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Un Torontois subit un test de dépistage à la frontière et reçoit les résultats d’un autre

Christopher Seminerio pose pour la caméra devant un mur de briques.

Christopher Seminerio se demande si ses renseignements personnels ont été vus par d'autres, à la suite d'un test de dépistage à la frontière.

Photo : Fournie par Christopher Seminerio

Radio-Canada

Christopher Seminerio se demande si ses renseignements personnels ont été vus par d'autres, après avoir lui-même reçu les résultats du test de dépistage d'un autre individu.

Le Torontois raconte qu'il a dû subir un test de dépistage en août dernier au poste frontalier de Fort Erie (Peace Bridge) après un bref séjour d'affaires à New York, même s'il avait une preuve de vaccination et qu'il avait reçu un résultat négatif à un test PCR moins de 72 h plus tôt.

M. Seminerio s'est alors dirigé vers un terrain de stationnement où la compagnie privée Switch Health était responsable des tests de dépistage. Il doit télécharger l'application de Switch Health et fournir son nom, son adresse, sa date de naissance ainsi que ses numéros de passeport, de carte Santé et de téléphone cellulaire.

Le fédéral indique sur Internet que les voyageurs peuvent être soumis à un test aléatoire à leur arrivée au pays.

Je pense que cet autre test était superflu, dit-il. Surtout, je ne me sentais pas à l'aise de fournir tous ces renseignements personnels.

Quelques jours plus tard en août, le représentant en vente d'une compagnie de haute technologie a ses résultats. Le test est négatif.

Puis, la semaine dernière, il reçoit un courriel de Switch Health qui l'informe que ses résultats sont disponibles. Perplexe, il se branche à l'application de la compagnie et voit les résultats d'une autre personne.

Son compte indique aussi qu'il a passé un autre test, ce qui est faux, et la date de naissance affichée n'est pas la sienne.

« Je me suis demandé à ce moment-là : qui d'autre a reçu mes renseignements personnels? »

— Une citation de  Christopher Seminerio, Torontois

M. Seminerio contacte alors Switch Health qui l'assure que ses renseignements personnels sont protégés. C'est ridicule de prétendre que ce soit le cas, alors que je peux voir les renseignements médicaux d'une autre personne [dans mon compte], proteste-t-il.

Le sous-traitant du fédéral assure prendre la question très au sérieux. Lorsqu'on a été mis au courant de la situation, nous avons pris des mesures correctives immédiatement et nous avons contacté les individus touchés au sujet de cette erreur, affirme le porte-parole de Switch Health, Jordan Paquet.

Ce dernier note que la compagnie a offert avec succès plus de deux millions de tests de dépistage jusqu'à maintenant.

Ni Santé Canada ni l'Agence des services frontaliers du Canada n'ont commenté publiquement le cas de M. Seminerio.

Raison de s'inquiéter?

L'expert en cybersécurité Christopher Parsons, du Citizen Lab de l'Université de Toronto, croit que les Canadiens ont raison d'être préoccupés au sujet de la protection de leurs renseignements personnels face au recours grandissant à des sous-traitants privés.

Il note qu'un malfaiteur pourrait se créer une fausse identité et essayer d'obtenir des cartes de crédit et des prêts à partir de renseignements personnels comme ceux que M. Seminerio a dû fournir. Selon lui, le Canada pourrait suivre l'exemple des États-Unis et être plus exigeant envers les sous-traitants en matière de cybersécurité.

J'espère que le gouvernement va devenir plus proactif et n'attendra pas que de bons Samaritains tirent la sonnette d'alerte, dit-il.

Avec des renseignements fournis par CBC News

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