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Une demande de réduire les taux d’impôt foncier passe mal auprès des municipalités

Une pancarte, près d'une rue, qui indique que des logements d'appartement sont à loué. À l'arrière, une grue, et également un immeuble neuf luxueux de six étages.

Dans une lettre adressée aux municipalités, le ministre Daniel Allain leur demande d'alléger la charge fiscale de leur population.

Photo : Radio-Canada / Guy R. Leblanc

Radio-Canada

Les municipalités du Nouveau-Brunswick digèrent mal la demande du ministère des Gouvernements locaux d’envisager de diminuer leurs impôts fonciers.

Dans une lettre adressée aux municipalités le 8 octobre, le ministre provincial Daniel Allain, ainsi que la ministre de Service Nouveau-Brunswick, Mary Wilson, demandent aux élus locaux de prendre leurs propres mesures afin d’aider les propriétaires à éviter une forte augmentation de leurs factures d’impôts fonciers.

La demande a entre autres été formulée à la suite de l’augmentation marquée des évaluations foncières dans plusieurs régions de la province, la plus haute enregistrée en 20 ans.

Un défi pour les municipalités

Le président de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, Yvon Godin, s’étonne d’une telle décision du gouvernement. Ça commence à être dur à absorber, admet-il.

Yvon Godin, maire de Bertrand, N.-B.

Yvon Godin est également le maire de Bertrand (archives).

Photo : Radio-Canada / René Landry

« Je trouve ça un peu aberrant que le gouvernement nous demande de baisser les taxes chez nous lorsqu’on sait qu’il fait des surplus astronomiques, actuellement, sur le dos de la pandémie. »

— Une citation de  Yvon Godin, président de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick

Dans le document envoyé aux municipalités, le gouvernement provincial reconnaît toutefois qu’une augmentation de l’assiette fiscale peut soutenir l’investissement dans des services et des infrastructures importantes.

Cette demande d'allègement de l'impôt foncier survient alors que l’on apprend que, partout au pays, les agents de la GRC se verront offrir une hausse salariale dans le cadre de leurs nouvelles conventions collectives. Or, ce financement constitue une portion considérable du budget des municipalités, indique Yvon Godin.

C’est énorme, le pourcentage qu’on paye au niveau de la GRC. C’est un service essentiel, on sait qu’il est essentiel, mais à un moment donné, il y a un manque de capacités à payer [qui est] incroyable, dit-il.

Yvon Godin regrette que cette augmentation doive être absorbée par les municipalités en ayant aucun recours [ou] aucune aide.

Des avantages, selon les ministres Allain et Wilson

Les deux ministres signataires de la lettre soutiennent qu'un allègement du taux d'imposition comporte son lot d'avantages.

On énonce notamment que des taux d'imposition plus bas peuvent entraîner une augmentation de la construction résidentielle et commerciale et constituent une opportunité pour les gouvernements locaux de stimuler la croissance économique en attirant des entreprises.

Ils demandent donc aux municipalités touchées d'envisager sérieusement de transférer les bénéfices de cette année hors de l'ordinaire et de réduire les taux d'imposition locaux pour leur communauté.

Avec les informations de Marie-Hélène Lange

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