anishnabe.

Par une trentaine de tableaux, l’exposition présente en textes et en images les différents aspects de la vie à Lac-Simon et les principales étapes qui ont forgé son histoire.

Le groupe Miaja, mis sur pied par le regretté Jean Papatie en 2016 et formé de membres de Lac-Simon et de chercheurs de l’Université de Montréal, a voulu par cette démarche laisser la parole aux familles de Lac-Simon, pour qu’elles racontent elles-mêmes l’histoire de la communauté.

On a mené un long processus d’entrevues et de lectures d’entretiens donnés par le passé par des aînés aujourd’hui décédés, explique la professeure Marie Pierre Bousquet, membre du groupe Miaja. On voulait que cette histoire vienne de la bouche même des membres de la communauté. On a choisi d’y mettre peu de dates, parce que ce n’est pas la manière de raconter des Anishnabe.

La cheffe Adrienne Jérôme parle au micro.

Adrienne Jérôme lors de l'inauguration de l'exposition.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

La cheffe Adrienne Jérôme a vécu avec grande fierté le dévoilement de cette exposition qui permettra, le souhaite-t-elle, un rapprochement entre les cultures.

Moi, je vous connais, mais est-ce que vous me connaissez?, a-t-elle lancé. Il faut faire connaître notre histoire. Oui, on a eu des hauts et des bas, mais on a toujours été une communauté très serrée, très unie. Je suis sûr que nos enfants, en regardant ça, vont être fiers d’où ils viennent, et d’être Anishnabe, parce qu’on perpétue l’histoire de nos aînés.

L’un des objectifs de la démarche est d’ailleurs de permettre aux enfants de Lac-Simon de mieux connaître leur histoire pendant leur parcours scolaire.

On doit pouvoir intégrer cette histoire dans les cours de nos écoles secondaires, soutient Marlène Jérôme, directrice éducation, culture, sport et loisirs à Lac-Simon. Le régime pédagogique du Québec n’est pas adapté culturellement. C’est important que les jeunes connaissent leur histoire et puissent s‘enraciner.

Une femme regarde une affiche explicative nommée «Avant Lac-Simon».

L'exposition Ka odji madjisek signifie «Là où ça commence».

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Lucien Wabanonik, membre du groupe de recherche Miaja, y voit aussi un outil de réconciliation entre les peuples.

Pour pouvoir se respecter, il faut connaître ses voisins et savoir comment ils vivent, soutient-il. De faire connaître les Anishnabe à la société québécoise, c’est bâtir des ponts pour mieux se comprendre et se respecter.

L’exposition inaugurée mardi est la première étape de ce projet de recherche historique, qui devrait aussi voir naître une bande dessinée et un livre. Le contenu devrait aussi être rendu disponible sur Internet au cours de la prochaine année.

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