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Le vaccin contre la grippe offert aux Ontariens un mois plus tard cette année

Christine Elliott devant un micro à un point de presse.

La ministre de la Santé, Christine Elliott, incite les Ontariens à se faire vacciner en grand nombre contre l'influenza.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les aînés de 65 ans et plus peuvent déjà recevoir le vaccin contre l'influenza en pharmacie ou chez leur médecin, mais le reste de la population en Ontario devra attendre au début de novembre pour se faire vacciner, indique la ministre de la Santé, Christine Elliott.

L'an dernier, la campagne de vaccination gratuite contre la grippe avait été lancée pour tous au début d'octobre.

Les autorités provinciales montrent du doigt des retards dans la production des vaccins cette année, en plus de la volonté gouvernementale de prioriser les aînés et les personnes souffrant d'une maladie chronique qui les rend plus vulnérables.

Les résidents des centres de soins de longue durée ont déjà commencé à recevoir le vaccin antigrippal.

Certaines pharmacies ont également offert le vaccin aux moins de 65 ans au cours des derniers jours, contrairement à la ligne directrice provinciale.

La ministre de la Santé, Christine Elliott, indique que son gouvernement investit 89 millions de dollars cette année pour l'achat de 7,6 millions de doses, soit 1,4 million de plus que l'an dernier.

« L'an dernier, le vaccin contre la grippe était très efficace. Nous n'avons eu en Ontario que 25 cas d'influenza confirmés en laboratoire comparativement à des milliers les années précédentes. »

— Une citation de  Christine Elliott, ministre de la Santé

L'an dernier, près de 40 % des Ontariens se sont fait vacciner contre l'influenza, soit environ 10 % de plus que les années précédentes, selon la province.

Les experts notent que le port du masque et les autres restrictions sanitaires liées à la COVID-19 ont aussi contribué à réduire l'incidence de la grippe et des autres maladies respiratoires.

La ministre Elliott incite les Ontariens à se faire vacciner contre la grippe en grand nombre cette année. Elle ajoute que ceux qui n'ont pas déjà eu le vaccin contre la COVID-19 peuvent le recevoir en même temps.

À l'automne, lorsque nous commençons à nous réunir plus souvent à l'intérieur avec la famille et les amis, il est encore plus important de se faire vacciner contre la grippe, en plus de suivre les mesures en matière de santé publique, pour se protéger et protéger son entourage, affirme le chef de la santé publique de l'Ontario, le Dr Kieran Moore.

Wassim Houneini en entrevue sur Internet.

Le pharmacien Wassim Houneini dit que nombre de clients lui demandent déjà quand ils pourront se faire vacciner contre la grippe.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Le pharmacien Wassim Houneini, qui travaille dans deux pharmacies à Hamilton, a vacciné près de 200 aînés contre l'influenza au cours des derniers jours.

« Je ne peux pas dire que nous sommes totalement en retard. On est en retard comparativement à l’an dernier [pour la grippe], mais on était déjà très occupés par la vaccination de la COVID [en pharmacie]. »

— Une citation de  Wassim Houneini, pharmacien

Plus de doses pour les pharmacies

L'an dernier, de nombreuses pharmacies étaient en rupture de stock dès les premières semaines de la campagne de vaccination, sans parler des files d'attente à des succursales qui avaient toujours des doses.

Cette année, les pharmacies doivent recevoir 40 % des doses commandées par la province comparativement à 36 % l'an dernier.

D'après le président de l'Association médicale de l'Ontario, le Dr Adam Kassam, il est particulièrement important cette année de recevoir le vaccin contre la grippe, parce que le déconfinement et l'augmentation des interactions entre Ontariens accentuent le risque d'attraper le virus, note-t-il.

« Nous allons avoir plus de cas d'influenza que l'année dernière à cause de l'augmentation des interactions. Ça pourrait avoir un impact sur le système de santé et les soins offerts. »

— Une citation de  Dr Adam Kassam, président de l'Association médicale de l'Ontario

L'épidémiologiste et professeur à l'Université Ryerson de Toronto, Tim Sly, prévient lui aussi que la saison de la grippe pourrait être problématique cette année.

Si on abaisse les restrictions liées au port du masque, n'importe quelle souche de l'influenza pourra se propager avec peu ou pas de résistance. Nos défenses contre la grippe sont faibles, parce que nous avons acquis peu ou pas d'immunité dans nos contacts quotidiens, souligne-t-il.

De son côté, la Dre Anna Banerji, pédiatre et professeure à l'École de santé publique Dalla Lana de l'Université de Toronto, ne s'inquiète pas outre mesure du lancement retardé de la campagne de vaccination contre la grippe. Elle note que le début de la saison de l'influenza semble au ralenti cette année, si l'on se fie entre autres aux données américaines.

Elle est préoccupée, en revanche, face à la propagation du virus respiratoire syncytial au pays.

Le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses à l'Hôpital général de Toronto, affirme que le plus tôt est le mieux en matière d'immunisation contre l'influenza. Mais on ne voit pas encore de cas d'influenza et, tant qu'il y a assez de doses et que les gens ont le temps de se faire vacciner, ça ne m'inquiète pas, dit-il.

À Toronto, les résidents pourront prendre rendez-vous à partir du 27 octobre pour accéder aux cliniques de vaccination organisées par le bureau local de santé publique.

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