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Mobilisation à Cranbrook pour empêcher le déplacement d’une famille de castors

Un castor dans l'eau.

Une famille de castors a élu domicile dans le lac Idlewild, situé dans un parc municipal de Cranbrook, en Colombie-Britannique.

Photo : fournie par Colleen Bailey

Radio-Canada

À la suite d’une mobilisation citoyenne à Cranbrook, la Municipalité reporte à l’an prochain le déplacement d'une famille de castors qui a élu domicile dans le lac d’un parc municipal au printemps.

Le barrage bâti par ces animaux dans le lac Idlewild, dans le parc du même nom situé en bordure de la petite ville, augmente les risques d’inondation en amont, affirme la Municipalité.

Des pièges pour capturer les castors ont été installés récemment, mais, après le lancement d’une pétition qui a recueilli plus de 1000 signatures, Cranbrook a repoussé la capture au printemps prochain.

Selon la pétition, la décision de déplacer les bêtes juste avant le début de l’hiver ne [donnait] pas aux castors suffisamment de temps pour rebâtir un barrage et une hutte et pour stocker assez de nourriture.

L’instigatrice de la pétition, Stephanie Lacey, demande maintenant à la Municipalité de trouver des solutions de rechange au piégeage des castors.

Un habitat inadéquat

Dans une déclaration publiée lundi sur son site Internet, la Ville de Cranbrook indique que le lac Idlewild, qui est un réservoir artificiel, n’est pas un habitat traditionnel et naturel pour les castors, et qu’il constitue une source d’alimentation inadéquate pour eux.

C’est faux, selon Stephanie Lacey.

Les castors sont des animaux très intelligents et ils ne construisent pas de hutte et de barrage dans des endroits où ils ne trouveront pas la nourriture dont ils ont besoin, affirme-t-elle. Il y a énormément d’arbres et de végétation autour d’Idlewild. C’est donc un endroit parfait pour eux.

« J’ai l’impression que c’est plus une question de perte financière liée aux arbres que la Ville a plantés dans le parc pour son embellissement. »

— Une citation de  Stephanie Lacey
Un barrage de castors dans un lac.

Le barrage des castors, dont la construction a commencé au printemps 2021, s'est agrandi tout au long de l'été.

Photo : fournie par Colleen Bailey

D'autres solutions possibles?

La technicienne en sauvetage et réhabilitation d’animaux sauvages Colleen Bailey, qui vit à Cranbrook, qualifie d’insensée la décision de déplacer les castors.

Le propre plan directeur de la Ville de Cranbrook pour ce parc appelle à augmenter la biodiversité, l’écologie et les interactions avec la nature, dit-elle.

Je crois que la Ville n’aime pas les castors parce que la nature est en train de faire ce que fait la nature, ajoute Colleen Bailey. C’est ridicule et presque comique.

Selon elle, le barrage des castors peut effectivement augmenter les risques d’inondation et endommager les arbres plantés, mais il existe des options d'atténuation, comme des niveleurs de bassin qui permettent de faire diminuer le niveau de l’eau en amont d’un barrage.

Colleen Bailey croit que les castors sont une occasion pour Cranbrook de montrer au reste de la province qu’il est possible de coexister avec la faune sauvage.

Avec des informations d’Ashley Kulkarni et d’Yvette Brend

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