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Archives

Ornithologie : mangeoires et arbres fruitiers pour attirer les oiseaux

Gros-bec et geai bleu sur une mangeoire.

Gros-bec et geai bleu sur une mangeoire. La semaine verte, 1983.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’observation des oiseaux se pratique en toutes saisons et compte de nombreux adeptes au Québec depuis les années 1970. Certains ornithologues amateurs se font un devoir de faciliter la vie des oiseaux durant l’hiver en préparant leur terrain et leurs mangeoires en conséquence, comme en témoignent nos archives.

À chaque espèce sa mangeoire

« Si vous avez la patience d’installer et d’entretenir des mangeoires, alors là vous serez largement récompensé de vos peines. Vous aurez des oiseaux plein la vue, tout le temps. »

— Une citation de  Yvon Leblanc

À La semaine verte du 13 mars 1983, l’animateur Yvon Leblanc s’entretient avec Guy Huot, ornithologue amateur. Il est question de mangeoires pour les oiseaux.

La semaine verte, 13 mars 1983

Guy Huot explique qu’il est avantageux d’installer différents types de mangeoires sur son terrain, car les oiseaux sont plus tolérants les uns envers les autres s’ils ont de la nourriture à leur convenance.

Par exemple, les moineaux domestiques préféreront se nourrir au sol que sur une mangeoire qui est mobile. Les hirondelles pourprées préféreront des nichoirs à plusieurs entrées de type condo pour y loger en groupe le printemps venu.

Ouvertes ou fermées, mobiles ou fixes, avec ou sans toit, avec une bonne installation de différents types de mangeoires, on peut espérer attirer une quinzaine d’espèces d’oiseaux durant l’hiver.

« La région où l’on habite est déterminante, mais on peut augmenter ses chances de voir plusieurs espèces en variant le nombre, la taille ou la forme des mangeoires. »

— Une citation de  Yvon Leblanc

Outre les mangeoires, il est important d’installer un bloc de suif sur un arbre ou une clôture. C’est l’élément nutritif le plus riche durant l’hiver, surtout lors des périodes les plus froides, mentionne Guy Huot. Il faut cependant éviter d’entourer le suif de filet, car certains oiseaux pourraient s’y prendre les pattes et devenir vulnérables aux rapaces.

L’ornithologue privilégie les mangeoires compartimentées où l’on peut faire soi-même son menu selon les espèces qui nous visitent. On peut y mettre des graines de tournesol, des grains de maïs broyés, du millet, etc.

Le décor est aussi important et il est évident que celui qui habite un milieu boisé aura plus de chance d’apercevoir une grande variété d’oiseaux que celui qui demeure en rase campagne.

L’homme qui plantait des arbres pour les oiseaux

Le 11 octobre 1985 à l’émission Au jour le jour, la journaliste Diane Massicotte rencontre André Dion, un amoureux des oiseaux qui a planté sur son terrain des centaines d’arbres fruitiers pour aider les oiseaux à survivre à l’hiver.

Au jour le jour, 11 octobre 1985

« Depuis que je suis arrivé, j’ai planté au-delà de 550 arbres fruitiers. (…) Ce sont des arbres qui permettent aux oiseaux de manger quand les insectes disparaissent. »

— Une citation de  André Dion, ornithologue

Le sorbier des oiseleurs ou son cousin le cormier sont des gages de succès quand on veut attirer des oiseaux sur son terrain.

Le pimbina est également une espèce intéressante, car l’arbre devra passer plusieurs gelées avant que les oiseaux ne veuillent manger ses fruits. Ce qui leur assure une nourriture plus tard en janvier et en février.

Autour des arbres morts, André Dion plante de la vigne, du chèvrefeuille grimpant et du lierre. Cela permet aux oiseaux qui aiment nicher dans des cavités, notamment pics-bois, sittelles et mésanges, de trouver un abri.

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