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Apprendre à enseigner en nature à l’Université du Québec à Trois-Rivières

Des étudiants assis en rond sur des tapis dans une forêt.

Le reportage de Marie-Ève Trudel

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Radio-Canada

Des étudiants au baccalauréat en éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières participent à un type d’enseignement peu commun. Cette session, ils expérimentent plusieurs séances de leur cours Gestion de classe non pas en classe, mais plutôt dehors, beau temps mauvais temps.

Des chercheurs de l’UQTR, qui valorisent l’éducation par la nature, documentent cette expérience dans le contexte d’une recherche scientifique.

On va leur faire vivre différentes situations qui vont créer des déséquilibres... un peu d’instabilité, explique Geneviève Bergeron, professeure au département des sciences de l’éducation à l’UQTR. On veut amener les étudiants à mobiliser leur capacité adaptative. On veut créer quelque chose qui va ressembler à leur contexte réel d’enseignement.

Portrait d'une femme dans un boisé l'automne.

Geneviève Bergeron a décidé de donner des cours à l'extérieur.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Les projets d’éducation par la nature en milieu universitaire sont encore rares au Québec. Les chercheurs évaluent donc le potentiel de cette approche pédagogique, qui facilite, selon eux, des apprentissages orientés vers la collaboration et l’interactivité.

Une professeure debout devant des étudiants assis sur le gazon.

Geneviève Bergeron a commencé à donner des cours à l'extérieur malgré la température pluvieuse.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Dans ces cours, nul besoin d’apporter ni papier ni crayon. Au passage de Radio-Canada, les formateurs proposent plutôt aux étudiants de compléter un exercice avec un œuf en essayant de ne pas le casser.

On n’est pas dans une logique de démontrer, précise Sébastien Rojo, chargé de cours au département de psychoéducation à l’UQTR. En étant dans un contexte authentique, je peux par exemple ressentir et comprendre.

Portrait d'un homme dans un boisé l'automne.

Sébastien Rojo est un des enseignants de l'Université du Québec à Trois-Rivières qui enseigne à l'extérieur.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

On a fait émerger beaucoup d’émotions, raconte l’étudiante Myriam Tschanz. Il faut briser la mentalité qu’on enseigne dans une classe et que c’est juste comme ça.

Les étudiants sont sensibilisés aux enjeux de comparaison sociale et de compétition en milieu scolaire. Les chercheurs espèrent qu’ils conserveront cette sensibilité lorsqu’ils auront à intervenir dans une salle de classe ou en centre jeunesse.

Justine Boisvert se sent, pour sa part, mieux préparée à enseigner à différentes clientèles : On va travailler avec des jeunes en trouble de comportement qui ne peuvent pas être assis sur une chaise pendant huit heures de temps. L’enseignement, c’est tellement plus large qu’entre quatre murs. On peut apprendre dans des contextes différents.

Plusieurs autres étudiants de différents programmes vont suivre une formation similaire au cours de l’année scolaire 2021-2022.

D'après le reportage de Marie-Ève Trudel

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