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Réconciliation : les Tk’emlúps invitent Justin Trudeau à poser 7 gestes concrets

Des silhouettes de personnes dans une construction circulaire à ciel ouvert.

Des membres de la Première Nation Tk’emlúps te Secwe̓pemc honorent la mémoire des survivants des pensionnats pour Autochtones lors de la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyick

Radio-Canada

Des membres de la Première Nation Tk'emlúps te Secwe̓pemc demandent à Justin Trudeau de poser 7 gestes pour démontrer son engagement envers la réconciliation, au lendemain de sa visite dans la communauté de Kamloops, en Colombie-Britannique.

Cette Première Nation a été la première à révéler l'existence de sépultures anonymes près d'un pensionnat pour Autochtones en mai dernier. Les Tk'emlúps te Secwe̓pemc ont financé des recherches qui ont révélé l'existence de 215 sites comprenant des restes humains sur les terres du pensionnat de Kamloops.

Dans une lettre publiée dans le journal The Globe and Mail mardi, 13 têtes dirigeantes de la Première Nation, dont l’ancien chef Manny Jules, disent vouloir croire en la sincérité de Justin Trudeau lorsque ce dernier parle de l’importance de la réconciliation. Les signataires le pressent donc de poser 7 gestes pour le prouver :

  1. Faire tout son possible pour ramener les enfants disparus à leur famille en employant des techniques médicolégales sur les lieux où des tombes non marquées sont retrouvées.
  2. Créer un lieu de commémoration permanent pour honorer la mémoire des pensionnaires.
  3. Restaurer les établissements existants et bâtir de nouveaux établissements consacrés à la préservation de la communauté, notamment par l’enseignement de sa culture.
  4. Mettre en oeuvre une nouvelle relation fiscale basée sur les revenus engendrés sur les terres.
  5. Reconnaître les titres autochtones.
  6. Protéger les droits autochtones à la terre, aux eaux, à la chasse et à la pêche.
  7. Prendre acte des progrès liés à la réconciliation lors de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation du 30 septembre.
Justin Trudeau et la chef de la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc, Rosanne Casimir.

À Kamloops, Justin Trudeau a rencontré la Première Nation qui a découvert des sépultures non marquées près du pensionnat pour Autochtones.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Un écho d'une lettre signée en 1910

Les promesses et les bonnes intentions ne suffisent plus, croient les signataires. Le moment de refaire les mêmes erreurs du passé en s’attendant à un résultat différent est révolu, écrivent-ils.

En 1910, une lettre semblable à celle envoyée à Justin Trudeau a été envoyée par la communauté Tk'emlúps au premier ministre de l’époque, Wilfrid Laurier.

Les signataires concluent en rappelant cette phrase apparaissant dans la lettre soumise il y a 111 ans : Tant que ce que nous considérons comme de la justice nous sera refusé, le mécontentement et les bouleversements existeront parmi nous et nous devrons continuer à nous battre pour améliorer notre sort.

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