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La police militaire remet les pendules à l’heure dans le dossier d’Art McDonald

Art McDonald prononce un discours.

Art McDonald, l'ancien commandant de la Marine royale canadienne, a été nommé chef d'état-major de la Défense en décembre 2020.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

La décision de ne pas déposer d’accusations contre l’amiral Art McDonald ne signifie pas que l'allégation qui le visait n’était pas fondée, affirme la police militaire dans une déclaration transmise aux médias.

La déclaration du Grand Prévôt des Forces canadiennes a été publiée lundi alors que l’amiral McDonald est en campagne pour retrouver son poste de chef d’état-major de la Défense canadienne.

Les allégations d’inconduite sexuelle contre l’amiral McDonald n’ont pas mené au dépôt d’accusations en raison de preuves insuffisantes, peut-on y lire. Cela ne signifie pas que l'allégation n’était pas fondée.

Selon Statistique Canada, ajoute le Grand Prévôt, une affaire est jugée non fondée s'il a été établi après l'enquête policière que l'infraction ne s'est pas produite et n'a pas été tentée.

L'amiral Art McDonald s’est retiré de ses fonctions en février, quelques semaines à peine après être entré en fonction, après qu’une allégation d'inconduite sexuelle contre lui eut fait surface.

Selon des sources de CBC, l'allégation concernait un événement survenu à bord du NCSM Montréal lors de l'Opération Nanook, en 2010 dans l'Arctique. Art McDonald était alors capitaine de vaisseau.

Après des mois d’enquête, la police militaire a fait savoir début août qu’aucun élément de preuve justifiant le dépôt d'accusations en vertu du Code de discipline militaire ou du Code criminel du Canada n’avait été trouvé.

La lieutenante au cœur de cette allégation, la lieutenante de la Marine Heather Macdonald, a déclaré dans la foulée à Global News qu’elle était bouleversée par la décision de la police militaire.

Des experts ont pour leur part exhorté le gouvernement fédéral à ne pas réintégrer l'amiral à la plus haute fonction dans l'état-major.

Art McDonald n’en a pas moins entrepris une campagne pour retrouver son poste de numéro un des Forces armées canadiennes.

Quelques jours après la décision de la police militaire, ses avocats ont déclaré qu’il devait reprendre son poste puisqu’il a été exonéré par la police militaire.

Puisque c’était sa décision de se retirer, c’est maintenant sa décision – en fait, son obligation – de reprendre ses fonctions, ont-ils fait valoir.

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a cependant rapidement fait avoir qu’Art McDonald demeurait en congé administratif […] jusqu'à nouvel ordre.

Wayne Eyre est conséquemment demeuré chef d'état-major de la Défense par intérim. Il a d'ailleurs été promu peu après du grade de lieutenant-général à celui de général.

La semaine dernière, Art McDonald est toutefois revenu à la charge. Dans une lettre envoyée aux officiers supérieurs, il a plaidé une fois de plus qu’il devait être réintégré dans ses fonctions.

Je suis assez déçu que ma disculpation n'ait pas mené à mon retour au travail, écrivait-il. Sans procédure régulière, il n'y a que des chasses aux sorcières qui ne sont pas propices au changement de culture.

Officiellement, la position de chef d’état-major de la Défense relève du gouvernement, par l’entremise du Bureau du Conseil privé, le ministère du premier ministre.

Ce dernier a déclaré début octobre qu’Art McDonald demeurait suspendu jusqu’à nouvel ordre, le temps que le gouvernement évalue l’ensemble des circonstances avant de déterminer les prochaines étapes.

Avec les informations de Murray Brewster

Avec les informations de CBC

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