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De participante à membre du jury au Prix de la nouvelle, l’histoire de Maryse Andraos

L'autrice Maryse Andraos sourit à la caméra.

L'autrice Maryse Andraos

Photo : Justine Latour

Radio-Canada

À minuit moins cinq, le 31 octobre 2018, Maryse Andraos réunissait tout le courage qu’elle pouvait trouver en elle pour appuyer sur le bouton « envoyer ». La jeune autrice venait de soumettre in extremis, quelques minutes avant la date butoir, un texte au Prix de la nouvelle. Comme dans un scénario hollywoodien, sa nouvelle Sans refuge a remporté la convoitée distinction. Quatre ans plus tard, par un heureux coup du destin, Maryse Andraos se retrouve de l'autre côté, comme jury du prix qui l'a révélée.

« Un moment donné, il faut y aller, il faut plonger. C’est un peu comme jeter une bouteille à la mer. » C’est ce que l’autrice se répétait pour se convaincre de participer au Prix de la nouvelle en 2018. C’est une décision qui s’est prise rapidement. J’avais repêché un vieux texte que j’avais écrit, un texte peu abouti qui abordait un univers adolescent. MeToo [battait son plein]; ça m’a évidemment influencée et j’ai utilisé cette période cruciale de l’actualité pour m’inspirer », raconte-t-elle.

Au-delà du sentiment de l'imposteur

Elle explique ainsi ce qui a failli la dissuader de soumettre son texte : « Si je devais envoyer un livre à un éditeur, il fallait vraiment qu’il soit prêt, que j'en sois fière. Cette manière de penser, cette exigence de perfection m’a beaucoup retardée. J’essayais de sortir du syndrome de l’imposteur, dit-elle. C’est un couteau à double tranchant. Quand on écrit un texte, on doit être dans l’abandon et ne pas trop se juger. Le doute, le fait de se rééditer, de réécrire, c’est aussi important pour que le texte aboutisse, mais parfois, ce doute peut devenir improductif », croit-elle.  

«  La quête de perfection m’a beaucoup nui. En même temps, je suis heureuse d’avoir attendu. C’est le prix de Radio-Canada qui m’a encouragée à terminer mon premier livre et m'a poussée à l’envoyer à mon éditrice. »

— Une citation de  Maryse Andraos

Accepter l'imperfection

S’il fallait que la Maryse Andraos du présent entre en contact avec celle du passé, elle lui dirait ceci :

« Il faut se lancer, accepter qu’un texte peut être imparfait. […] Un moment donné, il faut accepter de mettre une nouvelle au monde avec toutes ses imperfections. Ça ne sera jamais le texte idéal. Je pense que c’est grâce à ça que l’on continue d’écrire. Si je publiais un livre parfait, je n’aurais plus cette envie d’écrire. J’arrêterais de chercher cet idéal. Un peu comme Sisyphe et sa roche. »

Une passion qui se cultive depuis l'enfance

Aujourd’hui membre du jury pour le Prix de la nouvelle 2021, Maryse Andraos insiste pour dire à tous ceux et celles qui hésitent encore à soumettre leur texte au concours de se lancer. La seule exigence selon elle, c’est de cultiver une passion et un amour pour l’écriture, les mots et les histoires.

L’autrice se souvient que déjà à l’enfance, elle gribouillait des textes ici et là, agençaient des feuilles coupées croches pour en faire des carnets, des romans en devenir.

Des feuilles avec des gribouillis, une disquette et une boîte en forme de cœur.

Les carnets d'écriture de l'autrice Maryse Andraos

Photo : Maryse Andraos

« À travers la fiction d’un enfant, on comprend ce qu’il ressentait. Ce n’est pas juste le souvenir d’écriture, c’est que les écrits nous révèlent qui l'on était. Ce sont les meilleures traces, la meilleure mémoire. »

— Une citation de  Maryse Andraos

Vous écrivez des nouvelles? Envoyez-nous vos textes inédits d’ici le 31 octobre 2021!

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