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Immobilier à Toronto : 25 % des acheteurs ont plus d’une propriété

Point de vue sur le centre-ville de Toronto avec des constructions au premier plan

Selon un rapport, les investisseurs avec plusieurs propriétés ainsi que les premiers acheteurs sont chacun responsables pour un quart des achats immobiliers dans la ville. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Selon un rapport de l’entreprise qui gère le système d’enregistrement foncier en Ontario, un quart des propriétés à Toronto sont achetées par des investisseurs qui possèdent déjà d’autres propriétés.

Le rapport de Teranet fait état de la situation des dix dernières années et constate que les investisseurs avec plusieurs propriétés ainsi que les acheteurs d’une première propriété représentent chacun un quart des achats à Toronto.

Toronto revêt donc un attrait continu pour les investisseurs ainsi que pour les plus jeunes générations, peut-on lire dans le rapport.

Or, selon Leilani Farha, une question demeure : qui sont ceux qui ont plus d'une propriété? Selon elle, certaines informations à propos de ces acheteurs sont difficiles à trouver.

« Qui est en train d’acheter une deuxième ou troisième propriété à Toronto? Une chose est certaine, ce ne sont pas des familles à faible ou moyen revenu. »

— Une citation de  Leilani Farha, directrice générale de The Shift

Mme Farha est directrice générale de The Shift, un organisme qui défend les droits des citoyens en matière de logement. Elle a également déjà été rapporteuse spéciale des Nations unies pour le logement abordable.

Pourquoi est-ce si difficile de savoir qui achète quoi? Avons-nous besoin de plus de transparence quand nous pensons à qui possède nos villes?, lance-t-elle.

Leilani Farha sourit.

Leilani Farha est la directrice générale de The Shift, un organisme qui défend les droits des citoyens en matière de logement.

Photo : Radio-Canada

Nous devons considérer à quoi vont servir ces propriétés. Par exemple, les investisseurs peuvent être de grandes corporations qui veulent louer ces propriétés à de plus haut prix. Ceci empêche ensuite les familles d’acheter, illustre-t-elle.

Le nombre de propriétés appartenant à une personne ou une entreprise qui en détient plus d'une est d'ailleurs à la hausse depuis 2011 à Toronto comme ailleurs dans la province, peut-on lire dans le rapport.

De son côté, le maire de Toronto John Tory a affirmé en point de presse mardi qu’il ne faut pas nécessairement empêcher la présence des investisseurs et développeurs, mais plutôt assurer que les logements ne restent pas vacants.

Nous voulons que ce soit plus attrayant pour les investisseurs d’avoir leurs logements sur le marché immobilier, que ce soit à vendre ou à louer. Voilà pourquoi la Ville prévoit d'instaurer une taxe pour les logements inoccupés prochainement, explique-t-il.

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