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première page du journal l'eau vive

L'équipe de « L'Eau vive » espère pouvoir développer une application mobile pour le journal fransaskois.

Photo : Radio-Canada

Les cinquante dernières années ont vu L’Eau vive s’adapter aux nouvelles technologies pour diffuser ses histoires sur de nouveaux supports. Une informatisation qui a modifié le contenu, mais aussi la manière de travailler pour la petite équipe du journal.

L’Eau vive d’aujourd’hui s’est davantage professionnalisé et structuré grâce à une petite équipe disséminée à travers le pays.

Son rédacteur en chef, Lucas Pilleri, en est le premier exemple.

J’ai été contacté en mars ou avril 2019 par Marie-France Kenny pour travailler à L’Eau vive, mais d’abord de manière temporaire. Elle m’avait dit au départ que ça serait simplement un poste pour s’occuper de deux ou trois éditions, le temps de combler le poste vacant de rédaction en chef en Saskatchewan, explique Lucas Pilleri qui, plus de deux ans plus tard, occupe toujours le poste depuis Vancouver.

L’Eau vive compte ainsi deux salariés : Lucas Pilleri et Erik Tremblay, le directeur général, qui, lui, habite à Regina.

Or, l’équipe ne s’arrête pas là.

Le journal s’appuie aussi sur Jean-Pierre Picard, ancien directeur de publication devenu responsable du site web, sur un graphiste installé au Manitoba, sur un service de comptabilité en Alberta et sur son réseau de pigistes éparpillés un peu partout dans la province pour couvrir l’actualité fransaskoise.

On est un peu précurseurs en la matière, car quand on m’a proposé le rôle de rédacteur en chef à distance, je me suis dit : "Bon, je suis à Vancouver. Donc, ça peut marcher pour deux ou trois numéros, mais après il va falloir trouver quelqu’un sur place", se rappelle Lucas Pilleri. Et finalement, la pandémie est arrivée et elle a démontré qu’on pouvait faire du très bon travail n’importe où sur la planète.

De l’actualité communautaire

À travers ses 50 ans d’existence, L’Eau vive est resté fidèle à la communauté fransaskoise.

Le journal est parvenu à trouver son rythme de croisière et paraît, depuis l’arrivée d’Erik Tremblay en 2019, toutes les deux semaines.

Près d'un millier d'exemplaires papier sont imprimés, sans compter l’édition virtuelle et les articles mis en ligne sur le site web.

« L’Eau vive fait partie de ces institutions-là qui cimentent la culture fransaskoise. »

— Une citation de  Erik Tremblay, directeur général de « L'Eau vive »

Je dirais qu’il y a deux sources de sujets qui alimentent notre journal. La première, c’est d’abord l’actualité des organismes de la Fransaskoisie. Ce sont quand même eux qui font l’actualité et qui font vivre la communauté. On suit de près ce qu’ils font, on est attentif à toute leur communication en gardant de bonnes relations et en ayant un œil objectif, souligne le rédacteur en chef de L’Eau vive, Lucas Pilleri.

La seconde source d'information provient directement du réseau de pigistes de L’Eau vive.

Certains sont là depuis plusieurs années. Ils rencontrent des gens, entendent parler de choses, de sujets qui sont importants pour les Fransaskois et ils nous font remonter ces informations-là, complète Lucas Pilleri.

De petits moyens

S’il y a une constante dans l’histoire de L’Eau vive, c’est la problématique financière. La publication doit toujours faire attention à ses dépenses et survit notamment grâce au financement fédéral.

Le défi du journal, c’est d’être un petit journal. Ce ne sont pas de gros budgets, il faut faire attention, explique Erik Tremblay. En même temps, il y a quand même une liberté qu’on n’a pas ailleurs. C’est un défi, je dirais, où l’on n’a pas beaucoup de moyens pour faire beaucoup et l’on est presque constamment en débordement. Alors c’est vraiment de la gestion par priorités.

Erik Tremblay assis sur un divan, lisant le journal.

Erik Tremblay a pris la direction générale de « L'Eau vive » en 2019. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le financement du gouvernement fédéral reste une base importante pour L’Eau vive, mais aussi pour d’autres journaux francophones hors Québec.

Sans le gouvernement fédéral, on ne pourrait pas vraiment exister dans un univers seulement de vente de publicités. Sa contribution [celle du gouvernement fédéral] permet, pas seulement à L’Eau vive, mais à une vingtaine de journaux en milieu minoritaire à travers le pays de vivre et parfois de survivre, ajoute Erik Tremblay.

Nouveau site web et application mobile à venir

Après avoir revu son identité visuelle et son logo en 2019, L’Eau vive se prépare maintenant à vivre de nouvelles évolutions technologiques.

Cette année, on passe à la nouvelle étape qui va être de retaper notre site web, dévoile le directeur général. Et on va probablement, nous sommes en train de faire les demandes de subventions, développer une application mobile.

Le cinquantième anniversaire de L’Eau vive s’ouvre donc sur de nouveaux projets, le tout dans un contexte plutôt positif.

Même si le journal a décidé de changer de cadence, de fréquence, aux deux semaines, on dit que la communauté [fransaskoise] apprécie davantage son journal parce que les sujets sont davantage intemporels. Ce sont des sujets qu’on ne verrait pas ailleurs, observe l’ancien président de Réseau.presse, Francis Sonier. Donc la communauté s’est resserrée autour du journal ainsi que des partenaires, et ça, c’est tout à fait remarquable.

Le dossier spécial sur les 50 ans de L'Eau vive a été réalisé en collaboration avec la Coopérative des publications fransaskoises et la Société historique de la Saskatchewan.

L'eau vive

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