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Une place au Temple de la renommée de Ringuette Canada pour Yvon Brault

Un entraîneur de ringuette s'adresse à ses joueuses.

Yvon Brault a dirigé plusieurs jeunes filles dans l'Association de ringuette de Gatineau.

Photo : Gracieuseté de André Vandal

Il ne connaissait rien à ce sport quand il l’a découvert, il y a près de 25 ans. Pourtant, Yvon Brault, est maintenant membre du Temple de la renommée de Ringuette Canada. 

Le bénévole de longue date a reçu cet honneur dans les derniers jours pour tout le travail effectué pour cette discipline en Outaouais. 

C’est une belle grosse tape dans le dos pour plus de 20 ans d’implication dans la ringuette. Je crois humblement avoir donné beaucoup. J’ai été engagé dans toutes les sphères de la ringuette pour faire connaître ce sport féminin là. Ça été émotif pour moi d’apprendre cette reconnaissance-là je dois dire, mentionne l’homme de 61 ans, visiblement ému. 

Yvon Brault est tombé dans la ringuette un peu par hasard. Il a accompagné sa fille Élodie qui suivait une voisine à un entraînement. Elle est tombée en amour avec la discipline… et son père également. La ringuette n’a plus jamais quitté l’homme, qui a été de toutes les missions pour faire connaître la discipline. 

Des joueuses de ringuette sont réunies au banc pour écouter les directives de leur entraîneur.

Yvon Brault (à l'arrière dans la photo) écoute attentivement l'entraîneur du Fusion de Gatineau pendant un match.

Photo : Gracieuseté de André Vandal / Fusion de Gatineau

J’ai fait partie de ceux qui ont donné beaucoup au sport dans la région. Mais, j’ai vu des centaines de bénévoles s’engager et donner du temps, partout au Canada. Je crois que tellement de gens mériteraient un honneur similaire, lance humblement le bénévole, qui reconnaît du même souffle avoir été persévérant pour faire avancer le sport à Gatineau. 

« J’étais celui qui cognait un peu plus sur le clou pour faire connaître ce sport qui est encore méconnu.  »

— Une citation de  Yvon Brault, membre du Temple de la renommée de Ringuette Canada

Brault a notamment travaillé à la mise en place du sport-études dans la région, sa plus grande fierté, et contribué à la création du Fusion, une formation de la Ligue nationale de ringuette. Il ne cache pas que sa lutte pour une meilleure reconnaissance n’est pas terminée.

Des joueuses de ringuette et leurs entraîneurs prennent une photo sur la patinoire.

Yvon Brault (avant dernier de la première rangée) est entouré des joueuses du Fusion de Gatineau lors d'une photo d'équipe.

Photo : Gracieuseté du Fusion de Gatineau

C’est un sport féminin, en général c’est négligé par le public et les médias. Mais c’est un mystère pour moi parce que ce sont des athlètes complètes aussi investies que les hommes. Certaines disciplines ont l’avantage d’être aux Jeux olympiques. Ça leur donne de la notoriété et de la visibilité. C’est pas le cas de la ringuette, souligne Brault.

Les athlètes ont du talent et méritent de se faire voir partout sur la planète. J’espère qu’on va être plus reconnu dans le futur, s’enflamme Brault sur la question. 

Même si l’heure de la retraite a sonné comme bénévole, l’ancien policier de la GRC ne sera jamais très loin de la ringuette. Je suis toujours un peu derrière, j’écoute ce qui se passe. Mon cœur demeure toujours pour ce sport et les gens qui l’organisent. C’est dur de dire bye et je suis plus là, j’en fais plus, rigole Brault, qui a une nouvelle motivation, formé ses petites-filles.

La plus vieille arrive à 3 ans et demi. Elle patine déjà. J’espère qu’elle aimera les sports de glace et si elle choisit la ringuette, je serai là pour l’accompagner, affirme avec fierté le grand-père. Comme quoi, la passion du sport se transmet toujours. 

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