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L’ancien ministre libéral Amarjeet Sohi élu maire d’Edmonton

Il devient le premier maire issu d’une minorité visible à accéder à ce poste.

Amarjeet Sohi, entouré de sa fille et de son épouse.

Amarjeet Sohi est né dans l’État indien du Pendjab en 1964. Il est arrivé à Edmonton avec ses parents à l’âge de 18 ans.

Photo : CBC

Amarjeet Sohi remplacera Don Iveson à la mairie d’Edmonton. Il a récolté 45,09 % des voix dépouillées contre 25,3 % pour son plus proche concurrent, le conseiller municipal sortant Mike Nickel.

Amarjeet Sohi a remercié sa famille, ses bénévoles, les maires et les conseillers sortants, de même que les autres candidats.

Nous allons continuer de construire une Edmonton accueillante pour tous, a-t-il lancé en répétant son engagement envers la lutte contre le racisme et pour la réconciliation avec les Premières Nations.

En 2017, Don Iveson avait été élu avec 73,6 % des voix. Le taux de participation n’avait été que de 31,5 %.

« Je m’appelle Amarjeet Sohi. Comme chauffeur d’autobus, conseiller municipal et ministre fédéral, j'ai aidé énormément de gens à avancer dans cette ville, mais, ce soir, c’est cette ville qui me transporte. »

— Une citation de  Amarjeet Sohi, maire élu d’Edmonton

Il a aussi tendu la main au gouvernement provincial pour tenter de trouver des solutions à la crise des surdoses.

Amarjeet Sohi est né dans l’État indien du Pendjab en 1964. Il est arrivé à Edmonton avec ses parents à l’âge de 18 ans.

Il avait déjà siégé au conseil municipal d’Edmonton. Il avait tenté de se faire élire comme conseiller une première fois en 2004, mais sans succès. Il a finalement remporté un siège en 2007. En 2015, il avait fait le saut en politique fédérale avec les libéraux de Justin Trudeau.

Amarjeet Sohi avait été élu dans la circonscription d’Edmonton Millwood avant de se faire confier les portefeuilles des Infrastructures, puis des Ressources naturelles.

Lors de la campagne électorale, il a surtout mis de l’avant son expérience et sa capacité de collaborer avec les autres conseillers municipaux et les autres ordres de gouvernement. Il s’est engagé à relancer l’économie de la capitale, notamment du centre-ville. Il a aussi promis de maintenir les augmentations d’impôts fonciers sous le taux d'inflation.

Amarjeet Sohi devient le premier membre d’une minorité visible à accéder au poste de maire d'Edmonton.

Troisième échec pour Mike Nickel

Pour le conseiller municipal sortant Mike Nickel, connu pour son franc-parler et ses valeurs conservatrices, il s’agit d’un troisième échec en trois tentatives pour devenir maire d’Edmonton. Il avait tenté de se faire élire en 1998 et en 2001 avant de finir par faire son entrée au conseil municipal en tant que conseiller en 2004. 

Il a concédé la victoire à Amarjeet Sohi au cours d’un discours devant ses partisans lundi.

Mike Nickel prononce un discours devant ses partisans.

Mike Nickel a concédé la victoire à Amarjeet Sohi.

Photo : CBC

Edmonton fait face à de nombreux problèmes, a-t-il déclaré. Cette campagne a mis ces problèmes en lumière. Aux milliers de personnes qui ont voté pour le statu quo, je vais être honnête en leur disant que des temps difficiles nous attendent.

Il a aussi assumé la responsabilité de sa défaite face à Amarjeet Sohi.

Neuf autres candidats tentaient de devenir le 36e maire de l’histoire d’Edmonton. Les anciens conseillers municipaux Michael Oshry et Kim Krushell sont arrivés loin derrière Amarjeet Sohi. Kim Krushell a recueilli environ 17 % des voix, et Michael Oshry, 6 %.

Pari raté aussi pour la femme d’affaires Cheryll Watson, qui faisait valoir son expérience dans le secteur des nouvelles technologies et de l’entrepreneuriat. Elle a recueilli moins de 3 % des voix exprimées.

La Ville d'Edmonton a choisi de ne pas publier les résultats des deux référendums organisés par le gouvernement provincial sur le retrait du principe de péréquation de la Constitution et l’abolition du changement d’heure.

Les résultats officiels de ces référendums seront publiés pour toute la province le 26 octobre.

Huit femmes au conseil municipal

Certains conseillers municipaux sortants, comme Aaron Paquette et Andrew Knack, ont été facilement réélus. Leurs anciens collègues Bev Esslinger et Tony Caterina ont cependant perdu leur siège au profit de nouveaux venus.

En tout, huit femmes ont été élues.

  • Quartier Anirniq : Erin Rutherford
  • Quartier Déné : Aaron Paquette
  • Quartier Ipiihkoohkanipiaohtsi : Jennifer Rice (très mince avance sur Rhiannon Hoyle)
  • Quartier Karhiio : Keren Tang
  • Quartier Métis : Ashley Salvador
  • Quartier Nakota Isga : Andrew Knack
  • Quartier O-day’min : Anne Stevenson
  • Quartier Papastew : Michael Janz
  • Quartier Pihêsiwin : Tim Cartmell
  • Quartier Sspomitapi : Jo-Anne Wright
  • Quartier Sipiwiyiniwak : Sarah Hamilton
  • Quartier Tastawiyiniwak : Karen Principe

La course dans Ipiihkoohkanipiaohtsi était extrêmement serrée jusqu'au bout. L'avance de Jennifer Rice sur Rhiannon Hoyle n'est que d'une quarantaine de voix.

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