•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le campement Marjorie s’agrandit à Regina

Des tentes sur le campement Marjorie à Regina.

Entre 10 et 15 personnes sont redirigées chaque jour dans des hôtels de manière provisoire.

Photo :  Radio-Canada / Raphaële Frigon

Radio-Canada

Le campement Marjorie, dans le parc Core Community, à Regina, s'agrandit et compte désormais 31 tentes, depuis que des sans-abris ont commencé à s’y réfugier au début du mois d'octobre.

Les organisateurs du camp Marjorie, qui voulaient initialement agrandir l’espace, vont se contenter du terrain déjà occupé, que la Ville a clôturé.

Nous parlions d'un agrandissement possible, mais nous allons simplement essayer de le faire fonctionner avec l’espace que nous avons, explique le directeur des communications de Regina Needle Recovery and Community Support, Shylo Stevenson.

Il fait froid. Donc, si nous devons accueillir davantage de personnes dans une tente, la chaleur corporelle fournira une chaleur supplémentaire.

Selon Shylo Stevenson, le campement Marjorie peut conserver sa taille actuelle pour le moment, car des travailleurs du ministère des Services sociaux y sont venus pour aider ses occupants à trouver un logement plus stable.

Ils redirigent quotidiennement de 10 à 15 personnes dans des hôtels, puis ils les mettent dans des endroits sûrs. Cela rend les choses un peu plus gérables, dit-il.

Les personnes âgées ou handicapées, notamment, sont prioritaires.

Au cours du week-end, des rumeurs ont circulé sur Internet, affirmant que le coût de ces séjours temporaires à l'hôtel serait prélevé sur les futures prestations d'aide au revenu, ce qui laisserait aux occupants du campement moins d'argent à dépenser pour le logement le mois prochain. Mais le ministère des Services sociaux assure que ce n'est pas le cas, soulignant que les fonds pour les refuges d'urgence proviennent d'une source différente.

Ces affirmations ne sont pas vraies et contribuent à la désinformation et à l'hésitation alors que nous aidons les personnes vulnérables à obtenir un logement et des allocations, déplore un consultant en communication au ministère, Rikkeal Bohmann, dans un communiqué.

Selon lui, depuis le 12 octobre, le personnel du Ministère a rencontré 45 personnes au campement Marjorie pour les mettre en contact avec des programmes de soutien du revenu et de logement social. Certaines ont ainsi accepté une aide pour être relogées temporairement dans des hôtels ou des refuges.

Toutefois, Shylo Stevenson estime que la réponse du gouvernement reste insuffisante. Il évoque notamment des séjours temporaires à l’hôtel qui prennent fin avant même qu’une solution à plus long terme ne soit trouvée.

L’organisateur du campement réclame davantage de services sociaux, en particulier des services de soutien à la toxicomanie et un soutien en santé mentale. Mais cela ne peut pas se faire hors d'une tente ou à l'extérieur du campement Marjorie, conclut-il.

Avec les informations de Julia Peterson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !