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Les éducatrices en milieu privé réclament de combler l’écart salarial

Un enfant dans une garderie.

Les éducatrices en milieu non subventionné réclament de combler l'écart salarial (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La hausse de salaire pour les éducatrices en CPE a un impact dans le milieu privé.

Le gouvernement du Québec a annoncé la semaine dernière des hausses salariales immédiates dans certains cas de 17 % dans les trois prochaines années.

C’est un gros enjeu. Il y a déjà un écart salarial qui vient de se créer entre les milieux subventionnés et non subventionnés, explique la copropriétaire et directrice générale de la garderie et maternelle privée non-subventionnée Hibouge et Bilingo, Élyse Gagnon-Pelletier.

Elle signale que c’est potentiellement 70 000 places pour les enfants au Québec qui se trouvent dans cette situation problématique.

Les éducatrices pourraient migrer vers les milieux subventionnés. Nous avons besoin de toutes les places comblées pour faire rouler tous nos milieux. Il y a plusieurs places vacantes parce que les parents ne sont pas capables de les payer, indique Élyse Gagnon-Pelletier.

« Il est fini le temps en divisant entre les CPE et celles subventionnées et non subventionnées. Il faut se focaliser sur la qualité des services de garde aux enfants. Il faut payer les éducatrices à leur juste valeur. »

— Une citation de  Élyse Gagnon-Pelletier, copropriétaire et directrice générale de Hibouge et Bilingo

Cette dernière signale qu’une activité de sensibilisation symbolique se déroule, mardi, à Stoke.

Les éducatrices, les parents et les enfants vont participer à une cérémonie.

Les enfants vont offrir un dessin et un ruban sera mis autour du bras et des parents pour symboliser ce lien d'attachement. Certains parents ont peur de perdre leur place, explique Élyse Gagnon-Pelletier.

Elle explique que l’écart salarial existe déjà entre un milieu et un autre.

C’est quelques milliers $ par année, mais certains milieux sont capables de suivre, mais pas tous. On tient nos milieux à bout de bras. La solution est d’agir immédiatement parce que l’écart continue de s’agrandir. En augmentant le crédit d’impôt aux parents, on est capable d'augmenter les revenus des milieux de garde en baissant le montant des parents et en augmentant le salaire des éducatrices, indique Élyse Gagnon Pelletier.

Elle estime que le gouvernement est conscient de la situation.

Il faut continuer à bonifier le réseau pour garder les places disponibles. Les parents ont le droit d’avoir accès à une place en service de garde. Tous les enfants doivent avoir accès à des services de qualité. Tous les acteurs du réseau vont dans la même direction, estime Élyse Gagnon Pelletier.

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