•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

REM de l’Est : « des questions restent en suspens », selon Valérie Plante

Valérie Plante à la Galerie Blanc, dans le Village.

Valérie Plante juge que le projet du REM de l'Est « va vite ».

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Le lancement de l'appel d'offres de CDPQ Infra pour la réalisation de deux nouvelles branches du Réseau express métropolitain dans l'est de Montréal a pris par surprise la mairesse sortante, mardi.

C'est la presse qui a appris la nouvelle à Valérie Plante lors d'un événement médiatique organisé en fin d'avant-midi dans le Village. Je dois avouer que je trouve ça rapide, ce matin, a-t-elle spontanément réagi.

Car c'est évident qu'en ce moment, il y a beaucoup de questions qui restent en suspens, a-t-elle souligné. Et ce sont des questions qui sont légitimes.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

Mme Plante convient que le projet est absolument nécessaire. Moi, je vais toujours vouloir des projets de transport structurants, a-t-elle assuré.

Mais ces projets-là atterrissent dans des milieux de vie et il faut pouvoir vraiment répondre aux préoccupations de la population, a poursuivi la mairesse sortante et cheffe de Projet Montréal, qui fait campagne ces jours-ci pour obtenir un second mandat. Et là-dessus, ça a été quand même mentionné à plusieurs reprises que la CDPQ doit faire preuve de transparence, ouvrir les livres [et] donner des données.

Sans compter que le comité sur l'intégration du tracé aérien au centre-ville n'a pas encore publié son rapport, et que des organismes demandent l'arrêt des travaux et une analyse plus poussée sur les besoins en transport en commun dans l'est de Montréal.

Par ailleurs, Mme Plante a rappelé mardi qu'il était selon elle très important qu'il y ait des seuils minimaux de contenu québécois et canadien. On doit soutenir nos entreprises, a-t-elle fait valoir.

Coderre veut appuyer sur l'accélérateur

Son adversaire Denis Coderre, pour sa part, a offert un tout autre son de cloche. Il est impératif, selon lui, d’accélérer la réalisation du REM de l'Est.

« C’est un pas de plus vers la réalisation d’un projet nécessaire pour accélérer la croissance économique et désenclaver l’est de la métropole. »

— Une citation de  Denis Coderre, chef d'Ensemble Montréal

Dans une déclaration transmise à Radio-Canada, M. Coderre a fait valoir que les gens de l’Est et du Nord-Est de la ville [devaient] avoir un moyen de transport structurant vers le centre-ville.

Mais il s'est aussi dit d’avis que le REM [devait] être pensé de manière à s’intégrer de façon harmonieuse aux quartiers résidentiels et au centre-ville.

C'est aussi ce que croit Karine Boivin Roy, sa candidate à la mairie de l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, qui a fait savoir qu'une administration d'Ensemble Montréal mettrait en place un comité d’experts indépendants pour étudier divers scénarios d'intégration pour les secteurs d'Hochelaga et de Tétreaultville.

Denis Coderre en point de presse.

Denis Coderre aimerait que le projet du REM de l'Est avance encore plus vite.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Lors du débat organisé la veille par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Valérie Plante et Denis Coderre s'étaient pourtant montrés évasifs sur le tracé aérien du REM – qui, selon les plans de CDPQ Infra, traverserait le centre-ville vers l'est à partir de la rue de Bleury. Il apparaît maintenant que les dés soient jetés.

Le bureau de projet a lancé l'appel d'offres mardi. Un retour en arrière semble de moins en moins probable.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !