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« On a une nation à défendre », dit LeBel au sujet du redécoupage électoral fédéral

Plan rapproché de Sonia LeBel.

Sonia LeBel, ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne au sein du gouvernement de François Legault, au Québec, entend faire valoir la « spécificité » du Québec pour éviter la perte d'un siège dans la carte électorale fédérale. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

La ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne du Québec, Sonia LeBel, trouve « très préoccupant » que Québec perde un siège à la Chambre des communes, en vertu de la nouvelle répartition des sièges proposée par Élections Canada.

En point de presse à Québec mardi, la ministre LeBel a assuré qu'il était très important que ce ne soit pas le cas.

Pour nous, ce n'est pas une simple formule mathématique [...], a fait valoir Sonia LeBel au sujet du redécoupage électoral. Nous sommes la seule province francophone, au Québec, on a un statut particulier, nous avons une nation à défendre.

J'interpelle aussi les députés fédéraux, de tous les partis politiques, qui représentent le Québec à la Chambre des communes, et je m'attends [...] qu'on fasse valoir le besoin du Québec de maintenir sa représentativité.

En vertu de la Constitution canadienne, les circonscriptions sont réexaminées tous les 10 ans après un recensement, afin de refléter les changements dans la population.

Le calcul – rendu public vendredi dernier par le directeur général des élections du Canada, Stéphane Perrault –prévoit que le nombre de sièges à la Chambre des communes passera de 338 à 342, et ce, dès 2024.

L'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique gagneront cinq sièges au total. En revanche, pour la première fois depuis 1966, le Québec perdra un siège.

Au Québec, la Commission de la représentation électorale tient compte du poids démographique, mais pas uniquement, rappelle Sonia LeBel. Et elle cite, en guise d'exemple, le cas des Îles-de-la-Madeleine, qui disposent d'un siège à titre de circonscription d'exception, protégée, afin que leur représentativité soit assurée à l'Assemblée nationale.

Il aurait été idéal qu'au niveau fédéral, la loi soit modifiée pour que le Québec ait une spécificité d'inscrite, plaide Sonia LeBel. Mais les représentations faites en ce sens par Québec auprès d'Ottawa sont restées lettre morte, dit-elle.

À ce stade-ci, tout n'est pas perdu puisque beaucoup d'étapes mèneront à la carte électorale finale en 2024, assure Mme LeBel. Elle promet que le Québec sera présent à toutes les étapes pour faire valoir sa position.

La ministre rappelle par ailleurs que le Québec a trois sièges garantis à la Cour suprême et qu'il en a aussi au Sénat pour avoir un poids important et qui représente beaucoup plus qu'un simple calcul de population.

Alexandre Boulerice, seul député néo-démocrate du Québec, s'est engagé à défendre le poids des Québécoises et des Québécois au sein de notre démocratie. Il promet de se battre bec et ongles pour faire valoir les préoccupations du Québec en la matière.

Avec les informations de La Presse canadienne

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