•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jesus Revilla Sanchez : il faut déclarer les travaux à haut risque, tranche le jury

Une usine vue de l'extérieur en hiver.

C’est dans cette usine de Perth que s’est produit l’accident mortel en 1996 (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’enquête du coroner entourant la mort de Jesus Revilla Sanchez, décédé de façon tragique sur un chantier de construction à Perth en Ontario il y a 25 ans, a pris fin mardi. Les jurys ont recommandé au gouvernement ontarien de mieux protéger la vie humaine.

Le jury recommande au ministère du Travail, de la Formation et du Développement des compétences de l'Ontario d'amender le processus de déclaration de projets dans la réglementation du secteur de la construction, afin d'exiger que les compagnies identifient les travaux à haut risque présents sur les chantiers de construction, tels que les risques de chutes.

Il s'agit d'une modification qui fait déjà l'objet d'une consultation publique au ministère.

Bien que plusieurs améliorations ont été reconnues dans le cadre de cette enquête du coroner, quant aux règles de santé et de sécurité sur les chantiers de construction, les chutes demeurent le risque numéro un auquel sont exposés les travailleurs ontariens.

Une enquête 25 ans plus tard

Rappelons que Jesus Revilla Sanchez, un homme de 38 ans, a fait une chute de 13 mètres à l'intérieur d'un silo en construction en 1996, alors qu’il travaillait pour la compagnie Bellai Frères Construction. Il ne portait pas de harnais de sécurité et la plateforme sur laquelle il se trouvait était mal fixée et n'avait pas de garde-corps.

Une enquête de Radio-Canada, effectuée à la suite d'un autre accident de travail mortel en 2016, avait révélé qu'aucune enquête du coroner n'avait eu lieu à l'époque pour Jesus Revilla Sanchez, malgré l'obligation prévue à la Loi.

La Cour de justice de l'Ontario avait toutefois imposé des amendes à son employeur et à un des superviseurs, puisqu'ils n'avaient pas pris les précautions raisonnables pour assurer sa sécurité.

Avec les informations de Laurie Trudel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !