•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Chronique

Les legs les plus marquants des maires de Québec

Un médaillon de 3 mètres commémore l'inscription de Québec au patrimoine de l'UNESCO depuis 2015 sur le parvis de son hôtel de ville.

Un médaillon de 3 mètres commémore l'inscription de Québec au patrimoine de l'UNESCO depuis 2015 sur le parvis de son hôtel de ville.

Photo : Gracieuseté Pierre Lahoud

Certains maires ont été plus marquants que d’autres à Québec, sans qu’on soit toujours conscient des legs qu'ils ont laissés à la ville. Par exemple, savez-vous quel maire a fait construire les fameux escaliers de fer de la ville? Et lequel a réussi à faire inscrire Québec au patrimoine mondial de l’UNESCO? Découvrez notre liste, commentée par l'historien Réjean Lemoine.

Enfin de l’eau à la maison!

Pouvez-vous imaginer votre maison sans douche ni robinets, et votre rue sans borne-fontaine? Bienvenue à Québec en 1850!

Barrage de l'aqueduc et de son réservoir à Loretteville, vers 1910

Le barrage de l'aqueduc et de son réservoir à Loretteville, vers 1910

Photo : Archives Ville de Québec

C’est au maire Narcisse-Fortunat Belleau (1850-1853) que Québec doit son aqueduc. Et il s’agit sans doute du projet le plus important de la ville au 19e siècle!

Inauguré en 1852, ce premier aqueduc municipal a permis à des milliers de citoyens de cesser de puiser leur eau n'importe où, en plus de fournir une aide plus efficace contre les incendies. Les deux tiers de la ville venaient d’être rasés par le feu, en 1845, ce qui avait convaincu le prédécesseur de Belleau, le maire George O’Kill Stuart, de commencer à préparer le terrain.

Les travaux, supervisés par un ingénieur de Boston, George R. Baldwin, ont duré deux ans. Le dénivelé de 43 mètres entre la prise d’eau de la rivière Lorette et la Haute-Ville permettait à l’eau de circuler par gravité dans une conduite souterraine de 12 kilomètres.

Le tracé de l'aqueduc de Québec, bien visible sur la rue du même nom, dans le quartier Saint-Sauveur.

Le tracé de l'aqueduc de Québec, bien visible sur la rue du même nom, dans le quartier Saint-Sauveur

Photo : Gracieuseté Pierre Lahoud

Tant qu’à creuser des trous plein les rues, le maire Belleau en profita aussi pour installer quelques premières canalisations d’égout. Mais elles se déversaient dans le cap et la rivière Saint-Charles, ce n’était pas encore un honneur pour Québec observe l’historien Réjean Lemoine. Il faudra attendre 1939 et un autre maire, Lucien Borne, pour voir naître un égout collecteur digne de ce nom.


Les escaliers de fer de Québec

L'escalier Casse-Cou tel qu'on pouvait le voir entre 1912 et 1921

L'escalier Casse-Cou tel qu'on pouvait le voir entre 1912 et 1921. Baillairgé l'avait redessiné au 19e siècle.

Photo : Archives Ville de Québec

Selon Réjean Lemoine, Québec a aussi une dette envers le maire François Langelier (1882-1890).

On lui doit en effet la création des escaliers de fer et de fonte de la ville, à partir des plans de l’ingénieur municipal Charles Baillairgé.

« Les escaliers de fer entre la haute et la basse-ville, c’est vraiment un produit signature de la ville. On ne voit ça nulle part ailleurs qu’à Québec. »

— Une citation de  Réjean Lemoine, historien et auteur, « Les maires de Québec depuis 1833 » ( Ville de Québec)

L’escalier Lépine, qui relie les quartiers Saint-Roch et Saint-Jean-Baptiste, inauguré en 1882, sera suivi de plusieurs autres : l’escalier du Faubourg, celui de la rue De Buade et le célèbre escalier Casse-Cou de la côte de la Montagne, refait pour l'occasion.


La naissance d’un réseau de transport structurant

Des gens déambulent sur la rue Saint-Joseph, par une belle journée d'été, avec le tramway qui roule au beau milieu de la rue.

Le tramway sur la rue Saint-Joseph, vers 1910

Photo : Archives Ville de Québec / Tous droits réservés

Le tramway électrique a peut-être connu des ratés avant d’être démantelé, en 1948, mais pendant 50 ans, il aura tout de même permis de faire entrer Québec dans la modernité. Avant l’arrivée du tramway électrique, tout ce qu’on avait, c’est des chars tirés par des chevaux. Ça a complètement transformé la ville constate Réjean Lemoine.

Le maire Simon-Napoléon Parent ( 1894-1906) en avait fait sa priorité. C’est grâce à lui que le tramway électrique entre en service en 1897, un an après l’inauguration du nouvel hôtel de ville, un autre de ses projets phares.

Un tramway circule à travers les voitures anciennes dans les rues de Limoilou par un beau jour d'été. On aperçoit au loin l'église Saint-François-D'Assise et les enseignes de commerçants.

Le tramway à Limoilou, dans les années 1930

Photo : Archives Ville de Québec / Tous droits réservés

Visionnaire, Parent a vu le tramway électrique comme un outil important pour développer de nouveaux secteurs, comme Limoilou ou Montcalm. Le tramway aura aussi contribué à l’économie de la ville en reliant entre elles les artères marchandes et en transportant les ouvriers vers des lieux de travail de plus en plus éloignés.


La création d’un premier grand parc

Le parc Victoria et ses superbes arrangements floraux, entre 1903 et 1906. Une chic clientèle en habits d'époque se prélasse sur le gazon.

Le parc Victoria, entre 1903 et 1906

Photo : BAnQ / Pruneau et Kirouac

On doit aussi à Simon-Napoléon Parent la création du parc Victoria, une promesse faite aux citoyens de Saint-Sauveur après leur annexion à Québec, en 1889.

Le terrain, en bordure de la rivière Saint-Charles et racheté aux Augustines, a été aménagé dans le plus pur style victorien. On y avait planté une centaine de saules, installé une serre chaude et tracé de nombreux sentiers. Le but était d’en faire un véritable poumon vert pour la Basse-Ville.

L'avenue principale du parc Victoria, en 1906, avec ses jeunes arbres, ses bancs et l'un de ses ponts au loin

L'avenue principale du parc Victoria vers 1903

Photo : BAnQ / Pruneau et Kirouac

Inauguré en 1897, le parc a été baptisé en l’honneur de la reine Victoria, qui célébrait le 60e anniversaire de son accession au trône cette année-là.


La municipalisation d’Expo-Québec

Tentes, manèges et foule dense durant une belle journée d'été, en pleine exposition sur la grande place du Colisée durant les années 1950.

Une journée typique sur le site d'Expo, durant l'exposition de 1957.

Photo : Droits réservés, Ville de Québec

En 1912, le maire Olivier-Napoléon Drouin (1910 -1916) décide de faire de la Ville la propriétaire du site de l’Exposition provinciale. Un tournant important, pense l’historien Réjean Lemoine.

« Quand on regarde tous les pavillons qui se sont construits là, jusqu’au centre Vidéotron aujourd’hui, on voit à quel point la municipalisation de l’exposition provinciale a été un choix important à l’époque. »

— Une citation de  Réjean Lemoine, historien
Le Centre Vidéotron et une partie du site d'ExpoCité, vus des airs, au petit matin

Le Centre Vidéotron et une partie du site d'ExpoCité aujourd'hui

Photo : Gracieuseté Pierre Lahoud

Jusque là, le site – devenu ExpoCité aujourd’hui – appartenait à une compagnie privée, et on n’y trouvait que quelques baraques temporaires. Grâce à Drouin, la Ville va développer le terrain et ses activités, et permettre à l’exposition de devenir la grosse affaire à Québec, illustre Lemoine. Plus d’un siècle plus tard, la foire a beau avoir disparu, le site demeure toujours vivant.


La construction du palais Montcalm

Le Palais Montcalm sur une carte postale, après 1932. Un jolie parterre gazonné aujourd'hui disparu se trouve là où se trouve la place D'Youville et sa patinoire aujourd'hui et quelques voitures des années 1930 sont staionnées dans les parages.

Le Palais Montcalm sur une carte postale, après 1932

Photo : Archives Ville de Québec

Le maire Henri-Edgar Lavigueur a été élu maire de Québec à deux reprises (1916-1920/ 1930-1934). Lors de sa réélection, en 1930, le pays est plongé dans une profonde récession économique, alors que Québec compte 5000 chômeurs.

Son entente négociée avec le gouvernement fédéral pour financer de grands travaux publics ( et remettre des chômeurs au travail ) permet de construire le pont Samson, d’ouvrir le boulevard des Capucins et de créer le réservoir d’eau des plaines d’Abraham, près du jardin Jeanne-d’Arc.

Le palais Montcalm et Place D'Youville dans les années 1970

Le Palais Montcalm dans les années 1970

Photo : Archives Ville de Québec

En 1932, Lavigueur en profite aussi pour faire construire, sur le site d’une ancienne halle de marché, le Palais Montcalm. C’est le premier complexe culturel et récréatif de la ville, rappelle Réjean Lemoine.

À l’origine, il comprenait une salle de spectacle de 1379 sièges, une piscine, une salle d’exposition et des locaux destinés aux organismes culturels. La bibliothèque municipale y a aussi logé pendant un temps.


La reconstruction du Colisée

Le Colisée peu de temps après sa construction, quelque part dans les années 1950, devant un stationnement désert et couvert de neige

Le Colisée tout neuf, dans les années 1950

Photo : Archives Ville de Québec

Lors de l’élection du maire Lucien Borne (1938-1953), la ville de Québec est décriée pour la saleté de ses rues et de ses cours d’eau. Elle détient aussi un triste record, celui du taux de mortalité infantile le plus élevé au pays. Borne s’attaque donc en priorité à une réfection des égouts et à la construction de l’incinérateur de la Pointe-aux-Lièvres.

Le colisée en construction. Sa voûte, sans colonnes pour obstruer la vue, a fait le bonheur des spectateurs du temps.

Le colisée en construction. Sa voûte moderne, sans colonnes pour obstruer la vue, a fait le bonheur des spectateurs du temps.

Photo : Archives Ville de Québec

Aux yeux de Réjean Lemoine, c’est cependant la construction du Colisée qui le fait passer à l’histoire, en 1949. L’aréna où jouaient les As de Québec venait de passer au feu. En quelques mois, Borne a réussi à faire reconstruire un édifice encore plus grand et plus moderne pour l’équipe de hockey locale, un miracle digne de la Sainte-Vierge, s’amuse l’historien.


Le retour du Carnaval

Chargement de l’image

Signature du livre d'or et remise des clés de la ville à Bonhomme Carnaval, en 1958

Photo : Archives Ville de Québec

En 1955, le maire Wilfrid Hamel (1953-1965) ramène le Carnaval en ville, de concert avec la communauté d’affaires de Québec. Un vrai coup de maître!

La capitale avait bien organisé quelques carnavals depuis la fin du 19e siècle, mais la grande dépression et les deux guerres mondiales avaient nui à leur présentation régulière. Désormais, l’événement allait pouvoir prendre de l’expansion et faire parler de lui partout dans le monde, avait affirmé Hamel, dans un discours prémonitoire.

Chargement de l’image

Le maire Hamel avec son nouvel ami Bonhomme Carnaval devant l'hôtel de ville, en 1958

Photo : Archives Ville de Québec

On doit aussi au maire Wilfrid Hamel la canalisation de la rivière Lairet, dans Limoilou, et la disparition d’un des méandres de la rivière Saint-Charles au profit d’une section d’autoroute. Les 95 000 mètres de terrain récupérés au sud du parc Victoria ont permis l’ouverture du boulevard Laurentien.


De l’eau propre pour tout le monde

Chargement de l’image

L'usine de traitement d'eau de Québec, en fonction depuis 1967

Photo : Archives Ville de Québec

On associe souvent le maire Gilles Lamontagne (1965-1977) au bétonnage de la colline parlementaire. Dans les faits, la construction du G ou du H au début des années 1970 relevait du provincial, mais le maire Lamontagne a permis à de nombreuses autres tours de béton de pousser dans le secteur, sur René-Lévesque, Honoré-Mercier et Grande Allée.

On lui doit aussi les premiers HLM de la ville. Les 25 immeubles du projet d’habitations à loyers modiques de Saint-Pie-X, dans Maizerets, pouvaient loger 1700 personnes à lui seul.

Chargement de l’image

Le HLM Jacques-Cartier, dans le quartier Saint-Roch

Photo : Archives Ville de Québec

Mais un autre legs important est peut-être aussi resté dans l’ombre, selon Réjean Lemoine.

« Ce qui lui a permis d’être là 12 ans, c’est la construction de l’usine de traitement d’eau, parce que la qualité de l’eau était mauvaise à Québec et que le monde chialait là-dessus depuis 50 ans. Il y avait eu un référendum 20 ans avant, mais le monde ne voulait pas payer pour ça. »

— Une citation de  Réjean Lemoine

L’eau de Québec faisait la honte des services d’hygiène depuis des décennies avec sa couleur jaunâtre, ses particules en suspension et son acidité trop élevée. L’usine a réglé le problème une fois pour toutes, en 1967.


Le bétonnage de la Saint-Charles

Chargement de l’image

Le maire Lamontagne fait visiter le chantier des berges de la Saint-Charles au gouverneur général Michener, en 1971.

Photo : Archives Ville de Québec

En 1962, Gilles Lamontagne s’est aussi penché au chevet de la rivière Saint-Charles, qui ressemblait alors à un déprimant égout à ciel ouvert avec ses rives jonchées d’ordures. À l’époque, il n’était pas rare de voir les enfants ramener des maladies gastriques à la maison après être allés jouer autour.

Chargement de l’image

La Saint-Charles fraîchement bétonnée des années 1970

Photo : Archives Ville de Québec

L’idée d’en faire une rivière-parc était directement inspirée du canal Rideau, à Ottawa. Et tant qu’à l’assainir, on y ajouta aussi un barrage, deux stations de pompage et un égout collecteur. Le bétonnage des berges de la Saint-Charles aura beau être décrié par la suite, il aura permis, pendant un temps, de régler durablement un sérieux problème de santé publique.

L’inscription de Québec au patrimoine mondial

Chargement de l’image

Le maire Jean Pelletier, complice avec le maire de Paris Jacques Chirac, lors d'une rencontre de l'Association internationale des maires francophones, qu'ils ont co-fondée.

Photo : Archives Ville de Québec

Le maire Jean Pelletier (1977-1989) avait à coeur la protection du Vieux-Québec. C’est à lui qu’on doit l’inscription de l’arrondissement historique de Québec au patrimoine mondial de l’UNESCO, en 1985. Une nomination qui va donner un nouvel élan à la vocation touristique de la ville.

« C’est Pelletier qui a poussé pour que Québec soit une ville du patrimoine mondial. C’est vraiment lui qui a travaillé ça parce qu’il était maire en même temps que Chirac était maire de Paris, ils étaient en association. Et c’est par ce biais-là qu’il est allé à l’UNESCO pousser le dossier pour que Québec soit inscrite.  »

— Une citation de  Réjean Lemoine

Le retour des trains

Chargement de l’image

La Gare du palais, vers 1915

Photo : Archives Ville de Québec

Ramener les trains de passagers à la Gare du palais est un autre objectif prioritaire de Jean Pelletier durant les années 1980.

« La gare était abandonnée depuis 10 ans et c’est lui qui a ramené les trains en poussant dans le dos du fédéral. C’est pas pour rien que la Place Jean-Pelletier est en avant de la gare. »

— Une citation de  Réjean Lemoine
Chargement de l’image

La Gare du palais et les édifices de la SAAQ, dans le quartier Saint-Roch

Photo : Gracieuseté Pierre Lahoud

La gare intermodale inaugurée durant l’automne 1985 faisait partie de son plan pour sortir le quartier Saint-Roch du marasme où il s’enfonçait depuis les années 1960, avec la construction du nouveau palais de justice et de l’édifice logeant la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ). Mais il faudra plus encore pour renverser la tendance.


La revitalisation du quartier Saint-Roch

Chargement de l’image

L'immeuble Laliberté a été construit vers la fin des années 1800. Jean-Baptiste Laliberté a fondé Laliberté dans un autre bâtiment en 1867, et a installé son magasin au coin de la rue Saint-Joseph et de la Chapelle vers 1874.

Photo : Radio-Canada

Après les efforts de l’administration Pelletier, c’est Jean-Paul L’Allier (1989-2005), son successeur, qui réussit à mettre un terme au long déclin du quartier Saint-Roch. Le plan d’action qu’il propose, en janvier 1991, vise à relancer l’économie du centre-ville en y ramenant travailleurs, citoyens, artistes et étudiants.

Chargement de l’image

La rue Saint-Joseph dans le quartier Saint-Roch à Québec

Photo : Radio-Canada

Le démantèlement du Mail Saint-Roch, qui a redonné vie à la rue Saint-Joseph, et le retour de plusieurs institutions d’enseignement au centre-ville, sont des exemples éloquents de la transformation du secteur. Sans oublier quelques centaines d’habitations, construites ou recyclées, et la transformation de la côte d’Abraham, au profit de coopératives d’artistes.

Chargement de l’image

Le jardin Jean-Paul-L'Allier aujourd'hui. L'endroit était occupé par un stationnement de gravier à la fin des années 1980.

Photo : Gracieuseté Pierre Lahoud

Des édifices industriels ont aussi été transformés en lofts d’artistes, grâce aux subventions de la Ville. Et l’ancien stationnement délabré situé sous les bretelles de l’autoroute Dufferin est devenu un magnifique jardin public. Un pari sur lequel bien peu de gens auraient misé, il y a 30 ans.


La renaturalisation de la Saint-Charles

Chargement de l’image

Le soleil perce à travers les nuages et la brume aux abords de la rivière Saint-Charles, au Lieu historique national Cartier-Brébeuf.

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Un autre legs à retenir de l’administration L’Allier? La revitalisation de la rivière Saint-Charles. Ce rêve a d’abord été porté par Rivière vivante, un groupe écologiste. Il aura fallu quelques citoyens engagés pour convaincre la Ville d’enlever le béton sur 250 mètres dans le secteur du parc Cartier-Brébeuf, puis dans celui de la marina Saint-Roch, deux initiatives accueillies avec enthousiasme par l’ensemble de la population, en 1997.

Chargement de l’image

Les berges renaturalisées de la rivière Saint-Charles, à vol d'oiseau

Photo : Gracieuseté Pierre Lahoud

La renaturalisation des berges de la Saint-Charles a finalement mené à la création du parc linéaire de 32 kilomètres qui traverse la ville aujourd’hui.

Ce projet a sans doute ouvert la porte à plusieurs projets majeurs d’embellissement par la suite, comme la réalisation du premier segment de la promenade Samuel-De Champlain, en ouvrant la réflexion sur l’importance d’une urbanisation respectueuse de l’environnement à Québec.


Et maintenant?

On manque encore de recul pour commenter le legs du maire Régis Labeaume, en poste de 2007 à 2021, d’autant plus que plusieurs projets importants, comme le tramway, sont encore en développement. Mais selon Réjean Lemoine, le succès éclatant des Fêtes du 400e peut déjà être mis à son crédit.

Chargement de l’image

Le spectacle multimédia « Le moulin à images » de Robert Lepage, lors du 400e de Québec en 2008

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

« Le succès des fêtes du 400e, c’est ça qui l’a mis en selle, il a viré la cabane à l’envers, il a mis tout le monde dehors, pis il est reparti à zéro parce que c’était parti pour être un flop monumental. Ça s’en allait dans le dalot pas à peu près. Ça lui a donné une erre d’aller par la suite. »

— Une citation de  Réjean Lemoine, historien

La Ville y a beaucoup gagné sur le plan de l’image et des retombées touristiques, et l’effet galvanisant pour la population a perduré par la suite, donnant au maire la crédibilité qui lui permettrait de s’attaquer au dossier suivant sur sa liste : la construction d’un nouvel amphithéâtre pour Québec.

Sources:

  • Réjean Lemoine, historien, auteur du livre Les maires de Québec depuis 1833, Ville de Québec
  • Jean-François Caron et Pierre Lahoud, historiens
  • Banque de journaux, BAnQ
  • Archives de la Ville de Québec

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !