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L’appel d’offres du plus gros projet de transport collectif du Québec est lancé

Image du futur prolongement du Réseau express métropolitain vers l'est de Montréal.

Image du futur prolongement du Réseau express métropolitain (REM) vers l'est de Montréal.

Photo : Caisse de dépôt et placement du Québec

Le projet du REM de l’Est entreprend mardi une étape cruciale en vue de sa réalisation. CDPQ Infra a publié son appel d’offres pour ce projet de 10 milliards de dollars, le plus important en transport collectif de l’histoire du Québec.

Compte tenu de son envergure, le processus d'approvisionnement mondial devra être divisé en quatre contrats majeurs, selon l’avis au marché publié par la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Un premier contrat sera destiné aux services d’un opérateur en amont et d’exploitation et de maintenance des infrastructures et des éléments d’actif du projet.

Le vice-président aux affaires corporatives, développement et stratégie, Harout Chitilian, évoque à cet égard une innovation. Autrement dit, le concepteur du système d’opération du REM de l’Est sera appelé à en être l’opérateur. Pour la première phase, cette logique n’avait pas été établie.

Un second contrat est prévu pour la fourniture du matériel roulant et des systèmes, un troisième pour la conception et la construction des travaux de génie civil et aérien, et un quatrième pour la conception et la construction du tunnel de 8 kilomètres de la branche Marie Victorin.

Nous croyons qu’il y a assez de kilomètres de tunnel pour en faire un lot spécifique et attirer un joueur international établi qui va s’intéresser uniquement à sa construction, explique M. Chitilian.

Le tunnelier Alice ne pourra pas être utilisé puisque le tunnel sera plus gros et dans un sol différent que celui de la première phase sous l’Aéroport international de Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.

« Une mission fondamentale, c’est de susciter l’intérêt du marché pour ce projet. On espère que plusieurs soumissionnaires voudront se qualifier et soumettre des propositions. Une compétitivité de l’appel d’offres permet un meilleur rapport qualité-prix. »

— Une citation de  Harout Chitilian, vice-président, affaires corporatives, développement et stratégie, CDPQ Infra

La création de 60 000 emplois est prévue pendant les six années de la construction du projet de 32 kilomètres et de 23 stations. La première pelletée de terre devrait avoir lieu au printemps ou à l’été 2023.

Le contenu local sera maximisé

En 2018, l’annonce de la construction des voitures du REM en Inde par Alstom avait choqué bon nombre de Québécois, à commencer par la Coalition avenir Québec, maintenant au pouvoir.

La description indiquée dans l’avis au marché pour le matériel roulant demeure sensiblement la même pour le REM de l’Est, mais rien ne garantit qu’Alstom obtiendra de nouveau le contrat.

Notre engagement pour le contenu local est de le maximiser tout en respectant les traités internationaux et la législation en place, répète Harout Chitilian. Les paramètres quant à comment nous allons atteindre ce seuil maximal seront connus ultérieurement.

Chacun des quatre contrats pourrait avoir des paramètres différents.

Alstom a récemment racheté Bombardier Transport et ses usines. D'après ce que rapportait La Presse canadienne en mars, le fabricant français souhaite maintenant que les contrats de transport en commun au Québec s'accompagnent d’exigences de contenu local.

La facture de 10 milliards de dollars maintenue

Malgré l’augmentation des prix des matériaux et la rareté de la main-d'œuvre, CDPQ Infra maintient sa facture à 10 milliards de dollars. Une actualisation de la valeur de la construction d'ici 2029 sera présentée au printemps avant les consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

L’ajout d’un tunnel de 500 mètres au centre-ville de Montréal risque d’ailleurs de gonfler la facture.

La première phase du REM évaluée à près de 7 milliards de dollars a connu des dépassements de coûts de près de 1,5 milliard, notamment en raison de l’ajout de trois stations au centre-ville.

Mais avant toute chose, une autre question demeure en suspens et soulève des inquiétudes : quelle sera l’apparence de la structure aérienne du REM de l'Est?

La vision architecturale sera présentée à la fin de cette année ou au début de l’an prochain.

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