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Mairie de Québec : un débat pour vous aider à faire un choix

Des techniciens sur la scène d'un théâtre.

La préparation technique du débat à la mairie de Québec

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

À moins de trois semaines du scrutin, ICI Québec vous présente un débat de 90 minutes avec les cinq principaux candidats à la mairie de Québec : Marie-Josée Savard, Jean-François Gosselin, Jean Rousseau, Bruno Marchand et Jackie Smith.

La portion traditionnelle du débat, diffusé ce soir en direct à la télé et sur le web à partir de 17 h 30, portera sur cinq thèmes : les services publics, l’inclusion sociale, le transport et la mobilité, la fiscalité et l’urbanisme. Chaque candidat aura 45 secondes pour mettre de l’avant les grandes lignes de leur plateforme. Le débat sera ensuite ouvert à tous pour une durée de 8 minutes.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

C’est le premier débat entièrement télédiffusé de la campagne, un exercice qui sera forcément anxiogène pour les candidats moins expérimentés, selon Thierry Giasson, professeur titulaire au Département de science politique de l’Université Laval.

Jean-François Gosselin est le seul candidat à déjà avoir participé à pareil débat, lors d’un face-à-face avec Régis Labeaume en 2017. Thierry Giasson note toutefois que Marie-Josée Savard et Jean Rousseau ont l’expérience des joutes orales puisqu’ils siègent à l’hôtel de ville depuis plusieurs années.

Pour Mme Smith et M. Marchand, il y a un nouvel exercice avec lequel se familiariser, analyse Thierry Giasson, bien qu’ils aient participé à bon nombre de débats sectoriels depuis le début de la campagne.

Un homme habillé en noir et blanc s'apprête à parler au micro.

Thierry Giasson, professeur titulaire au Département de science politique de l’Université Laval.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

Le professeur invite les aspirants à la mairie à demeurer posés autant que possible. Il y a des gens qui réagissent très négativement aux attitudes qui apparaissent comme étant agressantes ou trop combatives. Il faut savoir placer ses interventions, mais de manière respectueuse.

Il rappelle aussi que les candidats passent des heures à se préparer dans les jours qui précèdent un débat. Il leur suggère donc de ne pas trop sortir du cadre de ce qui a été préparé, question de bien faire passer leur message et de ne pas commettre d’impairs.

Meneur difficilement identifiable

Après 14 ans au pouvoir de Régis Labeaume, la campagne à la mairie de Québec se soldera nécessairement par une passation des pouvoirs. Selon Thierry Giasson, l’ensemble des candidats peuvent aspirer à représenter le changement. Pour Marie-Josée Savard, candidate de l’administration sortante, le défi consiste selon lui à incarner à la fois la continuité et le changement, ce qui la place dans une situation délicate.

Bien qu’un sondage lui donnait une confortable avance, l’échantillon était assez petit et M. Giasson évalue qu’il est difficile d’évaluer le statut et la place que chacun et chacune occupe dans la course.

Ce qu’on observe vraiment, c’est que ce serait volatile et qu’il y aurait beaucoup d’espace pour que les gens changent d’opinions. On ne sait pas trop qui est en avance, on ne sait pas trop qui traîne de la patte.

Les cinq principaux candidats à la mairie de la Ville de Québec.

Les cinq principaux candidats à la mairie de la Ville de Québec, Jean-François Gosselin, Bruno Marchand, Jean Rousseau, Marie-Josée-Savard, Jackie Smith

Photo : Radio-Canada / Steeve Breton

Dans les circonstances, un débat télévisé représente une bonne occasion pour les chefs de convaincre les indécis de voter pour eux. C’est un moment qui peut être très utile dans la prise de décision des électeurs.

C’est aussi l’occasion pour les nouveaux venus en politique municipale, Bruno Marchand et Jackie Smith, de se faire connaître d’un plus large public.

Thierry Giasson analyse que même si certaines propositions de Québec forte et fière occupent beaucoup d’espace et semblent être un peu la locomotive de cette campagne, la jeune formation politique est toujours confrontée à un déficit de notoriété dans l’opinion publique.

Deux personnes se préparent sur la scène d'un théâtre à Québec.

L'animateur du débat Bruno Savard et l'équipe technique en répétition au Palais Montcalm.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Réinventer la formule

Dans la dernière partie du débat, les candidats seront soumis à des mises en situation pour évaluer leurs premiers réflexes devant une crise. Tous les aspirants à la mairie seront confrontés aux mêmes scénarios et ils ne pourront pas entendre les réponses de leurs adversaires, un peu à l’image d’une entrevue d’embauche.

Ce qui est intéressant, c’est que les candidats ne pourront pas se cacher derrière la cacophonie, ils vont devoir répondre. Donc il y a une mise en valeur de leurs compétences et de leur capacité d’analyse rapide, commente Thierry Giasson.

Le professeur invite toutefois les auditeurs à ne pas associer cet exercice à une véritable gestion de crise. Dans la réalité, on ne gère pas une crise en 30 secondes, on doit réagir et on ne le fait pas tout seul. Il y a toute une équipe qui se met au service du chef du gouvernement.

Pendant le débat, les aspirants à la mairie devront également répondre à un jeu-questionnaire de 10 questions à choix de réponse sur les affaires municipales et l’histoire de la capitale. Leur résultat respectif sera par la suite dévoilé par l’animateur à un moment clé de la soirée.

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